Sébastien Léraillé : « Il faut laisser Christophe Huck travailler »

Huck Léraillé Longueau
Le 11 HDF

S’il vit une première partie de saison idyllique avec son nouveau club de Vimy, Sébastien Léraillé n’en garde pas moins une affection particulière à l’égard de Longueau, en perdition dans le même groupe de National 3. Présent lors de la défaite de ses anciens joueurs face à la réserve de l’Amiens SC, il reconnaît que la situation est délicate mais estime que s’en prendre à son successeur, Christophe Huck, n’est pas la solution. Entretien. 

Sébastien, quel regard portez-vous sur la situation délicate de l’ESC Longueau, votre ancien club ? 

Je ne veux pas trop m’immiscer là-dedans, ce n’est plus trop mes affaires. Je suis très proche du président parce que c’est un ami. Je pense qu’il faut laisser Christophe Huck travailler. Ils sont dans une galère, c’est une certitude mais il faut vraiment leur foutre la paix. Il faut arrêter de leur sauter dessus dès qu’ils font quelque chose. Ils font avec leurs armes. Je pense que le club, le président, savaient que ce serait compliqué. Maintenant, il faut essayer d’assainir les choses. Des garçons sont partis, il faut respecter ça comme il faut respecter les choix de Christophe. Longueau est un club qui n’a jamais fait de bruit, à l’exception de ses résultats sportifs, je ne vois pas pourquoi ça devait commencer à faire du bruit au niveau de l’extra-sportif. Il y aura un après-National 3 comme il y a un après-Léraillé et qu’il y aura sans doute un après-René Playe. Il faut vraiment laisser les gens tranquille.

Plusieurs joueurs parlent quand même de cet esprit de groupe qui a disparu. C’est difficile d’avancer de la sorte…

Dans un groupe, il faut des leaders. Moi-même à Vimy, j’ai des joueurs expérimentés, capables de prendre la parole. C’est important de ne pas se couper des vieux briscards mais il faut aussi qu’ils comprennent qu’ils peuvent être dépassés par le temps de jeu. A Vimy, un joueur comme Gary Ambroise sait qu’il est là pour le groupe, qu’il joue un peu moins par rapport au début de saison. Si le joueur comprend ça, ça va le faire. Ce n’est pas toujours de la faute du coach.

C’est aussi à l’entraîneur de savoir le faire comprendre à ses joueurs…

Je suis d’accord, il faut que ça marche dans les deux sens. C’est ce qu’on appelle du management, il y a aussi une façon de le faire, en donnant un peu de temps de jeu, en responsabilisant les gens dans la vie de tous les jours. Le management fait tout dans ce genre de contexte.

Propos recueillis par Romain PECHON

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