VAFC : le conseil de classe de la phase aller 2022/2023

Berthomier VAFC
Arthur Lasseron / Le 11 HDF

Alors que tout partait bien pour cette saison du renouveau au VAFC, les performances réalisées depuis trois mois laissent planer le doute sur la capacité des Nordistes à réellement exister dans ce championnat. Tout n’est pas à jeter bien sûr, mais beaucoup de cases vont devoir être cochées en deuxième partie de saison pour obtenir un maintien tranquille.

Le meilleur joueur

Qui d’autre que lui ? Même s’il ne fait déjà plus partie de l’effectif valenciennois, Gautier Larsonneur a été l’artisan principal du très bon début de saison de VA. Huit « clean-sheets » en dix-neuf rencontres de championnat, une moyenne à 81% d’arrêts, un total de 60 parades réalisées, le gardien de but a parfaitement relancé sa carrière lors de ces six mois dans le Nord. Pourtant la méfiance était de mise après le départ de Lucas Chevalier, désormais gardien titulaire du LOSC. Gautier Larsonneur, qui fait maintenant le bonheur de Saint-Etienne, a parfaitement répondu présent.

La déception

Blessé sur l’intégralité de la deuxième partie de saison l’an dernier, Florian Martin était attendu presque comme un renfort estival. Titularisé à seulement deux reprises en tout début de saison en championnat, puis deux fois en coupe de France, le milieu offensif ne compte que 369 minutes de jeu depuis août dernier. Malheureusement, l’ancien joueur de Niort, Sochaux et du Paris FC n’est à nouveau pas épargné par les blessures. Le calvaire continue pour Florian Martin, qui à 32 ans peine à revenir à 100% physiquement.

La belle surprise

Avec moins de 800 minutes de jeu disputées la saison dernière, Noah Diliberto était clairement un joueur de sortie de banc sous les ordres de Christophe Delmotte. Avec Nicolas Rabuel aux manettes, le milieu de terrain a su prendre sa chance quand il le fallait. En profitant des blessures de Julien Masson et Mohamed Kaba, Noah Diliberto s’est tout de suite mis en avant, en inscrivant deux buts en deux journées, contre Sochaux et le Paris FC. Depuis, il n’est sorti qu’une seule fois du onze de départ. Un retour pas vraiment attendu, mais qui a fait beaucoup de bien au VAFC.

La recrue

Arrivé en toute fin de mercato estival, Jason Berthomier a vite fait l’unanimité au club. Homme fort du Clermont Foot 63 ces dernières années, le meneur de jeu arrive dans le Nord avec toute son expérience du haut niveau. Très vite, l’installation dans le onze-type se fait. Et même si offensivement, Valenciennes n’est pas en grande réussite en ce moment, Jason Berthomier aiguille parfaitement le jeu par sa vision et sa qualité de passe, sous pression ou non.

Le meilleur match

Battu à Pau avant la trêve, le VAFC se devait de réagir. Quoi de mieux que la réception du leader de l’époque, le FC Sochaux-Montbéliard pour se remettre sur de bons rails. Dans une rencontre accrochée de bout en bout, les Valenciennois vont tirer leur épingle du jeu grâce à un but spécial Mont-Houy. Ouverture magnifique de Kaba pour la finition parfaite de Diliberto, le Hainaut explose. Victoire deux buts à un, Valenciennes fait tomber le leader, tous les espoirs étaient alors permis.

Le pire match

Quel autre mot que la honte. Pour son dernier match de championnat avant la Coupe du Monde au Qatar, Valenciennes se rendait à Laval. A 11 contre 9 au bout de 34 minutes de jeu, tout le monde pense alors que le VAFC va dérouler et s’imposer tranquillement. Tout faux. sur une erreur de concentration, VA encaisse un but en contre, malgré un avantage numérique conséquent. Tout le deuxième acte, les Rouge et Blanc courent après le score. Le scénario d’un exploit se confirme, Laval jubile et savoure, Valenciennes se ridiculise.

La moyenne générale : 6/10

Pourtant, tout partait bien pour le VAFC. Cinquième après douze journées, les espoirs de voir le VAFC enfin tutoyer les sommets de Ligue 2 étaient plus que légitimes. Depuis, les Valenciennois restent sur une série de sept matches sans victoires (4 nuls, 3 défaites), qui a eu pour effet de faire rentrer VA dans les rangs. Désormais onzième, à huit points de la deuxième place, Valenciennes doit désormais regarder derrière, puisque le premier relégable, Rodez, n’est qu’à six longueurs de la troupe de Nicolas Rabuel.

Arthur Lasseron

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