Romuald Lemaire (ESC Longueau) : « Le coach n’a pas été déçu de me prendre »

Le 11HDF

A 44 ans, Romuald Lemaire a été le facteur X du derby de Régional 1 opposant l’US Camon à l’ESC Longueau (1-2), dimanche. Auteur d’une passe décisive pour son premier ballon touché, l’ancien international de football entreprise a retrouvé le sourire après un autonome particulièrement difficile. Entretien.

Romuald, c’est une bien belle victoire que vous venez de décrocher contre Camon…

Elle fait du bien, pour l’équipe avant tout. Ensuite, pour moi personnellement. Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué. Cela fait plaisir. Je rentre, je fais une passe décisive, on peut parler de coaching gagnant. C’est super ! Je suis content pour l’équipe, les dirigeants, le président, tous les gens qui aiment Longueau. Notre dernier match remontait à pas mal de temps. Il faut qu’on se concentre sur nous-mêmes, je pense qu’on est vraiment meilleurs quand on adapte cette approche. On n’a pas beaucoup coupé pendant les fêtes, on s’est vite remis au boulot. On a un groupe travailleur et demandeur, c’est bon pour la suite.

Vous vous plaisez donc toujours à Longueau ? 

C’est vrai que j’ai eu une période assez compliquée. Après la défaite du RC Amiens, le coach a fait ses choix. En ce qui me concerne, je n’ai jamais rechigné, j’ai toujours travaillé. J’ai été joué avec la réserve, j’ai donné mon maximum. J’apporte ce que je peux apporter, de l’expérience, de la sérénité auprès des jeunes. Je me dis que le travail paie. Maintenant, il ne faut rien lâcher. Je me sens bien, je ne suis pas blessé. Je profite, de chaque entraînement, de chaque match, je ne me prends pas la tête. Même quand je vais en réserve, ce que j’aspire c’est d’être pris dans le groupe des 14 en équipe première.

Lemaire Longueau

Qu’est-ce qui vous fait toujours courir à 44 ans ? 

L’envie ! J’ai toujours envie de jouer, de me dépasser, d’apporter ce que je peux apporter à l’équipe. On sait très bien que je ne peux plus jouer une heure et demie. Sur ce match, j’étais joker, ça me convient. Je prends ce qu’il y a à prendre, ce qu’on me donne. Le coach n’a pas été déçu de me prendre je pense. Il y a des choix, des garçons qui restent sur le côté, ça tourne. Il faut savoir saisir sa chance quand on te la donne. Que j’ai 20 ou 44 ans, ça ne change rien.

Vous arrivez à prendre toujours autant de plaisir ? 

Carrément ! Je suis venu ici il y a quatre ans. Je pense que pas grand monde misait une pièce sur moi. Je sortais de 20 ans de football entreprise, pas grand monde connaissait. Ce qui m’a fait gagner en notoriété ce sont les dix ans en équipe de France, dont quatre ans en tant que capitaine. Maintenant, ce qui me donne du crédit, c’est le terrain et pas mon CV. Je m’approche des derniers moments de ma carrière. Et le fait de m’entraîner et de jouer avec des jeunes, ça donne du peps, il faut les suivre (rires). La Régional 1, ça reste costaud. Il faut jouer différemment, avec sa tête.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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