RC Salouel : Nicolas Pégard, quatre ans après

Héros discret de la folle épopée du RC Salouël, Nicolas Pégard n’est pourtant pas le joueur le moins expérimenté de l’effectif d’Antoine Mücke. Par le passé, l’attaquant avait déjà connu une aventure assez similaire avec les Portugais d’Amiens, pour qui la porte s’était refermée au stade du septième tour. Cette fois-ci, le rêve de rencontrer un club professionnel, et pourquoi pas une Ligue 1, demeure intacte. 

Son premier septième tour

Il y a pratiquement quatre ans jour pour jour, le 12 novembre 2017, l’Amiens Portugais, alors fraîchement promu en Régional 2, écrivait une belle page de son histoire en disputant un septième tour de Coupe de France – perdu – sur la pelouse de Rungis (0-2). Dans l’effectif amiénois de l’époque, dirigé par Julien Valeri, se trouvait alors Nicolas Pégard. « Mais je n’avais pas joué ce septième tour, j’étais blessé, se rappelle-t-il. Là j’ai pu jouer une mi-temps ! »

Quatre années sont donc passées, mais cette fois, l’épopée reste intacte. Le tout grâce à une organisation millimétrée. « C’est incroyable les conditions dans lesquelles on a été mises pour ce match, apprécie-t-il. Le président a tout géré et a pris les plateaux repas pour qu’on aille manger au chaud dans le club de hockey-sur-gazon à côté. Ma femme était en tribunes, a fait des banderoles avec la femme d’Alexis (Derobert). Toute la semaine on a eu des surprises ! »

L’histoire d’une bande de potes

Surtout, l’offensif salouasien est un parfait symbole de cette équipe de copains. Collègue de travail d’Adrien de Sousa, autre membre de l’épopée des Portugais, il vit également un vrai moment d’amitié dans ce vestiaire. « Je fais ça avec un mec que je connais depuis quinze ans (ndlr : Kylian Pocholle », c’est mon meilleur ami, c’est incroyable de le vivre avec lui. Vivre ça avec l’équipe, le coach, les supporters, les dirigeants, c’est incroyable, magnifique ! »

Et s’il admet volontiers qu’il « n’arrivait pas à me rendre compte de ce qu’on réalisait jusque-là« , Nicolas Pégard ne s’interdit plus rien dans ce parcours totalement fou du désormais Petit Poucet de la compétition. « On va tout faire pour faire l’exploit contre Wasquehal. Ce n’est que du bonus. Le public sera encore plus nombreux et ce sera encore plus fort ! » A Moulonguet ou à La Licorne, dans quinze jours, le RC Salouël-Saleux rêvera d’un nouvel exploit pour peut-être voir son nom au milieu des vingt équipes de Ligue 1.

Adrien ROCHER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *