Stefan Bajic (VAFC) : « Tous les éléments étaient réunis »

Bajic VAFC
Clément Rossi / Le 11 HDF

Prêté pour le reste de la saison au VAFC par Bristol City (D2 anglaise), Stefan Bajic retrouve le championnat de Ligue 2, six mois après son départ outre-Manche. Juste après sa signature, le gardien de but s’est exprimé sur son retour en France.

Pouvez-vous nous raconter votre arrivée à Valenciennes ?

J’ai appris dans la presse que Gautier Larsonneur était parti à Saint-Etienne. Quelques jours après, Jérémie Janot m’a contacté. Il m’a demandé si j’étais intéressé à l’idée de le remplacer. Je connaissais déjà Valenciennes et Jérémie, je n’ai pas hésité, j’ai dit « il faut que j’y aille ».

Pourquoi ce transfert ne s’est pas fait plus tôt dans la saison ?

Comme je l’avais déjà expliqué, j’ai longtemps hésité entre Valenciennes et Bristol. Ce qui a fait pencher la balance, c’est que j’avais envie de découvrir un nouveau pays, une nouvelle façon de travailler. Maintenant, il faut savoir qu’avec le Brexit, partir en Angleterre pour les joueurs de foot c’est beaucoup plus compliqué. A ce moment-là, c’était ma seule opportunité d’aller en Angleterre. C’est pour ça que j’ai choisi d’aller en Angleterre.

Vous pensiez avoir plus votre chance à Bristol ou le deal était prévu de la sorte ?

Il faut savoir que j’arrive à Bristol blessé. Je me suis fait opérer du poignet. Donc j’ai loupé la préparation, il a fallu que je revienne à mon meilleur niveau. Quand je reviens le championnat a déjà repris, il y a un gardien déjà en place. Un gardien devait partir en prêt, il ne part pas. Ca a fait bouchon. J’aurais pu rester à Bristol, mais quand Valenciennes est arrivé, je me suis dit que c’était important pour moi de jouer, de performer.

A Bristol vous avez beaucoup joué avec la réserve ?

Oui c’est ça. C’était important de m’adapter à une nouvelle langue. Pour moi en tant que gardien, je dois beaucoup communiquer. Il a fallu s’adapter à ça en jouant. Je n’ai joué qu’un match avec l’équipe première, mais c’était six mois où j’ai beaucoup appris et progressé.

L’objectif est de progresser, de jouer, et de rester visible pour l’équipe de France Espoirs ?

J’arrive à un âge où ce qui m’anime, c’est jouer et être régulier. J’ai cette opportunité à Valenciennes. Bien sûr il y a l’Euro Espoirs en fin de saison, c’est important pour moi de me donner les chances d’y aller.

Que pensez-vous apporter à Valenciennes ?

Je suis un gardien qui gère bien la profondeur, qui est présent dans le domaine aérien, qui n’est pas trop mauvais sur la ligne (rires). Je vais essayer d’apporter toutes mes qualités au collectif.

Quelle relation entretenez-vous avec Jérémie Janot ?

Je l’ai connu au centre de formation à Saint-Etienne. C’était sa première année en tant que coach, et j’ai adoré travailler avec lui. Le fait de venir avec lui ici, on se connaît, je sais comment il va me faire progresser. Tous les éléments étaient réunis.

Le fait que Lucas Chevalier soit passé ici parle en sa faveur ?

Je ne suis pas étonné. J’ai travaillé avec lui, je sais comment il bosse, il connaît notre poste ingrat. Quand je vois Lucas, même Gautier Larsonneur, je ne suis pas étonné de leur niveau à Valenciennes parce qu’ils étaient bien encadré.

Avez-vous suivi un peu la Ligue 2 cette saison ?

J’ai regardé Pau un peu, et le championnat est très compliqué avec quatre descentes. Je sais à quoi m’attendre, je n’arrive pas trop en terrain inconnu.

Avez-vous déjà échangé avec Nicolas Rabuel ?

Je l’ai eu pour discuter pour donner mon accord, mais on va plus discuter dans la semaine pour créer un feeling. Le but c’est de rapidement créer des automatismes avec mes défenseurs, qu’ils sachent comment je joue, qu’ils s’adaptent un peu à moi, que je m’adapte à eux. Créer quelque chose pour être performant pour jouer dès samedi prochain à Metz.

Propos recueillis par Clément Rossi, avec Arthur Lasseron

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