RC Lens : Que deviennent les joueurs partis l’été dernier ? [2022/2023]

RC Lens Jonathan Clauss
Johnny Fidelin / Icon Sport

Comme à chaque intersaison, l’effectif du RC Lens a été touché par de nombreux départs. Cinq mois plus tard, le 11 Lensois vous donne des nouvelles des joueurs en question en dressant le bilan de leur première partie de saison. 

Ils ont fait leur trou ailleurs

Il avait certainement fait le pari le plus risqué de tous ceux qui sont partis, il le réussit pour l’instant. Certes, collectivement, il a vécu une immense déception dans les derniers instants de l’ultime phase de poules de Ligue des Champions, mais Jonathan Clauss n’en reste pas moins performant individuellement. Véritable pilier d’Igor Tudor, il a été titulaire sur les vingt matches qu’il a disputés et n’a manqué qu’une rencontre, sur blessure. Statistiquement, il a déjà délivré cinq passes décisives et marqué un but mais n’a en revanche pas été appelé par Didier Deschamps pour la Coupe du Monde malgré une présence lors des trois derniers rassemblements des Bleus. Cruel.

En partant en Angleterre, Cheick Doucouré faisait également face à un très gros changement mais l’a plutôt bien appréhendé. Titulaire indiscutable de Patrick Vieira à Crystal Palace, il n’a manqué que deux rencontres jusqu’ici. Installé en tant que milieu plutôt défensif, il est incontournable pour l’équipe londonienne. Retourné en Norvège pour retrouver du temps de jeu après six mois difficiles à Lens, Patrick Berg a rapidement retrouvé son statut de cadre à Bodo/Glimt. Capitaine à de nombreuses reprises, il n’a manqué qu’un seul des vingt-quatre matches disputés par sa formation depuis son retour, toutes compétitions confondues.

Surtout, il a pris par à l’intégralité des vingt-trois autres rencontres jouées et a également fait son retour en sélection. Un choix judicieux pour lui. Simon Banza également n’a raté qu’un seul match disputé par sa nouvelle équipe, Braga. C’était en Ligue Europa, à Malmö. Outre ce match européen, donc, l’attaquant a tout joué, prenant part à vingt rencontres. Elément important de l’actuel troisième du championnat portugais, Banza avait flambé en tout début de saison, inscrivant cinq buts et délivrant deux passes décisives lors des quatre premières journées. Néanmoins, la donne est mois bonne depuis puisqu’il n’a plus marqué et délivré une seule passe, en coupe du Portugal.

Ganago Nantes
Gwendoline Le Goff/FEP/Icon Sport

Parti chez un club européen lui aussi, Ignatius Ganago a fait son trou petit à petit du côté de Nantes. Intéressant dans le jeu, il s’est fait adopter du public nantais en inscrivant le but décisif dans les toutes dernières minutes face à Qarabag, mettant les Canaris en bonne position pour se qualifier en Ligue Europa. Avec quatre buts et deux passes toutes compétitions confondues, il réalise un début intéressant et aura la chance de représenter le Cameroun lors de la Coupe du Monde. Non loin de là, Arnaud Kalimuendo continue son bonhomme de chemin en Ligue 1, même s’il a été freiné dans sa progression par une blessure, manquant notamment son retour à Bollaert.

Blessé pendant trois semaines, il a néanmoins fini par trouver son rythme de croisière du côté du Stade Rennais, inscrivant trois buts et délivrant trois passes sur les sept derniers matches, étant titulaire à dix reprises en quinze rencontres des Bretons. Plus loin de l’Hexagone, Gaëtan Robail semble s’épanouir également. Titulaire indiscutable à Atromitos, celui qui a été prêté à Guingamp et Valenciennes sur les dernières saisons n’a pas manqué un match. Avec deux buts et une offrande, il s’est également montré décisif loin du Pas-de-Calais.

Le bilan est mitigé

Parti pour prendre du temps de jeu et s’assurer une place à la Coupe du Monde avec le Cameroun, Christopher Wooh a failli passer à côté de son rêve. Remplaçant sur les huit premiers matches disputées par le Stade Rennais après son arrivée, il n’a finalement goûté au terrain avec les Bretons que le 13 octobre, en Ligue Europa. Buteur face à Kiev (1-0), il a depuis pris part aux cinq autres matches de Ligue 1, mais aucun autre de coupe d’Europe. Néanmoins, cela n’a pas eu de conséquence négative sur sa carrière internationale puisqu’il a été retenu pour disputer le Mondial avec les Lions Indomptables.

Revenu dans son ancien club après la clôture du mercato, Gaël Kakuta a laissé une forte impression pour sa première en inscrivant le but de la victoire contre Dijon (2-1) après son entrée en jeu mais s’est avoué en difficulté depuis. Surtout, l’Amiens SC n’a plus gagné en championnat après ce match. Toujours en Ligue 2, mais du côté de Pau, Charles Boli vit également un début contrasté. Titulaire sur les quatre premières journées, il a payé les mauvais résultats palois du début de saison. Sur une bonne série depuis sans le joueur prêté par Lens sur le terrain, le Pau FC va bien mieux. Au détriment de Boli.

Baldé RC LENS
Anthony Dibon/Icon Sport

Chez le promu Annecy, Ibrahima Baldé a vécu un premier mois difficile avec une blessure à l’ischio qui l’a tenu à l’écart du groupe durant cinq rencontres. Depuis, il a pris peu à peu du temps de jeu, avec une demi-heure de jeu à chaque entrée, jusqu’à être titulaire lors de la dernière journée disputée face à Caen. Il devrait être un atout important en vue du maintien lors de la deuxième partie de saison.

Mamadou « Koto » Camara est également en manque de temps de jeu du côté de Bastia, avec seulement 87 minutes sur les huit premiers matches après son arrivée. Néanmoins, titulaire face à Sochaux lors de l’ultime rencontre bastiaise, il peut garder espoir de plus de minutes après la trêve. Du côté des Pays-Bas, en deuxième division, Boubakar Camara a quant à lui été titulaire lors des quatre premiers matches… avant de ne pas goûter au terrain sur six des onze rencontres qui ont suivies. En demi-teinte.

Ils ne jouent pas ou presque pas

Parti tenter l’aventure américaine, Corentin Jean n’en a pour l’instant pas un très grand souvenir sportif. A l’Inter Miami, celui qui a été reconverti piston sur ses derniers mois lensois n’a pris part qu’à trois des treize matches disputés par sa franchise de Major League Soccer, pour 73 minutes de temps de jeu. Mais comme bien souvent pour lui, ce n’est pas en raison d’un choix de coach. D’abord en difficulté à cause d’un problème de visa, il a, par la suite, encore été touché par des problèmes physiques, cette fois au genou. Une vraie malédiction pour lui. Pour Jonathan Varane, l’Espagne ne réussit pas vraiment puisqu’il n’a jamais été appelé par l’entraîneur de Gijon pour un match de deuxième division et doit se contenter d’évoluer avec l’équipe réserve.

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