Sébastien Léraillé (ESC Longueau) : « J’ose espérer que le groupe a compris le message »

Quatrième à deux points de la première place, l’ESC Longueau réussit son début de saison et Sébastien Léraillé espère que tout ce qui a pu être mis en place depuis de longs mois a enfin été compris par son groupe. Entretien.

Qu’attendez-vous prioritairement de la deuxième partie de saison ?

Pour l’instant, j’ai dit aux joueurs que l’on visait le top 5 à la fin des matches « aller ». Pour le reste, on verra. Ce sont des objectifs donnés par le président et moi-même. Après, il ne faut pas oublier que l’on va enchaîner avec un derby contre Abbeville, on va recevoir Grande-Synthe et que l’on va aussi jouer Loon-Plage et la réserve de Dunkerque. Après ces matches-là, si on est toujours dans les trois premiers, on ne pourra plus se cacher, en effet, mais pour l’insntant ce n’est pas le discours. Je connais mon groupe, ce championnat qui est très difficile. Je prends des points quand il faut en prendre parce que ça peut très vite partir dans l’autre sens.

Ce groupe semble avoir de l’enthousiasme…

Il l’a retrouvé, oui. On a fini une année 2020 assez compliquée, il y a eu des attitudes qui ne m’ont pas plu, j’ai laissé tout le monde partir en vacances, j’ai fait des entretiens individuels, j’ai recadré. Ca fait cinq ans que je suis là, je me suis dit que peut-être le message ne passait plus. Aujourd’hui, ils me prouvent que tout ce qui est message, animation, la mise en place et tout ce qui est culture tactique, ils le comprennent. Après, je ne suis pas Mère Theresa, je ne suis pas assistant social, j’ai affaire à des seniors, je veux bien être à l’écoute de temps à autre, mais quand tu gères vingt-deux joueurs, il faut s’accrocher. Si tu es frustré, il faut savoir gérer ça. Je veux bien les accompagner, mais si tu ne fais pas le job sur et en-dehors du terrain, que tu ne viens pas aux trois séances, je ne peux rien faire. Cette semaine (ndlr : avant le match de Camon), mes vingt-deux joueurs étaient là aux trois entraînements.

On imagine que ça vous rassure…

Je suis attaché au club et oui, ça me rassure. Ce que je veux que les joueurs comprennent, c’est que j’ai envie d’aller encore plus loin parce que c’est ma façon de coacher et j’ai peut-être envie de pousser les joueurs dans une autre réflexion mais je ne peux pas le faire si je n’ai qu’un groupe réduit à l’entraînement. Si vous voulez titiller le haut de tableau comme je peux l’entendre, il faut être exigeant avec soi-même. Ils étaient présents, sérieux, ça a bossé et ça veut dire qu’ils sont capables. Avec le staff, on fait des sacrifices, on fait le job et s’ils ne le font pas, je ne peux rien faire pour eux. C’est une prise de conscience à avoir. On est venu me voir parce qu’on devenait trop exigeant en R1, mais si c’est comme ça, il faut jouer à un niveau moindre. A la trêve, j’ai dit aux joueurs que ceux qui ne se pensaient pas capables ou ne voulaient pas, la porte était grande ouverte. On a aussi des jeunes derrière. Jules Fievet, ça fait deux ans qu’il est passé des U18 en Seniors, qu’il est la doublure de Baptiste Descamps, et je n’ai aucun doute sur lui. Il y a parfois des surprises comme Ethan Thierry qui n’a pas été conservé par Amiens sans que je comprenne pourquoi. Je commence à me poser des questions sur ce que l’on voit. Tant mieux, ça fait notre bonheur. A côté de ça, Maxence Kwinta est revenu et nous fait du bien, Ludovic Demetz retrouve son niveau, on prend très peu de buts, on concède très peu d’occasions alors que ce n’est jamais la même charnière. Aujourd’hui, j’ose espérer que le groupe a compris le message.

Propos recueillis par Romain PECHON

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