Entre une cascade de blessures (Baidoo, Antonio, Aguilar) et des remplaçants jeunes extrêmement sollicités, la défense du RC Lens ne donne pas forcément tous les gages de sérénité avant le quart de finale de Coupe de France à Lyon, jeudi soir.
Des certitudes en moins ?
Longtemps meilleure défense du championnat, le RC Lens reste sur deux matchs marqués par de grossières erreurs défensives. De quoi amener Pierre Sage à sécuriser un peu plus approche son approche en demandant à ses joueurs de prendre un peu moins de risque ? « Non, au contraire, répond-il. On laisse les joueurs dans ce qu’on fait en tant qu’équipe depuis le début de l’année, même si ce sont des joueurs qui ont intégré sur le tard.«
Après Ismaëlo Ganiou à l’automne dernier, suite à la fracture du tibia de Jonathan Gradit, c’est désormais Nidal Celik qui « profite » des blessures de Kyllian Antonio et Samson Baidoo pour enchaîner. En sachant que le Bosnien revient de loin puisqu’il n’avait même pas pris part à la préparation estivale avec le reste du groupe professionnel.
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« Je pense malgré tout qu’il a dû faire 120 ou 130 séances avec l’équipe, relativise l’entraîneur des Sang et Or. Il a donc intégré les principes de jeu, il les vit chaque semaine » Surtout, le défenseur central de 19 ans « a toujours été traité comme un joueur qui postulait pour entrer dans l’équipe et pas comme un joueur qui portait la chasuble de l’équipe adverse« , précise Pierre Sage.
Une approche assumée par Pierre Sage
« On ne raisonne pas du tout comme ça dans la manière de gérer notre effectif. On essaie de respecter l’ensemble des joueurs et de leur donner la perspective de jouer le match qui vient.« Et c’est justement ce qu’il s’est passé pour Nidal Celik face au Paris FC, un match pour lequel sa titularisation ne coulait pourtant pas de source. « Le mettre à Paris, c’était surprendre beaucoup de monde. Je suis très content pour lui qu’il ait relevé ce challenge puisque ça lui a permis d’enchaîner. Et maintenant, on verra si ça continue« .

Les erreurs qu’on a pu faire sur les deux derniers matchs sont, je pense, déconnectées de notre manière de défendre haut.
Pierre Sage, entraîneur du RC Lens.
Ce qui est certain, c’est que Pierre Sage estime que le RC Lens peut continuer à jouer de la même manière, qu’importe les individualités présentes sur le terrain. « Les erreurs qu’on a pu faire sur les deux derniers matchs sont, je pense, déconnectées de notre manière de défendre haut, si ce n’est le troisième but contre Monaco, puisqu’on se gêne (Ganiou et Celik, ndlr). Cela a vraiment posé des problèmes à Monaco et on a aussi beaucoup mis Strasbourg sous pression. ça nous a permis d’être énormément dans leur camp et de ne pas subir ce qu’ils sont capables d’imposer. »
Le plan de jeu sera assurément le même contre l’OL, même s’il faudra surveiller un certain Endrick (et pas que) comme le lait sur le feu. Mais Pierre Sage et le RC Lens sont prêts à prendre le risque pour maximiser leurs propres chances de faire mal à l’adversaire.
Arthur Masuaku une option en défense centrale ? « Je suis quelqu’un qui joue là où le coach me dit de jouer, j’essaie de donner le meilleur. Après ce n’est pas mon poste, même si j’ai déjà dépanné. Même à Besiktas, il me semble que j’avais fait un match là-bas, dans l’axe. Mais si ça doit répondre aux critères du coach et si je dois jouer là dans l’axe, je le ferai et je donnerai le maximum.«
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OL – RC LENS (1/4 de finale de Coupe de France), Jeudi 5 mars à 21h10 au Parc OL
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