Titi Buengo : « On a fait le plus dur »

Victorieux de l’US Breteuil ce dimanche (4-1), l’US Camon entrevoit une montée en Régional 1 à l’aube de la dernière semaine de compétition. Pour l’officialiser, il faudra obligatoirement s’imposer contre Montataire, lanterne rouge. Découvrez l’analyse complète de Titi Buengo à la suite de la quinzième victoire de la saison pour l’US Camon.

Titi, le score reste flatteur pour votre équipe mais la seconde période n’a pas été intégralement maîtrisée  par vos joueurs…

On s’est fait peur parce que l’on a joué contre une bonne équipe qui joue son maintien. Breteuil avait gagné contre Beauvais, là où la semaine dernière on avait laissé des plumes. Et on sait très bien que, durant les matches, on a des temps forts et des temps faibles. Quand on a de mauvais passages, on relance l’adversaire et c’est ça qui est dommageable. Ensuite, on savait qu’à domicile, il fallait absolument gagner et faire le dos rond sur les temps forts de l’adversaire pour leur faire mal derrière. On s’est rendu le match facile dès l’instant où l’on a concrétisé nos actions parce qu’on en a raté encore, comme la semaine dernière à Beauvais. Aujourd’hui, c’était un match très important et il fallait ne pas le perdre car de l’autre côté, on savait que Chaumont allait faire ce qu’il fallait à domicile. Nous, on avait notre destin entre les mains et on l’a toujours, tant mieux. On espère clôturer la saison la semaine prochaine sur une bonne victoire.

Le résumé complet de la rencontre contre Breteuil

Même si vous avez été mis en difficulté, vous avez éviter de sombrer, contrairement à la semaine dernière contre Beauvais (3-1)…

C’est clair qu’on a mieux géré par rapport à la semaine dernière. Matis (Fournier) et Corentin (Nagy) étaient alors absents et ce sont des pièces maîtresses dans notre jeu. On le voit quand ils ne sont pas là : on perd déjà dans la qualité mais aussi dans leur jeune expérience dans le jeu. Et aujourd’hui, on voit le gros boulot qu’ils ont fait derrière. C’est cette complémentarité d’individualités qui est de bon augure pour la suite. On a bien géré les temps forts de l’adversaire alors qu’on aurait pu paniquer, faire n’importe quoi. On a fait une erreur où on a été un peu trop généreux à mon goût dans la zone défensive, là où on concède le but. À part ça, on a quand même bien su gérer le match.

Matis Fournier : « On n’obtient rien sans le travail »

À la mi-temps, alors que vous menez de deux buts, vous prenez la décision de remplacer deux de vos attaquants. Pourquoi ?

Je voyais mes joueurs plonger. J’ai sorti deux de mes joueurs, dont un au milieu de terrain qui avait tout donné et faisant le ramadan, je voulais mettre un peu de sang neuf. Sur le côté, je voulais mettre de la vitesse. Eliot (Goyet) avait fait un bon travail en première mi-temps mais il manquait de percussion. Et c’est à ce moment-là que j’ai décidé de mettre Clément (Pechin) et Mohamed (Ramla) en deuxième mi-temps. Clément pour garder les ballons, orienter, distribuer, et Mohamed pour la percussion. Je ne voulais pas attendre de voir le score évoluer. Je voulais que l’on ait du sang neuf et que l’on aille étouffer l’adversaire.

La saison se jouera donc jusqu’au dernier match, contre Montataire, lanterne rouge qui n’a plus rien à jouer lors de cette fin de saison…

Je ne dirais pas que c’est un match piège. Si on joue comme on sait jouer, il n’y aura pas de problèmes parce que dans tous les compartiments du jeu, on est meilleurs. Il me faudrait dix absents pour que vraiment, il y ait un gros problème. Sinon, je ne pense pas. Aujourd’hui, on a fait le plus dur. Le plus dur, ce n’est pas le dernier match. Le dernier match, c’est juste l’aboutissement d’une saison qu’il faudra bien travailler dans la semaine, et bien rester concentrés.

La montée se précise pour l’US Camon, est-ce que vous avez déjà la tête à l’intersaison, aux possibles recrues ?

Je pense déjà à la saison prochaine, et j’y pensais déjà avant les derniers matches de cette saison. On commençait déjà à se projeter un peu par rapport à ça, car il faut anticiper. J’ai un chantier et il y aura des aménagements à faire, des joueurs à ramener, des postes clés où il faudra recruter.

Propos recueillis par Jean-Baptiste PLOYART

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