Buteur puis passeur décisif, avant de transformer l’ultime tir au but, Florian Thauvin a été le grand artisan de la qualification du RC Lens contre l’OL (2-2, 4-5), jeudi soir. De 4 à 7, découvrez nos notes après ce quart de finale de Coupe de France.
Le joueur du match
Moins fringuant ces derniers temps, avec notamment deux sorties mitigées contre Monaco et Strasbourg, Florian Thauvin (7) a rallumé la lumière face à l’OL. Au bon endroit au bon moment, il ouvre d’abord le score après une frappe de Saud Abdulhamid (23′). Le tout sur une action qu’il avait lui-même initiée avec une belle déviation. Juste avant la mi-temps, c’est lui qui met sur orbite Abdallah Sima pour le but du break (45’+1). S’il n’a pas toujours fait les bons choix, l’international français fut constamment dangereux. Surtout, il a transformé le tir au but de la qualification. Un match plein.
Les satisfactions
Encore et toujours, lui. On lui promettait l’enfer face à Endrick, Malang Sarr (7) a finalement mis l’attaquant brésilien dans sa poche. Toujours aussi tranchant dans ses interventions, il a permis à son équipe de jouer très haut en première période, en récupérant un nombre incalculable de ballons en raison de sa très bonne lecture du jeu. Et quand il s’agit de défendre sa surface de réparation, il a toujours su répondre présent (50′, 90’+3).
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Parmi les hommes en forme, Saud Abdulhamid (6) a encore tiré son épingle du jeu. S’il est peut-être un peu loin pour empêcher Rémi Himbert de déposer une merveille de centre sur la tête de Roman Iaremtchouk (67′), le Saoudien a encore très bien tenu son couloir en faisant preuve de dynamisme et de solidité. Offensivement, il a encore apporté le danger en étant à l’origine du premier but et tout proche d’en offrir le second à Abdallah Sima (32′).
Son volume de jeu est toujours aussi stupéfiant. S’il a peut-être moins rayonné qu’à Strasbourg, Mamadou Sangaré (6) a encore livré un gros match face à l’OL. Au coeur du losange rhodanien, le Malien n’a pas eu peur d’aller au combat pour gratter des ballons. Offensivement, il a aussi fait les bons déplacements pour se positionner dans les espaces libres. Et quand le navire lensois a un peu tangué en seconde période, il était l’un des rares à surnager.
Il a soufflé le chaud et le froid

Robin Risser (5) a encore vécu un match riche en émotions. D’abord très solide en première mi-temps, l’Alsacien n’a pas dégagé beaucoup de sérénité après la réduction de l’écart de l’OL, un but sur lequel sa responsabilité n’est pas engagée. Tout le contraire du deuxième où sa sortie ratée et à contre-temps permet à Rémi Himbert d’arracher la séance de tirs au but. Deux minutes plus tôt, le dernier rempart des Sang et Or avait déjà été bien peu inspiré en sortant très loin de son but sans que la situation ne le nécessite. Une action qui aurait pu très mal se terminer sans Malang Sarr. Fort heureusement pour lui, Robin Risser s’est rattrapé en stoppant la tentative de Moussa Niakhaté.
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Les déceptions
En souffrance dès qu’il doit défendre en reculant, Nidal Celik (4) a finalement été le meilleur symbole d’une équipe lensoise sur un fil durant la dernière demi-heure de jeu. Et ce n’est sans doute pas un hasard si Rémi Himbert est entré dans sa zone. Souvent pris de vitesse, le Bosnien peine encore à réaliser un match plein. Souvent éliminé en seconde période, il a logiquement été averti pour une faute à retardement. Si sa première sortie contre le Paris FC avait été bluffante, il est tout de même grand temps que Samson Baidoo revienne aux affaires.
Romain PECHON
Les notes du RC Lens :
Risser (5) – Celik (4), Ganiou (6), Sarr (7) – Abdulhamid (6), Sangaré (6), Thomasson (5), Udol (6) – Thauvin (7), Edouard (5), Sima (6)
Crédits photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport
