Romain Revelli (USL Dunkerque) : « Besoin d’une remise en question »

Romain Revelli USL Dunkerque
Vincent Poyer/Icon Sport

L’USL Dunkerque n’y arrive plus. Fessé à Amiens, la semaine dernière, le club nordiste a enchaîné une quatrième défaite consécutive. Romain Revelli estime que ses joueurs ont manqué de caractère face au Picard.

Romain Revelli, que s’est-il passé depuis cette défaite à Amiens ?

Il y a eu beaucoup de réflexions. Encore une fois, il fallait surtout trouver le meilleur moyen pour se remettre en question. Après Ajaccio, on avait dit qu’il fallait une grosse remise en question. Quand vous faites le match qui s’est fait à Amiens, c’est qu’elle n’a pas été faite. Ce qui ressort de ce match, c’est qu’on manque de caractère. À partir de là, et c’est ce que disaient, aussi, les personnes présentes à Amiens, c’est que nous sommes une équipe de “gentils”. Je l’ai toujours dit, j’ai de bons garçons. Maintenant, il faut beaucoup plus d’exigence au quotidien, dans plein de choses. Il faut beaucoup plus de caractère. Cela passera par moins de paroles et par des choix pour les aider à se remettre en question. C’est chaotique, ce que je dis, mais c’est le seul moyen. Le rôle du méchant, je l’endosse. Et même si les gens ne le comprennent pas, cela ne passe que par ça. C’est quand ils ont eu le couteau sous la gorge et qu’il y a eu de gros “clashs” que nous avons faits des séries.

Comment expliquez-vous ce côté yo-yo dans vos résultats ?

Ce qu’il ne faut pas perdre, c’est la confiance, car quand vous la perdez, c’est très compliqué dans les séries. Le symbole, dans la première série négative, c’est le match contre Niort, que l’on doit vraiment gagner. Il nous a fait perdre de la confiance pour la suite. Là, le tournant qu’on a eu, c’est le match à Grenoble. Un moment, vous êtes dans une série et oui, c’est dur. On le répète tout le temps. C’est pour ça que toute la semaine, on le dit : il faut faire beaucoup plus qu’être gentils, respectueux et arriver à l’heure. Il faut revenir l’après-midi, se dépouiller sur chaque séance et se dire les choses. Le but qu’on prend à la dernière minute à Grenoble, il nous fait basculer de nouveau dans des doutes que l’on a senti dans des matches cohérents, contre Ajaccio ou en Coupe de France. J’essaie de leur expliquer, mais je vois que ça ne marche pas. Alors ça va passer par des choix, car on ne reste qu’à deux points de ce qui est notre objectif : la quinzième, seizième ou dix-septième place. Je suis quelqu’un qui est très, très loin de lâcher, car j’adore ce club.

Le onze de départ pourrait-il être remanié ?

On va se dire les choses, car je leur ai dit aussi et que je n’ai rien à cacher : mais il y a quelques garçons qui ont fait un match amical. Je ne sais pas s’ils l’ont fait par mauvais esprit ou par pression, mais ils ont fait un match amical contre des joueurs d’Amiens qui ont fait un match avec une certaine pression. Je ne change pas mon analyse : on s’est fait enfoncer. Bien sûr, on fait de bonnes phases de jeu, mais c’est l’histoire de marquer des buts. Sur les derniers matches, nous avons eu dix-sept occasions de buts. Cela veut dire qu’il manque une agressivité, une rage qu’il faut se mettre au quotidien.

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