Sébastien Léraillé (Vimy) : « C’est la victoire d’un groupe »

Sébastien Léraillé ESC Longueau
Romain PECHON - Le 11 HDF

Alors que son ancien club de Longueau s’enfonce toujours un peu plus dans les abysses du championnat de National 3, Sébastien Léraillé réalise une phase aller dépassant toutes les attentes avec Vimy. Tombeur de l’AC Amiens, le club artésien pourrait même revenir à hauteur de leader valenciennois en cas de succès dans son match en retard contre Compiègne. De quoi faire le bonheur de son entraîneur. Entretien.

Sébastien, quel est votre sentiment après ce nouveau succès de Vimy ? 

C’est un joli coup mais je n’oublie pas qu’on a souffert, qu’on a eu du mal à mettre notre jeu en place. On a été mis en difficulté par leur système de jeu, notamment au niveau des pistons. Par contre, on a été capable d’être costaud collectivement. On a aussi fait face à une équipe qui a du talent. Cela a tourné en notre faveur aussi grâce au banc de touche. Je fais le choix de rester à deux attaquants tout en sortant Boussemart qui ne fait pas un mauvais match non plus. C’est la victoire d’un groupe, d’un état d’esprit, un peu une victoire à la Léraillé. Il y avait aussi sept joueurs sur le côté, pas disponible pour ce match. C’est aussi le deuxième match où on ne prend pas de but, je suis content parce que j’en avais marre de prendre des buts. J’ai vraiment un groupe pour aller chercher le maintien le plus vite possible.

Tout en sachant que vous revenez au pied du podium, à deux points de la tête, après cette victoire…

On ne va pas refaire une Longueau (sourire). Il faut rester vigilant, construire des choses, être patient. Il faut bonifier tout ce qu’on fait de bien en ce moment, sachant qu’on a un match en retard la semaine prochaine contre Compiègne. On aura fini les matches aller à ce moment-là et on pourra savoir un peu où on en est. Ensuite, on a un mois de février très difficile avec Valenciennes, Marcq et Feignies. Je leur ai aussi rappelé toute l’humilité qu’il fallait avoir dans le travail. Ce sont les valeurs du club, il faut que l’institution passe toujours au-dessus de tout.

Il y a six mois, vous quittiez Longueau en faisant monter le club en National 3. Aujourd’hui, vos trajectoires sont très différentes…

Personnellement, je prends énormément de plaisir dans ce que je fais. J’ai la chance d’être sur place professionnellement, ce qui me permet de m’investir encore un peu plus après le travail tout en limitant la fatigue. Je suis à la tête de ce groupe depuis seulement six mois, je sais que je suis dur avec eux, exigeant, mais il y a déjà des liens très forts entre eux. Tout est mis en place pour qu’il dispose d’un cadre dont je ne veux pas les voir sortir. Aujourd’hui, je suis content de mon choix, content de m’être mis en difficulté, d’avoir reconstitué un staff technique. J’ai remis les mains dans le cambouis, je me suis remis en question. Il fallait de toute manière que je sorte de cette forme de confort, sans quoi j’aurais pu finir par me perdre.

Propos recueillis par Romain PECHON

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