RC Salouël : une épopée en cinq dates

Première équipe de district à rallier le huitième tour de la coupe de France dans l’histoire de la compétition, le RC Salouël a fait rêver beaucoup de monde au cours d’une épopée folle qui aurait pu ne jamais voir le jour. Et pour cause, le parcours du club présidé par Antonio Dos Santos a été semé d’embûches avant de se clore en apothèse à la Licorne. Flashback.

29 août : l’entrée en lice

Dès le premier tour, le RC Salouël comprenait bien que le sort ne lui serait que très peu favorable. Pour son premier match officiel, les Salouasiens accueillaient Conty, pensionnaire de Départemental 1, mais réalisaient la première performance de leur parcours. Grâce à un doublé de Nicolas Pégard et une réalisation de Kevin Roger, Salouël passait au deuxième tour (3-1) où le niveau allait s’élever encore un peu plus, face à Moreuil (R3).

8 septembre : la deuxième chance

Battue sur le terrain par Moreuil (0-1) trois jours plus tôt, sur un pénalty en fin de rencontre, la troupe d’Antoine Mücke bénéficiait d’une deuxième chance en cette coupe de France. Le club de Régional 3 faisait en effet entrer en jeu un joueur n’apparaissant pas sur la feuille de match, et la commission juridique de la Ligue de football des Hauts-de-France décidait alors d’une qualification sur tapis vert du RC2S.

17 octobre : l’exploit XXL

Qualifié tranquillement à Esmery-Hallon (D5, 3-1), et un peu plus dans la douleur face à une grosse équipe d’Amiens RIF (D1, 2-2, 3-0 t.a.b) dans un match qui s’avérait être un acte fondateur, le RC Salouël faisait face à un immense défi pour ce cinquième tour. Au stade Marc Lourselle, c’est Lambres-lez-Douai, club de haut de tableau du Régional 1 qui a humilié Abbeville (8-1) au tour précédent qui se présente. Loin d’être favoris, les Salouasiens jouaient crânement leur chance, finissaient par céder à vingt-trois minutes du terme mais faisaient preuve de résilience et de force mentale. Sur une ultime accélération, Derobert trouvait Hutin qui égalisait et envoyaient les deux équipes aux tirs aux buts où Donovan Durieux brillait. Qualifié devant un public, Salouël-Saleux tenait là son fait d’armes majeur.

14 novembre : la fête du football amateur

Deux équipes de Départemental 2 qualifiés pour le septième tour, l’évènement est déjà rare. Alors quand elles s’affrontent à ce stade de la compétition, les feux des projecteurs étaient logiquement braqués sur cette rencontre. A Douai, 1500 personnes garnissaient les tribunes pour une rencontre entre Hamel et Salouël, deux clubs de D2. Une vraie fête ! Sur le terrain, néanmoins, le RC Salouël-Saleux ne tremblait pas. Sur la première situation, Roger ouvrait la marque après six minutes. Louette doublait la mise peu avant la demi-heure de jeu, Gorenflos donnait trois buts d’avance juste après la pause et le RC2S s’envolait vers le huitième tour. Si la fin du match était tendue, voyant Hutin être exclu, Hamel réduire l’écart sur pénalty et Salouël perdre quelque peu son football, l’effectif d’Antoine Mücke tenait bon et rejoignait le huitième tour. Une première.

28 novembre : une fin en apothéose

Pour la première fois de l’histoire de la coupe de France, un club de Départemental 2 est donc à une marche de rejoindre les 32èmes où les Ligue 1 font leur entrée en lice. La marche, néanmoins, était très haute pour le RC Salouël face à Wasquehal, troisième de National 3. Dans un cadre idyllique à La Licorne devant 3300 personnes, le Petit Poucet ne flanchait pas et se montrait à la hauteur de l’évènement, se procurant les meilleures occasions de la première période. Le réalisme tournait néanmoins à l’avantage des Nordistes. Sorti la tête très haute face à une des meilleures équipes de la région, le RC Salouël a écrit une des plus belles pages de son histoire mais également du football français. Rien que ça !

Adrien ROCHER

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