VAFC : le coup de poker manqué de Nicolas Rabuel

Rabuel VAFC
Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Outsider sur la pelouse du Stade Saint-Symphorien ce samedi, le VAFC a tenté un grand coup de poker au moment de démarrer la rencontre. En changeant deux joueurs par rapport à la composition annoncée sur la feuille de match, Nicolas Rabuel a voulu surprendre son homologue messin. Une tentative osée et assez rare dans le monde professionnel.

Aveu de faiblesse ou tentative de déstabilisation ? Nicolas Rabuel a surpris son monde, samedi dernier à Metz. Alors que la feuille de match annonçait la titularisation d’Aymen Boutoutaou et de Mathis Picouleau, pour un alignement de départ prévu en 4-2-3-1, le VAFC a finalement fait volte-face en lançant Julien Masson et Mattéo Rabuel à la place des deux joueurs cités précédemment. En démarrant avec une défense à trois, l’entraîneur valenciennois a tenté un grand coup de poker face à la formation de Laszlo Boloni. Sans grand succès, puisque VA s’est incliné deux buts à zéro en Moselle.

« C’était un coup de bluff »

En conférence de presse, après la première défaite de la saison, Nicolas Rabuel avouait que « c‘était un coup de bluff. Si on regarde le résultat, c’est plutôt manqué.« .Avec cette base de trois défenseurs, l’idée du coach nordiste était d’avoir un bloc plus haut, capable d’enclencher le pressing plus tôt grâce à ses deux attaquants, Ugo Bonnet et Ilyès Hamache. Un coup tactique loupé, puisque dès le quart d’heure de jeu, les Messins trouvaient la faille suite à un long ballon mal renvoyé par la défense.

Les joueurs, quant à eux, étaient bien au courant de ce que préparait le staff valenciennois. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. « Toute la semaine on savait qu’on allait jouer comme ça. On avait préparé le cheminement pour poser des problèmes aux Messins, mais ils se sont vite adaptés à notre système, reconnaissait Eric Vandenabeele, titulaire pour la deuxième semaine de suite. C’est ce qui nous a mis en difficulté, on voulait aller les chercher haut mais ce n’était pas vraiment bon pour les pistons, ça faisait de trop grandes courses. On n’a pas pu mettre en place ce qu’on voulait faire. »

Une maîtrise encore trop brouillonne

Dans cette volonté de Nicolas Rabuel de maîtriser plusieurs systèmes, un problème se pose. En jouant une demi-heure à quatre derrière en fin de rencontre, le VAFC a été bien plus dangereux que durant la première heure de jeu, avec trois défenseurs centraux. Tous les dispositifs ne sont pas encore pleinement maîtrisés par les joueurs, ce qui ne pose pas vraiment de souci à Joffrey Cuffaut, persuadé que VA est sur le bon chemin. « Je pense qu’on doit continuer dans cette voie, à proposer plusieurs choses à l’adversaire et leur poser des problèmes sur l’ensemble du match. »

Et comme Nicolas Rabuel le faisait remarquer dès le début de sa conférence de presse à Metz, le VAFC ne sait pas encore jouer pendant 90 minutes avec la même intensité. La deuxième partie du mois d’août servira ainsi de base à VA pour la suite de sa saison dans l’apprivoisement de ces systèmes de jeu.

Arthur LASSERON

Un commentaire

Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *