Titi Buengo : « On a gagné le match dès l’instant où on a ouvert le score »

Difficile vainqueur de l’équipe réserve de l’AC Amiens (1-0), l’US Camon a fait preuve d’une redoutable efficacité, aux antipodes des joueurs de Benoît Sturbois. A trois journées du terme du championnat, Titi Buengo et ses joueurs gardent leur destin en mains pour une montée en Régional 1. Découvrez l’analyse de l’entraîneur camonois sur la rencontre face à l’AC Amiens (b).

Titi, pensez-vous que ces trois points obtenus face à l’AC Amiens (b) sont un petit peu miraculeux?

Miraculeux, oui et non dans le sens où on a quand même fait ce qu’il fallait pour prendre les trois points. Dans le football, le plus dur est d’ouvrir la marque et on l’a fait d’une très belle manière en procédant en contre à la sortie d’un corner. On a bien joué le coup et puis on est parti faire mal à l’adversaire. Ils étaient sur leur temps fort et souvent quand on ne tue pas l’adversaire, on est moins concentré sur le repli défensif. On a su exploiter cela et ensuite on s’est accroché pour maintenir ce résultat.

Le résumé complet de la victoire de l’US Camon face à l’AC Amiens (b)

Et cette efficacité, à la fois offensive et défensive, faisait défaut à votre équipe sur de nombreuses rencontres. Vous ne pouviez pas faire mieux aujourd’hui…

Oui, on ne pouvait pas faire mieux alors qu’il y avait des opportunités. On était souvent brouillon lors de nos matches : il nous manquait la dernière passe, de la patience. Pour moi, on a gagné le match dès l’instant où on a ouvert le score. Ensuite, cela devenait difficile mais l’AC Amiens (b) a énormément vendangé alors qu’il y avait des situations pour que le score ne reste pas à 1-0.

Il y avait beaucoup de solidarité lors de cette rencontre difficile pour votre défense qui a été mise à rude épreuve, ce dimanche…

C’est un match que l’on avait préparé consciencieusement. On avait eu une mauvaise déconvenue le week-end dernier à Outreau et aujourd’hui, cela nous sourit. Tant mieux. On en avait besoin et il fallait que l’on relance la machine car on était resté sur quelques matches où on ne prenait pas beaucoup de points. Cette victoire nous permet de remporter le derby et surtout d’avancer.

Ce derby, il fallait obligatoirement bien le négocier face à l’AC Amiens (b) qui restait sur une très belle série de trois succès de rang et avec la menace des poursuivants comme Chaumont…

Oui, bien sûr. Si on est à cette place au classement, c’est qu’il y a une équipe à Camon, des joueurs. On n’a rien volé et cela nous arrive aussi de mettre des gros scores à certaines équipes. Concernant l’AC Amiens, l’équipe réserve dépend beaucoup de l’équipe première. Souvent, elle est alimentée par l’équipe première donc il n’y a pas photo quand certains joueurs descendent. On sent tout de suite le niveau technique, l’intelligence tactique, c’est très différent. Aujourd’hui, il n’y a pas eu de descente. Benoît Sturbois a fait avec les joueurs qu’il avait à disposition. On a su profiter de cela. Il fallait se relever après Outreau, proposer quelque chose de costaud à domicile. Il fallait aussi éviter le faux-pas car un match opposait les Portugais d’Amiens à Chaumont. Tant que l’on gagne, on aura notre destin entre les mains. Le résultat, peu importe.

L’AC Amiens (b) repris par ses démons à Camon

A la suite du lourd revers face à Outreau, comment avez-vous réagi avec vos joueurs ?

On a abordé tranquillement la semaine d’entraînement, sans pression. On ne peut pas avoir de pression à ce niveau-là. Moi qui suis entraîneur, je la vois différemment la pression parce qu’un match ne reste qu’un match. Le match ne se joue pas avant, ni après, mais pendant. Aujourd’hui, on l’a joué ainsi. On a préparé notre semaine comme on le faisait d’habitude et après, c’est du management. Il faut positionner les meilleurs joueurs au bon endroit pour faire la meilleure composition possible, par rapport à ce que l’on pense. Parfois on se trompe et hier, cela nous a sourit.

Cette victoire peut-elle être le tremplin vers une accession finale en Régional 1 avec les trois dernières échéances à venir ?

C’est clairement ce qu’il nous fallait. Il fallait être dans le combat, être attentifs. Il fallait être en action et ce match nous a permis d’avoir cette analyse. On a été conquérant, chacun s’est battu pour le collectif. Surtout, le positif est que l’on a marqué en première période et on a tenu le score. Les joueurs étaient concernés et puis on sait où on veut aller, donc on se donne les moyens.

Tous propos recueillis par Jean-Baptiste PLOYART

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