Simon Petit (Longueau) : « Si le coach décide de continuer, on ne lâchera pas »

Très marqué après la nouvelle défaite de Longueau, dimanche contre Compiègne (1-3), Simon Petit a eu le mérite de commenter cette nouvelle déconvenue sans la moindre langue de bois. Assurant que le groupe soutenait encore son coach, le défenseur central en fait désormais une question d’honneur et de fierté. Entretien. 

Simon, ça commence à devenir très compliqué…

Quand tu vois le contexte autour du match… Je pense que ça montre qu’on est en grosse difficulté. Il y a des matches qui ne reflétaient pas du tout le score. Là, ça fait une ou deux rencontres qu’on sent que c’est compliqué dans les têtes. En plus de ça, l’atmosphère autour du terrain ne nous rend pas service. Après, c’est nous qui nous sommes mis dans cette merde (sic.) là. C’est le jeu, à nous d’assumer les conséquences de ce début de saison raté. Il faut rester la tête haute en championnat, puis aller embêter des équipes malgré tout.

Il faut laver un peu notre honneur et notre fierté, parce que là, aujourd’hui, elle est touchée pour l’ensemble du groupe, voire du club. Il va falloir relever la tête, rester soudés. C’est à ce moment-là qu’on va voir si on est vraiment une famille ou pas. Je pense que c’est le cas, à nous de ne pas imploser dans le groupe. On a besoin du soutien des dirigeants et de ceux qui nous entourent, pour pas que la saison ne se termine en n’importe quoi.

Vous parlez de ne pas imploser. On a l’impression que le club est justement au bord de l’implosion, que tout est contre vous, même l’environnement…

Après, c’est le contexte qui fait qu’on est comme ça. C’est vrai que c’est difficile de trouver les mots aujourd’hui. Nous en tout cas, on sait qu’on ne lâchera pas. Si le coach décide de continuer avec nous, on ne lâchera pas. Entre nous, de toute façon, ça ne sert à rien de se tirer des balles les uns sur les autres, ça ferait pire que mieux. Je pense que dans tous les cas, nous resterons soudés quoi qu’il arrive. Après, l’atmosphère autour du club doit rester comme elle était. C’est peut-être une anecdote et peut-être que nous passerons à autre chose la semaine prochaine, mais c’est compliqué.

Il est logique que l’honneur soit touché quand on est à neuf défaites en neuf matches, que rien ne va du bon côté. Est-ce qu’on arrive encore à se motiver, à croire encore ne serait-ce qu’à une simple victoire ?

En fait, on se dit : pourquoi est-ce que ça ne tourne pas dans le bon sens ? Sur le terrain, nous sommes persuadés que nous pouvons faire mieux, d’être au niveau. Après, ce sont des buts parfois anecdotiques. Le premier, c’est un contre qui revient dans les pieds de l’attaquant, plein de petites choses comme ça. On se demande pourquoi les détails basculent contre nous, et non dans l’autre sens. L’arbitre a fait un bon match, mais quand tu as la main non sifflée dans la surface, tu te dis « putain (sic), on la voit du banc. » C’est à ce moment-là où ça te permet de te raccrocher à l’envie de gagner et au fait que ça va tourner. De toute façon, on essaye de toujours se raccrocher à quelque chose, sinon ça ne sert à rien de jouer le dimanche. En espérant que ça tourne, ça va finir par arriver. Il faut rester soudés avec l’ensemble du club pour pouvoir sortir de cette spirale infernale.

Vous disiez que tant que le coach ne va pas lâcher, on va rester avec lui. Comprenez-vous que ce soit pour beaucoup le fusible idéal et que l’on le remette en cause ?

Pour moi et pour l’ensemble du groupe, le coach n’a rien à se reprocher sur l’investissement qu’il met. On n’a rien à lui reprocher, donc que ce soit lui ou un autre, la question n’est même pas là. Les gens à l’extérieur ne savent pas comment ça se passe la semaine. C’est facile d’accuser et de tomber sur la tête du coach, alors que nous, on sait très bien.

Quand on est coach, c’est dur d’être pris à parti de la sorte comme Christophe l’a été durant la rencontre…

C’est dur car tu es dans le match. Et puis le coach à un moment donné a besoin d’extérioriser, c’est compliqué pour lui. Il prend tout sur lui depuis le début et nous protège un maximum. Franchement, c’était dur de le voir comme ça. Il sait que nous ne lâcherons pas, ce n’est pas la solution. Nous travaillons dur à l’entraînement, donc il n’y a pas de raisons pour qu’on lâche à un moment donné.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Pavel CLAUZARD

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