Peu inspiré offensivement ces dernières semaines, avec un seul but sur les quatre derniers matches et un danger plus limité depuis le carton contre Metz (6-1), le LOSC doit relancer la machine pour espérer retrouver une dynamique plus stable. Conscient des limites dans le secteur, Bruno Genesio est revenu en détail sur le sujet avant la réception du Paris FC, dimanche soir (20h45).
Une responsabilité collective plutôt qu’individuelle ?
C’est tout le monde. On ne peut pas stigmatiser un seul attaquant (Fernandez-Pardo était évoqué dans la question) ou un seul joueur, parce que les milieux ont aussi le droit de de marquer. À part Hamza (Igamane) qui n’était pas avec nous, tous les autres attaquants étaient là (pendant la trêve). On a pu en parler, travailler, regarder des vidéos sur ce qu’on fait de bien sur toutes les bonnes approches qu’on a et ce qui nous manque pour mieux finir nos actions. On a encore fait ça il y a deux jours, et on va encore insister cet après-midi sur cet aspect-là.
On manque cruellement d’efficacité, dans les deux surfaces. Marquer des buts, on sait que c’est ce qui est le plus difficile dans le football. Il y a des périodes où ça ne veut pas rire, où on est moins efficace, moins adroit, moins juste. Mais il faut aussi savoir, dans ces périodes-là, faire des matches nuls. Et les matches nuls, on les fait si on réduit les erreurs défensives. C’est un ensemble.
Marquer des buts, c’est ce qui nous manque aujourd’hui. Il faut mieux finir nos actions, se créer plus d’occasions nettes par rapport au jeu qu’on fait et, forcément, marquer plus de buts pour concrétiser nos matches en victoire.
Je trouve que notre équipe joue très, très bien : les sorties de balles sont dans l’ensemble très bonnes, nos approches de la surface sont dans l’ensemble très bonnes. Après, marquer des buts, c’est ce qui nous manque aujourd’hui. Il faut mieux finir nos actions, se créer plus d’occasions nettes par rapport au jeu qu’on fait et, forcément, marquer plus de buts pour concrétiser nos matches en victoire. Mais il faut garder la confiance, il y a des gars qui travaillent. Ça viendra.
Des lacunes identifiées
« On manque de prise de risque. Pas seulement dans le dernier geste, mais aussi dans la variété qu’on doit amener dans nos courses, dans notre jeu combiné – notamment dans les petits espaces puisqu’on est souvent face à des blocs plutôt bas, même à Strasbourg. Du coup, c’est difficile de trouver de trouver des solutions. Mais on doit être capable d’avoir plus de spontanéité, de faire davantage de courses. Même s’il y a peu d’espace, il y a toujours la petite profondeur pour faire des courses, soit pour être servi, soit pour libérer d’autres espaces.

On doit aussi faire preuve de davantage de courage pour aller devant le but, pour mettre la tête là où d’autres n’ont pas envie de mettre le pied. C’est aussi un petit peu ce qui nous manque, et on l’a vu une ou deux fois à Strasbourg. C’est un ensemble de toutes ces choses-là qui font qu’on n’est pas suffisamment efficace devant le but, mais on l’a été avant. Il y a aussi des périodes parfois où ça veut moins, par exemple à Belgrade où Olivier fait ce qu’il faut, met une tête extraordinaire et le gardien fait un arrêt extraordinaire. Il faut les provoquer davantage. »
Olivier Giroud, le symbole ?
« Je n’attends pas plus (de lui). Olivier a fait un super début de saison. Il a été très bon. Il s’est entraîné énormément et s’entraîne toujours énormément. Parfois, on veut le freiner mais lui-même ne veut pas. Je pense que il y a aussi, peut-être et c’est normal, un petit contre-coup de cette préparation et de ce début de saison. Et puis il est aussi dépendant de l’équipe. Je trouve qu’on est dominateur, mais on est beaucoup moins performant dans les 30 derniers mètres dans nos approches, dans la façon dont on amène le ballon devant le but, dans la surface de réparation et dans les situations qu’on se crée.
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On touche énormément de ballons dans la surface, mais pas forcément dans de bonnes conditions. Olivier est aussi dépendant de ça. Même si c’est un grand buteur, il faut avoir des occasions. Plus on a des occasions nettes et plus on a de chances de marquer, c’est une lapalissade. Mais ce que je peux vous dire, c’est que c’est agréable d’avoir un joueur comme ça dans le groupe. De par l’exemple qu’il donne à tout le monde, aux jeunes et aux moins jeunes, dans son engagement tous les jours à l’entraînement, dans tout ce qu’il fait. Dans ce domaine-là, on a un exemple avec Olivier. »
Source : LOSC
Crédits photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport
