LOSC : les tops de la première partie de saison

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Swen Pförtner/dpa/Icon sport

Auteur d’une entame catastrophique, le LOSC s’est relevé au fil des rencontres après le mois d’octobre, marqué par le parcours historique en Ligue des Champions. La rédaction du 11 Lillois profite de cette trêve hivernale pour passer en revue les satisfactions de la première partie de saison.

Un Jonathan David excellent

Prenant part à tout les rencontres de ce début de saison, Jonathan David n’a pas brillé que par sa santé physique. Pourtant, sa saison commençait sur les mêmes bases que l’année passée. Arrivé dans le Nord en provenance de La Gantoise lors du mercato estivale 2020, le Canadien était resté mué pendant dix longues rencontres, marquées par des maladresses à la finition. Il aura fallu attendre trois mois et un déclic face à Lorient pour que David trouve enfin le chemin de filet et finisse avec treize réalisations en Ligue 1. Cette saison, les supporters lillois ont bien cru revivre un scénario similaire. Après trois rencontres, l’attaquant du LOSC continuait de se montrer fébrile dans le dernier geste, en témoigne son raté à Saint-Etienne qui aurait pu accorder la victoire au sien.

Cette fois-ci, le déclic arrivait beaucoup plus tôt. Face à Montpellier lors de la quatrième journée, le Canadien procurait la victoire au sien en marquant d’un brillant enchaînement. Par la suite, ce dernier présentait des performances dignes de son talent pour mouvoir son compteur but à onze réalisations en championnat, dont trois doublés à Strasbourg, Monaco et contre Marseille. Mué lors des trois premières rencontres de Ligue des Champions, Jonathan David inscrivait trois buts en trois matches, participant au renouveau lillois, qui l’amènera vers les huitièmes de finale. Meilleur buteur de Ligue 1 Uber Eats devant Kylian Mbappé ou encore Gaëtan Laborde, l’attaquant du LOSC a enfin démontré l’étendu de son talent au grand jour.

Le parcours historique en Ligue des Champions

Deux points en trois journées, jamais les amoureux du football européen aurait pu imaginer que le LOSC allait se qualifier pour les huitièmes de finale en terminant premier de son groupe. Souffrant d’une inefficacité déconcertante, le club nordiste n’était pas non plus aidé par le corps arbitral, qui avait refusé un but à Jonathan David alors que le ballon était sortie en touche lors de la première journée face à Wolfsburg (0-0). Trop friable lors des matches aller contre Salzbourg (2-1) et Séville (0-0), le club présidé par Olivier Létang est allé chercher sa qualification lors de matches retour sensationnels.

Les coéquipiers de Jonathan Ikoné ont, tout d’abord, réalisé l’exploit de gagner sur la pelouse de Séville (1-2), mettant fin à une disette de dix-sept matches sans victoire dans la compétition. Vainqueur ensuite de Salzbourg (1-0), pus finissant en beauté à Wolfsbourg (1-3), le LOSC s’est octroyé la première place de son groupe, pour la première fois de son histoire après sept participations. Une histoire qui ne pourra qu’être plus belle si les Dogues parviennent à défaire le champion d’Europe en titre, Chelsea, les 22 février et 16 mars prochains.

La réponse de Jocelyn Gourvennec

L’arrivée de Jocelyn Gourvennec n’a pas représenté un long fleuve tranquille. Le technicien devait passer derrière Christophe Galtier, parti en grande pompe à Nice, et l’échec pointait plutôt le bout de son nez. Pourtant parti sur les chapeaux de roues en offrant le premier Trophée des Champions de l’histoire du LOSC face au Paris Saint-Germain, Gourvennec était pointé comme le principal responsable du début de saison calamiteuse des Dogues en championnat. En témoigne la cuisante défaite quatre buts à zéro face au Nice de Galtier dès la deuxième journée.

LOSC Gourvennec
Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

Ne voulant pas bousculer ses joueurs en prônant une politique d’une identité similaire à celle qui l’avait emmené sur le toit de la France, Jocelyn Gourvennec partait droit dans le mur avec une équipe proche de la zone de relégation. Opérant parfois des choix douteux, Gourvennec arrivait toutefois à redresser l’équipe au fil des rencontres. Après, trois mois de durs labeur, le LOSC trouvait son match déclic en allant gagner sur la pelouse de Séville. Transmettant un état d’esprit de guerrier, l’entraîneur des Dogues faisait même preuve de coup tactique comme face à Wolfsbourg pour aller provoquer la victoire. Une réponse aux critiques magnifié par une équipe retrouvée, et restant sur onze matches sans défaites toute compétitions confondues avant la trêve.

La confirmation de Tiago Djalo avec une charnière retrouvée

Dans le football, il faut saisir la moindre opportunité. Tiago Djalo en est la preuve. Placé dans la rotation de l’effectif l’année passée, le Portugais avait auparavant manifesté des dispositions à réussir à s’imposer dans l’effectif lillois. Si l’international espoir proposait des prestations satisfaisantes en tant que latéral droit, il a complétement explosé quand Jocelyn Gourvennec le plaçait dans l’axe de la défense. Devant pallier l’absence de Sven Botman, Djalo a porté de nombreuses satisfactions.

Impérial au sol comme dans les airs, le défenseur du LOSC ne laissait absolument rien à ses adversaires. Capable de sauvetage miraculeux comme devant Volland, le Portugais se montrait même décisif dans l’autre surface en inscrivant un but contre Angers et en délivrant une passe décisive à Monaco. Retrouvant son couloir droit au retour de Botman, Djalo a initié un retour d’une défense vigoureuse. Une arrière-garde qui a retrouvé sa solidité de l’année passée, malgré s’être fait perforer dans sa chair lors du début de saison.

Emilien PAU

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