Romain Revelli (USL Dunkerque) : « Je m’en veux plus à moi-même qu’aux joueurs »

Romain Revelli USL Dunkerque
Vincent Poyer/Icon Sport

Sortant d’une prestation très compliquée face à Auxerre (0-2), Romain Revelli considère que la responsabilité de la défaite lui revient après avoir fait de nombreux changement. L’entraîneur de l’USL Dunkerque espère, toutefois, aller gratter des points sur la pelouse de Guingamp pour la dernière journée avant la trêve. Entretien. 

Romain Revelli, on a l’impression que ce dernier match peut valoir beaucoup psychologiquement…

Il vaut trois points comme les autres, mais c’est un match qui est très important. Il est, tout d’abord, avant Noël et c’est important de bien finir avant la trêve hivernale. Après, je pense que basculer à dix-sept ou dix-neuf points peut nous permettre de nous rapprocher pour être à une victoire ou une défaite d’un autre concurrent. Ça permettrait aussi de remettre la dynamique à l’inverse. De ce point de vue, c’est un match important.

À quoi vous attendez-vous face à cette équipe de Guingamp ?

Elle est en grande forme chez elle. C’est une équipe qu’on a bien observée. Elle ne change pas trop. Je trouve qu’ils ont un bon projet de jeu. Ils ont surtout aujourd’hui des individualités offensives qu’il faudra contenir et qui font qu’ils ont quelques points de plus que nous. Ils valident souvent leur match par Pierrot, Gomis ou encore M’Changama. C’est une équipe qui a prend des buts, mais elle en marque. Ce qui fait qu’ils font une bonne saison.

Cela peut justement vous aider qu’elle soit un peu friable…

Bien sûr. Après, je ne peux pas dire qu’on va là-bas pour marquer ou pour défendre, nous, on fait ce qu’on peut. Depuis deux matches, je trouve qu’on se fait trop percer dans le bloc équipe dans l’axe. C’était notre force bien qu’on perdait des matches par un but d’écart. Il faudra remédier à ça. Après, il faudra essayer d’exploiter les quelques lacunes qu’on a pu identifier. On veut faire un match solide et cohérent. On a toujours été récompensé quand on en a fait. Après, le football est tellement irrationnel que vous pouvez sortir un match avec plein de buts. Nous, on est un petit peu chaotique, ce n’est pas simple. Quand on défend bien, souvent, on attaque bien. On l’a constaté avec notre équipe. Il faut trouver plus d’unité, de solidarité et rester nous-même. Si on est solide, les actions viendront toutes seules. Même si on joue à l’extérieur, il faut être piqué au bon moment. C’est une équipe de possession donc il va falloir bien les contenir. Ça reste un juste équilibre.

Vous avez fait beaucoup de changements sur vos derniers matches, allez-vous continuer sur cette optique ?

On a fait des changements et on a essayé de changer de système. Malheureusement, l’histoire du match, on ne l’a qu’après. Avant, tout le monde est d’accord avec moi, et après, on voit qu’on s’est un peu trompé. Après, le match mauvais à Amiens, il n’y a pas eu la réaction attendue. On s’est donné la chance à une autre forme d’équipe, au-delà des individualités. On voit que ça ne s’est pas bien associé. J’ai trouvé que les entrants n’étaient pas bien rentrés, alors qu’ils sont d’habitude titulaires. Ça, c’est du ressort et c’est de la faute de l’entraîneur. Quand on n’est pas bien, il faut faire attention à ne pas tout changer de principes, de système et de joueurs. Ça me servira de leçon. Quand on n’est pas bien, c’est tout un groupe qui n’est pas bien. Ce n’est pas si évident que ça pour ceux qui rentre dans l’équipe. Je m’en veux plus à moi-même qu’à eux. C’est compliqué de faire une équipe. Je ne suis pas non plus quelqu’un d’hyper talentueux. Il faut beaucoup de travail et la saison et un peu chaotique. On a parlé avec les joueurs de tout ça et on s’est remis au travail.

Source : USL Dunkerque

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