Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « Je suis dans l’incompréhension »

Amiens SC Hinschberger
Amiens Football

Sonné après la nouvelle contre-performance de l’Amiens SC, battu à Dijon (1-0) en étant en supériorité numérique pendant toute une mi-temps, Philippe Hinschberger reconnaît une certaine impuissance alors qu’il a fixé un tout nouvel objectif à son équipe : gagner trois matches d’ici la trêve hivernale pour ne pas sombrer définitivement. Entretien.

Cette défaite ressemble à un coup de massue…

Bien sûr. Ce n’est pas du tout le match que j’attendais. L’adversaire l’a fait, notamment sur la première mi-temps, même si on ne peut pas dire qu’on ait subi beaucoup d’occasions contre nous mais ils avaient la maîtrise. En deuxième, on était en supériorité numérique et on est bien placé pour savoir que ce n’est pas chose aisée. On a eu la possession mais le mot que je trouverais pour ce soir c’est affligeant. Techniquement, on a été affligeant, rarement dans les bons tempos de passe ni de bon jeu combiné. Quand on arrivait à faire tout ça, il n’y avait pas le bon centre. Il y avait trop de manque technique et on a énormément souffert devant la qualité technique de Dijon. Est-ce qu’on est à notre réel niveau ? Ca dure depuis un bout de temps donc il faut que l’on se pose les bonnes questions.

Vous êtes désormais dix-neuvièmes…

Le classement est dégueulasse depuis le début de saison, on n’a jamais été au-delà des cinq derniers. Aujourd’hui, certainement que notre classement reflète ce que l’on produit. On voit notre difficulté à simplement se créer une occasion nette ce soir (samedi), à mettre un bon coup franc. Notre match est un peu à l’image de notre premier corner. On sait que les coups de pied arrêtés sont très importants, que l’adversaire en a pris depuis le début de saison, et il est raté par Arnaud (Lusamba). Ca peut arriver, ce n’est pas grave, mais c’est un peu symptomatique. Techniquement, on n’a pas été bon du tout.

Comment faire pour ne pas être gagné par un sentiment d’impuissance ?

Tu es obligé de l’être, autrement tu n’es pas face à la réalité. Je donne un objectif à mes joueurs qui est de gagner trois matches d’ici la trêve pour qu’on arrive à quatre victoires et à dix-huit ou vingt points à la trêve. Il faut se fixer des objectifs réalisables et atteignables. Dans notre cas de figure, on le sait. On prend un but sur une frappe. Soit on n’a pas de bol, soit on n’a pas de réussite, soit il faut changer d’état d’esprit. Je pense que le gros problème vient de là.

Pour attaquer, c’est un calvaire.

Craignez-vous de voir l’équipe se décourager ?

C’est normal qu’ils se découragent parce qu’ils font quand même des efforts. Je trouve qu’ils ont plutôt essayé, mais c’est compliqué quand on ne sait pas se faire trois passes. Sur la première demi-heure, c’est impossible de jouer ! Tu rends tout le temps le ballon à l’adversaire, t’es dans le chantier. On a plutôt bien défendu mais pour attaquer, c’est un calvaire.

Cela fait-il mal de prendre un but à onze contre dix ?

C’est un peu vexant, mais c’est comme ça. Il y a trois semaines on a joué à deux de moins à Nancy et on a pris une frappe déviée, autrement on gagnait 1-0. Il n’y a pas de honte. Ce n’est pas parce que vous êtes à onze contre dix que ce sera plus facile. Vous allez avoir plus de possession, mais l’adversaire met deux lignes de quatre à trente-cinq mètres de ses buts, c’est classique, on fait tous ça. Ils avaient une pointe devant et vous avez vu avec quelle dextérité Dijon est sorti de son camp. Sur le plan technique, on a souffert énormément contre cette équipe. Ca reflète peut-être notre valeur technique, et si c’est le cas, la saison va être très dure.

Les centres ne sont pas arrivés…

Je n’en parle même pas. On va englober, les centres, les coups de pied arrêtés, la qualité des passes, des remises… Quand tu es capable de te mettre en situation, ton centre finit derrière le but. C’est gênant.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis dans l’incompréhension. J’ai franchement du mal. On a gagné un match sur douze, ça ne marche pas. Soit tu changes tout, et il n’y a pas beaucoup de risques. Il y a vraiment un travail en profondeur que je dois faire cette semaine. Le chantier est énorme quand tu gagnes un match en trois mois. Comment tu vas faire pour battre Valenciennes, c’est la seule question qui se pose pour l’instant.

Propos recueillis par Romain PECHON

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N.S
N.S
3 mois il y a

Des chèvres incroyable touche des tunes pour courir pas un seul fait des efforts. NUL.

Christian Thuillier
Christian Thuillier
3 mois il y a

des trop payés des incapables j invite les supporters à ne plus aller au stade c edt inacceptable.