Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « L’an passé, on avait plus de talent mais un groupe merdique »

Amiens SC Hinschberger
Eddy Lemaistre/FEP/Icon Sport

Quatrième de Ligue 2 après un retour à la compétition parfaitement géré entre Noël et le jour de l’An, l’Amiens SC peut nourrir de vraies ambitions pour la deuxième partie de saison. En attendant, Philippe Hinschberger s’est confié auprès de nos confrères du site 13heuresfoot.fr. L’occasion pour lui de revenir sur sa longue et riche carrière. Morceaux choisis.

Hinschberger a fait le ménage à l’Amiens SC

« Regardez à Amiens, l’année passée, saison difficile, vestiaire difficile, on a tout changé, la moitié du vestiaire, on n’a mis que des jeunes, et cette année à la 11e journée on était premiers. Il n’y a pas non plus de mystère, il faut que l’entraîneur puisse avoir les conditions dont il a envie. Moi, je n’aime pas avoir trente joueurs à l’entraînement, je ne suis pas bon. Vous me filez 24 joueurs, je suis meilleur, vous ne vous perdez pas en organisation, en choses qui ne devraient pas exister. L’an passé on avait beaucoup plus de talent que cette année, mais un groupe merdique. Il faut aussi que les planètes soient alignées. Elles l’étaient à Grenoble, sur la dernière année. La réussite, elle s’auto-crée, à vrai dire. »

Son regard sur la Ligue 2 cette saison

« L’évolution est énorme. Les clubs, les stades, les joueurs qui y évoluent, c’est extraordinaire, vous regardez les pelouses, certaines sont équivalentes à la Ligue 1, à Amiens on a un billard. On parle de clubs moins « reluisants » comme Pau, Rodez, mais attendez, les attaquants de Pau, on parle de mecs forts. Le spectacle est vraiment au rendez-vous, et il y a tellement de clubs aujourd’hui qui prétendent à monter ou le veulent, les Caen, les Le Havre, les Sochaux, et puis je ne parle même pas de Saint-Etienne, Bordeaux ou Metz. D’ailleurs l’un d’entre eux ne montera pas, mais bon c’est tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à pas voter pour un championnat à 18 clubs ! (rires). Quand on voit les effectifs, non, c’est fantastique. Combien de joueurs de Ligue 2 vont grossir les clubs de Ligue 1. Quand vous vous dites qu’un joueur comme Gaëtan Weissbeck, qui est pour moi le meilleur joueur de Ligue 2, est à Sochaux, ça vous donne une idée de la Ligue 2. »

Sa vision sur son métier d’entraîneur

« La carrière de joueur, c’était vraiment un grand plaisir. Celle d’entraîneur, c’est dur. Il faut une passion de tous les jours, avoir la foi, le feu, l’étincelle, la moelle à transmettre à vos joueurs quand vous avez perdu plusieurs matches. Ce métier est très sympa quand on gagne, mais il est horrible quand vous perdez. Horrible. Horrible. Tout le monde donne son avis, le machin, le bidule, le joueur qui tire la gueule, il faut savoir se détacher tous les matins de la victoire comme de la défaite, mais dès fois, ce métier, ce n’est pas possible. Les gens qui expliquent comment faire jouer l’équipe, alors que pas un seul n’est entraîneur ; et alors, ils ne veulent pas passer le diplôme ?! Bosser les samedis, les dimanches, rentrer tard le soir ? Par contre ils veulent bien votre salaire ! »

Retrouvez l’intégralité de l’entretien de Philippe Hinschberger sur le site 13heuresfoot

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