VAFC : comment expliquer cette honteuse défaite ?

Rabuel VAFC
Eddy Lemaistre/FEP/Icon Sport

A onze contre neuf pendant une heure, un très grand nombre d’équipes aurait pris les trois points, le VAFC nage lui à contre-courant. Honteux, proche de la faute professionnelle, VA s’est ridiculisé devant la France entière. Tentative d’explication d’une soirée lunaire.

1- Des signaux dans la semaine

Nicolas Rabuel en parlait, cette défaite à Laval n’est pas totalement due à un manque de réalisme offensif. « Il y a eu des prémices dans la semaine d’entraînement », déclarait humblement l’entraîneur du VAFC après la défaite honteuse de son équipe à Laval, samedi dernier. Alors qu’il voulait à tout prix lutter contre le moindre relâchement, Nicolas Rabuel n’a rien pu faire contre le manque de créativité de son équipe, qui n’arrivait à rien en Mayenne. Valenciennes, certes bien parti depuis le début de la saison, peut-il se permettre un tel relâchement ? Cette équipe aurait-elle pris le Stade Lavallois à la légère ? Tant que de questions légitimes que de nombreux supporters se posent, passée la frustration de cette contre-performance.

2- Une attaque affligeante

Dix-septième attaque du championnat, le VAFC a fait preuve d’énormément de faiblesse face à Laval, loin d’être la meilleure défense de Ligue 2. Alors qu’aucun attaquant n’a marqué le moindre but en championnat depuis plus de deux mois, Valenciennes a une nouvelle fois péché devant le but. Mais pire que ça, jamais les Nordistes ne se sont procurés de franche occasion de but sur la pelouse de Francis-Le-Basser. Que ce soit par Ugo Bonnet, Ilyès Hamache, Aeron Zinga, ou d’autres encore, les Rouge et Blanc n’ont jamais été en mesure d’inquiéter le gardien remplaçant des Tango, Maxime Hautbois, assez tranquille malgré deux coéquipiers en moins sur le pelouse.

3- Que fait le banc des remplaçants ?

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. Nicolas Rabuel a, dès l’heure de jeu, fait entrer le maximum de force offensive possible. En première vague, Noubissi, Martin et Ayité ont fait leur entrer, sans vraiment faire basculer cette rencontre. Puis avec l’entrée de Zinga à la 67e minute de jeu, VA a tenté de passer par les airs pour aller chercher son égalisation, là aussi sans succès. Depuis le début de la saison, jamais le banc n’a vraiment changé le cours d’un match, que ce soit en Ligue 2 ou en Coupe de France. Un gros point négatif qu’il faudra vite régler après la trêve si VA veut vivre le plus longtemps possible dans la première partie de tableau.

4- Relâchement avant la trêve, épisode 2

Comme lors de la précédente trêve internationale, le VAFC a décompressé trop tôt. Vaincu à Pau, face à une équipe paloise pas forcément meilleure mais simplement plus désireuse, plus énergique, plus tout, Valenciennes s’était incliné avant d’observer une pause de deux semaines. Le même tour (en pire) est arrivé aux Nordistes à Laval cette fois, face à une équipe hiérarchiquement inférieure au VAFC. Des trous d’air peuvent arriver dans une saison, c’est un comportement humain, mais ceux-ci sont la preuve que le groupe a encore beaucoup à apprendre s’il veut durablement s’installer dans le haut de tableau.

Arthur Lasseron

3 Commentaires

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  1. le football n’est pas une science éxacte. rien n’est acquis d’avance et cette leçon de réalisme de l’adversaire se termine par une défaite.

  2. Pas de milieu le Vafc c ‘est Masson et Kaba depuis leur blessure plus rien.
    Ils tiennent la baraque à eux 2. Le reste n ‘a pas le niveau ou est en pré-retraite à VA.
    C’est triste. Après on a pas d’argent pour monter une équipe donc faut pas rêver .

  3. Cette équipe manque de caractère depuis des années, après aucune excuse ne peut expliquer une telle prestation. On aurait perdu 2 voire 3-0 c’était pareil. On a quasi jamais mis le pied dans la surface adverse. Zinga est catastrophique depuis des semaines, Martin sert à rien, Boutoutaou rentre plus jamais, Berthomier se fait sortir alors qu’il était le moins mauvais de tous.. J’attends plus rien de cette équipe cette saison, à part un pénible maintien, puisque c’est ce qu’elle est vouée à chaque saison, qui finalement ressemble toujours à la précédente… Parait qu’Eddy Zdyech est un dictateur, très franchement j’espère qu’il sanctionnera sévèrement ses joueurs financièrement et aussi sportivement, car ce scénario n’a juste jamais existé dans l’histoire du foot mondial !!!!

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