Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « L’occasion de relancer la machine »

Philippe Hinschberger Amiens SC
Adrien Rocher / Le 11 HDF

A l’arrêt complet depuis un peu plus d’un mois en championnat, l’Amiens SC doit désormais éviter la mauvaise surprise en coupe de France, samedi à l’occasion de la réception de l’Aiglon du Lamentin. Un match que Philippe Hinschberger aborde avec beaucoup de sérieux, histoire de ne pas connaître une nouvelle déconvenue. Entretien.

Philippe, ce match doit-il être une formalité pour l’Amiens SC ? 

Il n’y a jamais de formalité dans le sport, il y a toujours un adversaire à battre. On respecte notre adversaire et on veut simplement faire parler la différence de niveau, qui plus est sur notre terrain. On vise la qualification pour les 32èmes mais ce sera la volonté de l’adversaire au coup d’envoi également. A nous d’imposer notre jeu. Globalement, il n’y aura pas cinq divisions d’écart (ndlr : quatre). Si on est un peu moins bon et qu’ils sont meilleurs, ça va réduire. Je ne connais pas le niveau du football en Martinique mais on a pris un maximum d’informations sur eux. On en a moins qu’habituellement, c’est certain.

Avez-vous déjà connu des éliminations dans ce type de contexte ? 

J’ai connu des éliminations très piteuses, jamais en dessous de la DH. C’était souvent chez l’adversaire dans des conditions où tu as parfois l’impression que la FFF fait tout pour éliminer les clubs professionnels. Depuis quelques années, c’est mieux.

Le fait de jouer à la Licorne doit limiter les risques de mauvaises surprises…

On est surtout content de recevoir Le Lamentin alors qu’on aurait dû jouer un match compliqué à Aubervilliers. Il faut savoir saisir la chance qui nous est offerte aujourd’hui, sans dénigrer du tout mon adversaire. On doit être capable d’imposer notre jeu. Il y aura très certainement trois-quatre bons joueurs dans cette équipe du Lamentin, on aura l’occasion de le vérifier samedi après-midi. On sait à quoi s’attendre comme match et on a l’avantage du terrain, même si en ce moment on n’est pas prolifique sur notre terrain. C’est aussi l’occasion de relancer la machine. L’adversaire est sorti de ses tours de coupe, ça reste une des meilleures équipes de Martinique mais on n’a pas à aller se perdre dans des choses. On est une équipe de Ligue 2 et on doit imposer notre jeu, point final. C’est non discutable.

Je vais mettre ma meilleure équipe !

Ce match peut-il être pour certains de se remettre en confiance ?

J’espère mais j’ai lancé Chibozo et Bandé à Chambly, ce n’était pas un cadeau. J’ai même essayé de relancer Adama Diakhaby l’an dernier à Cambrai, ce n’était pas une réussite. Ce ne sont pas des matches faits pour briller. Tu peux, si ça se passe bien, mais ce sont des matches difficiles et tant qu’on n’aura pas ouvert le score, ils vont s’accrocher et c’est normal. C’est le match auquel on va se heurter. L’an dernier, Tolu a trouvé de l’efficacité et quand tu es attaquant et que tu marques, ça te donne de la confiance.

Jouer ce match à domicile plutôt qu’à l’extérieur sur un terrain potentiellement difficile modifie-t-il vos plans en termes de gestion de groupe ?

Je vais mettre ma meilleure équipe. J’en avais ménagé quelques-uns à Chambly et c’était logique parce qu’on avait encore des matches de championnat derrière et certains avaient beaucoup donné. On jouera quand même sans Fofana, Formose (Mendy) mais ce n’est pas grave, on fera sans. Pour le reste, on mettra la meilleure équipe. Il y a une qualification à avoir et je ne suis pas là pour tenter des trucs, faire des essais. Les joueurs qui étaient là cette semaine à l’entraînement sont disponibles pour jouer samedi.

Vos joueurs se doivent-ils d’être encore plus sérieux à l’approche de ce match après les quatre dernières défaites en championnat ?

On revient toujours aux mêmes choses, il faut analyser les défaites. Sur les trois derniers matches, on a des statistiques qui sont deux à trois fois supérieures à tous nos matches du début de saison. Aujourd’hui, c’est une question d’efficacité. Il y a aussi des décisions d’arbitrage qui sont défavorables, sans revenir sur le pénalty. Oui, on doit marquer autrement, mais dans la chronologie du match, si tu le marques, tu ouvres le score. On sait ce que l’on fait bien et mal actuellement, c’est clairement décrypté. Améliorer notre efficacité dans les deux surfaces, marquer quand tu as les occasions, défendre mieux le but qu’actuellement. De la mi-temps jusqu’à la 72è, QRM ne rentre pas dans notre surface mais on a surtout trois grosses occasions. C’est un match qu’on peut largement gagner, même si on peut également le perdre. On va balayer tout ça, se préparer pour le match de samedi, l’objectif est de se qualifier avant de partir une dizaine de jours en vacances et revenir avec l’esprit nettoyé pour repartir du meilleur pied possible. Ca peut et ça doit stopper cette spirale de défaites. Tu stoppes ça par un bon résultat et ça ne peut être qu’une victoire.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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