Titi Buengo (Camon) : « Une opportunité de nous remettre dans les clous »

Après un début de saison décevant, l’US Camon semblait avoir trouvé davantage de consistance avant la trêve hivernale. Revenu à trois de l’ESC Longueau, au pied du podium et son adversaire du week-end, la troupe de Titi Buengo veut l’emporter pour recoller au bon wagon. Entretien.

Comment abordez-vous cette deuxième partie de saison qui démarre par un derby contre Longueau ?

On va juste se concentrer sur ce match dans un premier temps, parce qu’on ne sait pas de quoi demain est fait. Il n’y a que ce match qui compte face à un adversaire qui a trois points de plus que nous. Ca nous permettrait de vraiment lancer notre saison en cas de victoire.

Êtes-vous surpris que le match soit maintenu ?

Non. On sait que le virus existe mais à un moment donné, on ne peut ouvrir et refermer les vannes en permanence. Il faut prendre une décision une bonne fois pour toute. Tout stopper n’est pas non plus la solution parce qu’il reviendra toujours. C’est un virus qui est comme la grippe, est là pour rester et on va devoir vivre avec.

Il faut tout de suite donner une bonne tournure à cette deuxième partie…

C’est un match très important pour ça, oui. On le prépare bien et c’est une opportunité pour nous de pouvoir nous remettre dans les clous. Il y avait un écart plus conséquent avec Longueau en début de saison, on a réussi à revenir à trois longueurs et je pense qu’on avance bien. Forcément, il faut gagner ce week-end.

Comment avez-vous récupéré votre effectif après cette trêve ?

On ne s’est pas beaucoup seulement arrêté, seulement du 23 au 27 décembre, mais tout le monde était présent pour les entraînements qui ont suivi. Cette semaine, on s’est entraîné tous les jours. Tout le monde est conscient que l’on doit en faire plus, mais il le faut, ils n’ont pas le choix.

Abordez-vous ce match avec cette notion de derby ?

Ca reste un gros derby avec une belle équipe en face, oui ! Je l’aborde avec beaucoup de sérieux et de respect. Un match n’est jamais gagné tant qu’il n’est pas joué. On va rester prudent et essayer de donner le meilleur.

Est-ce un premier tournant dans votre saison ?

Je dirais oui dans le sens où ce match et celui d’Outreau sont des matches en retard et forcément, c’est un tournant à court terme.

Avez-vous espoir que l’inefficacité et l’inattention soient corrigés ?

On a beaucoup accentué là-dessus en tout cas. On n’a pas eu l’efficacité que l’on aurait souhaité avoir mais c’est le terrain qui décide ça. Je ne dirais pas que les joueurs se sont vus trop beaux, mais je pense qu’ils avaient quand même oublié qu’il faut beaucoup de sacrifices pour obtenir certaines choses. Ca nécessite beaucoup de travail, de discussion parce que chaque joueur se comporte différemment, perçoit un discours différent. Certains, il faut leur rentrer dedans, d’autres non. Il faut trouver la bonne fibre.

Sébastien Léraillé estime qu’il repart presque de zéro, est-ce également votre sentiment ?

Là, on ouvre un gros chapitre, oui, je suis d’accord avec lui. Tout ça tombe bien, ça va permettre d’aller de l’avant, de se remettre en question, se dire qu’il n’y a rien d’acquis.

L’objectif a-t-il changé ?

Non, j’espère toujours parce que j’ai des ambitions et tant qu’il n’y a pas quinze points d’écart, tout est jouable. On a eu notre mauvaise période, mais toutes les équipes vont en avoir une. Dans ce championnat, tout le monde peut battre tout le monde. On a réussi à réduire notre retard sur Longueau parce qu’on a pris des points quand eux n’en prenaient pas. C’est pareil avec les équipes de tête.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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