Stefan Bajic (VAFC) : « Le plus important c’est de retrouver le goût de la victoire »

Stefan Bajic VAFC
Clément Rossi / Le 11 HDF

Le VAFC a officialisé l’arrivée de Stefan Bajic au club. Le jeune gardien de but est prêté par Bristol City (D2 anglaise) pour le reste de la saison. Le joueur de 21 ans se projette sur son intégration au club et revient sur son expérience en Angleterre. Entretien. 

Est-ce facile d’arriver encore dans un nouveau club ?

C’est pas facile, mais il faut s’adapter, c’est tout. Je vais me servir de l’expérience à Pau, remettre en place ce que j’ai réussi à faire à Pau. Au-delà de mon poste et de moi, c’est important de vite se connecter avec le groupe pour créer des automatismes, que l’on s’entende sur le terrain le plus vite possible.

Valenciennes est une équipe jeune, l’intégration sera-t-elle plus facile ?

Il y a beaucoup de jeunes, donc on a « les mêmes centres d’intérêts », donc ça va faciliter la tâche. Que ce soit en dehors ou sur le terrain, donc ça va être important.

Avez-vous consulté Lucas Chevalier avant de venir ici ?

Je ne l’ai pas appelé, mais je sais que quand j’étais en Espoirs au dernier rassemblement, on parlait du championnat de Ligue 2. On avait évoqué Valenciennes et Pau dans la façon de travailler brièvement. Mais Lucas ne m’avait dit que du bien des installations et du groupe.

Comment décririez-vous votre personnalité ?

J’ai deux personnalités. Celle sur le terrain, où c’est important de mettre de la voix, de montrer à mes défenseurs que je suis là. Dans la vie de groupe, je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup. J’essaye de parler à bon escient. Le leader que je vois en moi, c’est pas forcément un leader qui va beaucoup parler, mais un leader qui sait être irréprochable sur le terrain. Aider ses coéquipiers en prenant la parole mais à bon escient.

Quel sera l’objectif de Valenciennes pour la deuxième partie de saison ?

C’est un peu compliqué. Il y a quatre descentes, le spectre de la descente sera toujours là. Le plus important c’est de retrouver le goût de la victoire, d’être solide. On verra au fur et à mesure de la saison. C’est compliqué de dire quel est l’objectif.

Quels sont vos objectifs à court et long terme ?

A court terme, je suis dans une recherche de régularité dans mes performances. Être capable, dans la peau d’un numéro 1, de continuer à jouer en enchaînant les matches. Être régulier, performer sur plusieurs matches, il est là mon objectif. Et pour être honnête, j’ai arrêté de me projeter à trop loin. Quand j’étais un peu plus jeune, j’aimais bien planifier beaucoup de choses sur le long terme, et puis ça ne se passait jamais comme ça. Je me projette sur des courtes périodes. J’ai mon objectif, et je verrai sur la nouvelle saison. Focus sur les six mois qui arrivent.

Vous ne considérez pas les six mois à Bristol comme un échec ?

Non parce qu’il y a un contexte. Pour les gens qui ne connaissent pas, ils vont dire : « Il est venu et il n’a pas joué, c’est un échec ». Il y a un contexte de blessure, trop de gardiens à l’instant T, mais c’est trop tôt pour dire que c’est un échec. Je n’ai pas eu ma chance. On parlera d’échec ou de réussite quand j’aurais eu ma chance. Je mets entre parenthèses Bristol pour ces six mois à Valenciennes.

Avoir 21 ans, arriver dans un championnat étranger, ce n’est pas trop difficile ?

J’ai été très bien accueilli par des gens très chaleureux. Même le fait d’être Français, ils m’ont considéré comme un des leurs. C’est un championnat très différent, très engagé, avec de très bons joueurs. J’ai été impressionné du niveau de la Championship. Ca ne nous parle pas en France, mais quand tu découvres les matches, les joueurs, les installations, je me dis que c’est un bon endroit pour progresser. J’ai progressé je pense. Mon objectif c’est de mettre à profit ces six mois en Angleterre à Valenciennes désormais.

Propos recueillis par Clément Rossi avec Arthur Lasseron

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