Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « J’attends un autre comportement contre le PFC »

Hinschberger Amiens SC
Le 11 HDF

S’il continue de penser que le point pris par l’Amiens SC au Havre reste une bonne opération sur le plan comptable, Philippe Hinschberger attend un tout autre contenu de la part de son équipe contre le Paris FC, mardi pour le compte de la 6ème journée de Ligue 2. Entretien.

Philippe, qu’attendez-vous de l’Amiens SC contre le PFC, trois jours après la prestation décevante au Havre ?

L’objectif est le même pour toutes les équipes, je ne pense pas qu’une rentre sur le terrain pour ne pas gagner. Après, il y a des problématiques que l’on résout ou pas. Au Havre, on n’en a pas résolu beaucoup. Sur ce match, je suis resté sur ma faim, énormément. Il ne faut pas non plus que ce soit quelque chose de rédhibitoire ou le début de quelque chose de mauvais. J’attends que l’on ait un autre comportement demain soir (ndlr : mardi) en étant beaucoup plus vindicatif, percutant, dans le sens de la profondeur que ce que l’on a fait au Havre.

On a l’impression que vos joueurs ont encore besoin de confiance…

Je trouve qu’au Havre, on a fait un match particulier. On est resté toujours en dedans dans beaucoup de domaines et qui plus est, on a marqué sur notre seule action à peu près construite du match. Ca nous laisse beaucoup de regrets et de questions pour savoir pourquoi on n’en a pas fait plus. On n’a pas trop eu le temps d’analyser ce match non plus parce qu’on passe très vite à autre chose, il faut se projeter vers le futur et c’est demain contre Paris, qui sera un autre match. On n’a pas évolué comme une équipe qui pouvait être première à la fin de ce match, ce qui aurait été le cas en gagnant.

Au Havre, notre jeu vertical n’a pas existé.

Ce n’est pas très grave mais je veux savoir pourquoi, quand même. J’ai quelques explications quand même, parce qu’on n’est pas allé chatouiller l’arrière-garde du Havre. Notre jeu vertical n’a pas existé. On s’est contenté de passes latérales. On ne pouvait pas jouer dans la profondeur soit parce qu’il n’y avait pas d’appels, soit parce qu’on ne les voyait pas, soit parce qu’on fait des fautes techniques. On a joué derrière ou sur le côté à peu près tout le match.

Comment l’Amiens SC pourrait bien se métamorphoser en l’espace de trois jours ?

Elle va avoir besoin de se re-métamorphoser. On était beaucoup plus vindicatif, même à Metz, que sur ce match du Havre, alors qu’à Metz on prend une large défaite. Ce sont les choses non-explicables du football. On s’est plutôt métamorphosé sur le match de samedi dernier et j’attends simplement que l’on reprenne le véritable visage de l’Amiens SC à domicile, c’est-à-dire une équipe capable de gagner, sans forcément maîtriser toute la partie.

Amiens SC Hinschberger
Maxime Le Pihif/FEP/Icon Sport

Comment expliquez-vous que l’équipe ait autant de mal à rentrer dans ses matches ?

Je ne l’explique pas, je ne sais pas pourquoi on fait autant d’erreurs technique sur le premier quart d’heure, on a beaucoup de mal à rentrer dans nos matches. Ce n’est pas qu’on ne veut pas y mettre de l’intensité mais on fait beaucoup de bêtises, on perd beaucoup de ballons, on en met en touche, Régis rate un dégagement. Ce sont plein de petites choses qui mettent l’équipe sur des chardons ardents et un peu sur le grill. Je pense qu’il faut que l’on aborde tout ça avec plus de sérénité, de confiance en nous dans nos passes. On fait des trucs des fois au coup d’envoi où on fait deux passes pour arriver jusqu’à Régis. Il y a d’autres choses à faire pour bien rentrer dans le match et c’est ce que l’on sollicite de nos joueurs. C’est vrai que contre Bastia, on voulait leur mettre un pressing fort d’entrée mais on a tellement voulu le faire qu’au bout de trente secondes, on a concédé un coup-franc près de notre surface. On n’a peut-être pas une équipe formatée pour ça non plus. L’objectif est de bien rentrer dans le match, oui, trouver les solutions et mots pour, c’est mon rôle, et ensuite rester sur nos prestations à domicile qui sont bonnes et ont donné six points.

En dépit de la bonne série comptable, diriez-vous que votre équipe est encore un peu fragile ? 

Je ne sais pas, je n’en sais rien ! On a fait cinq matches pour l’instant, on verra dans dix matches ce que ça donnera. On a reconstruit pas mal de choses, on a des nouveaux joueurs, des gens qui doivent s’approprier un système et ce que l’on a fait jusqu’à présent est plutôt pas mal. En tout cas, on est dans ce que l’on voulait faire, on a bien commencé notre saison avec trois victoires en cinq matches. Notre première moitié du début de saison est plutôt réussie.

Propos recueillis par Romain PECHON

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