Romain Revelli (USL Dunkerque) : « On a pris une bouffée d’air »

Revelli USL Dunkerque
FEP/Panoramic/Imago

De retour à la compétition après la trêve internationale, l’USL Dunkerque a vécu une semaine plutôt sereine après ses deux victoires consécutives. Romain Revelli estime que ces succès ont permis aux Maritimes de sortir la tête de l’eau. Entretien. 

Comment s’est passée cette trêve ?

La précédente avait été un peu plus dure. On avait fait un nul face à Rodez qui nous avait rassuré dans le contenu. Il n’y a que les victoires et les points qui soulagent un club et le vestiaire pour travailler, même si on défend parfois le contenu en tant qu’entraîneur quand on perd. Maintenant, pour notre situation, j’ai trouvé que notre atmosphère était bonne. Il a fallu bien récupérer, alterner les moments de travail, essayer des choses et faire récupérer les joueurs. Même si l’on n’est pas dans de la récupération totale, on essaye toujours de garder l’intensité. On a pris une petite bouffée d’air. On avait la tête sous l’eau. Ces deux victoires nous permettent, au milieu des vagues, de respirer un petit peu. Il fallait s’accrocher pour prendre la bonne vague, car si tu ne réussis pas à enchaîner, reprendre une série de trois ou quatre défaites peut te tuer.

Romain Revelli (USL Dunkerque) : « On sent une bonne atmosphère de derby »

À quoi attribuez-vous que les résultats des deux derniers matches aient tourné en votre faveur ?

Je pense qu’ils ont fini par tourner avec deux choses. Les petits détails qui ont basculé en empilant les matches parce qu’on ne faisait pas les fiers, par exemple, à la mi-temps de Bastia, parce que c’était un match plutôt moyen de notre part en première mi-temps. On a ensuite joué à dix à Pau. Ça ne tient à rien. Je pense qu’à force de s’améliorer pour ne pas lâcher, ça a tourné. Après, je pense que le plus important dans ces victoires a été l’esprit de mon équipe. Je sens plus maintenant un esprit qui est bon dans le vestiaire pour travailler. Il nous manquait un peu de voir les joueurs se dépouiller encore plus les uns pour les autres, de vouloir se faire marquer des buts, d’arriver plus vite dans la surface et d’être plus collectif pour marquer des buts. Il fallait que les joueurs se révoltent un peu plus. Malgré notre défaite à Toulouse, j’avais senti des joueurs prendre la parole à la mi-temps, et même ceux qui ne parlent pas d’habitude. J’ai l’impression que certains joueurs ont plus de prise de conscience et c’est ça qui a fait basculer les détails. C’est à ce moment qu’on a été récompensé.

Vous sentez vos joueurs plus libérés ?

Oui, ils sont plus libérés. On arrivait à un moment où on avait le couteau sous la gorge. On a eu des périodes difficiles pour les gens du club et parfois moi. Ça fait partie de mon métier donc il ne faut pas en faire trop non plus. Ils se sont peut-être dits qu’ils veulent aider leur coach, qu’ils n’ont que trois points en neuf matches, qu’il faut s’aider les uns les autres. On n’est pas encore sorti, mais on est à neuf points en onze matches. On rattrape un petit peu. Il y a un peu plus de prise de conscience de ce point de vue là. Prenons par exemple Adon Gomis. Il faisait de très bonnes choses, mais parlait moins dans le vestiaire. Ce type de joueurs en a eu marre de perdre et a mis ce qu’il faut collectivement dans des matches où le contenu n’avait pas été meilleur. Mais ça a fait tourner les matches. Il y avait plus d’agressivité pour marquer des buts. Quand on voit l’agressivité de Malik (Tchokounté) dans les deux coups de tête contre Bastia… Il nous manquait un peu ça dans le match de Niort ou Nîmes. Les joueurs se sont un peu révoltés. 

L’idée est de continuer la série de victoires à Valenciennes ?

Au-delà du derby, il y a les points qui sont importants parce qu’on s’est mis dedans depuis le début de saison. Le plan comptable est très important. Maintenant, il faut faire les matches pour que les points tombent et ne pas être pris par l’enjeu. On va jouer une très belle équipe de Valenciennes qui a de très bons joueurs. Ils ont annoncé des objectifs et reviennent un peu à leur place au fil de la saison. On ressent un esprit d’équipe quand je les vois jouer. Cette équipe doit bien vivre malgré un début de saison difficile et qui a des objectifs d’aller en haut. On doit les contenir, mais je pense qu’on peut avoir quelques situations dans le jeu. On aura quelques coups pour bien les mettre en danger. On peut toujours réfléchir à comment jouer et comment préparer, la réalité sera toujours sur le terrain. Il nous faudra des joueurs héroïques sur le terrain. Il faudra des valeurs et un gros match si on veut faire quelque chose.

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