VAFC : un groupe plus concerné, plus efficace

Cuffaut Diliberto Picouleau VAFC
Maxime Le Pihif/FEP/Icon Sport

Très limité la saison passée dès qu’il s’agissait de modifier son onze de départ, le VAFC a trouvé un meilleur équilibre depuis le mois d’août. Malgré plusieurs absences sur les dernières rencontres, VA n’a pas sombré, au contraire.

Pas de onze-type fixe

Samedi face à Sochaux, deux cadres de l’effectif manquaient à l’appel : Julien Masson et Mathieu Debuchy. Le premier, victime d’une grosse entorse de la cheville, ne rejouera d’ailleurs pas tout de suite avec le VAFC. Malgré ces deux absences de taille, le VAFC a lutté avec ses armes et l’a emporté contre les Lionceaux (2-1). Un résultat que VA doit en partie à des joueurs au temps de jeu un peu plus faible, comme Noah Diliberto. Avec 165 minutes au compteur avant de recevoir Sochaux, le milieu de terrain n’est clairement pas le joueur avec le plus de rythme cette saison. Cela ne l’a pas empêché d’être le héros du soir grâce à son ballon piqué parfaitement placé.

Cette capacité à garder un groupe concerné, que ce soit les titulaires habituels mais aussi les remplaçants est une véritable force impulsée par Nicolas Rabuel et son staff. La saison passée, à chaque fois que le VAFC a dû chambouler son onze de départ, le prix s’est payé cash. Lors de la réception d’Amiens notamment, privé de Kaba, Masson et Lecoeuche, VA s’était incliné deux buts à zéro sans vraiment proposer d’opposition. Et même si Valenciennes est concerné par les blessures cette saison, les remplaçants ont leur mot à dire.

Un turnover essentiel

Même s’il était heureux pour Noah Diliberto, Nicolas Rabuel a rappelé toute l’importance d’avoir un groupe concerné. « Aujourd’hui, il a du temps de jeu, il joue, et il faut que ce soit un cycle continu pour tout le monde. Peut-être que dans quelques semaines il jouera moins, qu’un autre prendra le relais. Il y aura toujours un noyau dur, mais ce noyau peut changer. Pour que la marmite bouille correctement, il faut que tout le monde soit dedans. Je tiens beaucoup à ça. C’est l’humain avant tout », a longuement détaillé l’entraîneur valenciennois.

Cette notion d’humain, peut-être pas assez mise en avant la saison passée, semble être un moteur du VAFC, bien mieux parti cette saison en championnat. La concurrence mise en place à chaque poste, notamment grâce à des joueurs polyvalents (Cuffaut, Noubissi, Boutoutaou, Innocenti, Hamache…) permet à tout un groupe de se battre chaque semaine à l’entraînement, et surtout le week-end sur le terrain. Une carte supplémentaire dans les mains de Nicolas Rabuel, qui mène jusque-là sa barque avec brio.

Arthur LASSERON

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