Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « Avoir un comportement digne d’une équipe professionnelle »

Hinschberger Amiens SC
Eddy Lemaistre/FEP/Icon Sport

Remis dans le sens de la marche en gagnant à Laval, l’Amiens SC aborde une semaine chargée avec pas moins de trois rencontres en six jours. Et si Philippe Hinschberger ne compte pas faire l’impasse sur le 32e de finale de coupe de France à Thaon, sachant pertinemment la difficulté qui attend son équipe dans les Vosges, l’idée de gérer son effectif est bien à l’ordre du jour. Entretien. 

Philippe, avec l’enchaînement de trois matches en une semaine on imagine que la priorité est au championnat pour l’Amiens SC même si vous n’allez pas faire l’impasse sur ce match à Thaon…

Oui, on s’est remis à l’endroit en championnat et ce serait bête de perdre trop de monde là-bas. On va rentrer tard (ndlr : vers 3 heures du matin), on va jouer sur un terrain très compliqué, contre une grosse adversité. A cette époque de l’année, quand tu n’as pas la chance d’avoir un terrain hybride, tous les terrains sont compliqués. Le football professionnel est passé dans une autre dimension mais il faut bien reconnaître que les terrains sont excellents, même en hiver. Retrouver des terrains comme ça, on s’y prépare. Tout ça fait qu’on est obligé de le prendre en considération pour garder des forces pour les deux matches qui arrivent en championnat.

Et c’est aussi le genre de match qui peut mal tourner si vous n’êtes pas au taquet dans l’engagement…

Il y a des paramètres à prendre en compte sur des matches de coupe avec un adversaire qui est deuxième de son groupe de N3, invaincu depuis le début de la saison, a éliminé Sochaux, a failli éliminer Reims l’an dernier. On sait à quel match on s’attend, quel comportement il faut que l’on ait, un comportement digne d’une équipe professionnelle. Ca ne veut pas dire que l’on va gagner, mais il faut avoir le bon comportement. L’adversaire fera son match, on fera le nôtre et que le meilleur gagne.

On parle de faute professionnelle quand on se fait éliminer par une N3, je ne suis pas d’accord. La faute professionnelle est de ne pas analyser son adversaire.

Thaon est plus qu’une équipe de coupe pour vous ? 

Ils ont une grande stabilité dans l’effectif, des garçons qui jouent ensemble depuis longtemps. Maintenant, je ne vais pas vous cacher que je n’ai pas une observation acharnée des championnats de National 3. Pour autant, on va être bien concentré sur ce match qui est leur match. Il faut comprendre ça. Ca va être dur, c’est du 50-50. Chez une équipe de N2, c’est du 60-40 pour l’équipe de N2. Il faut tout englober, les conditions de jeu qui ne seront pas facilitantes pour nous.

C’est un match que l’Amiens SC a préparé avec beaucoup de sérieux en allant notamment les superviser sur place…

On le faisait déjà contre une équipe de D1 l’année dernière, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas à partir du moment où on peut le faire. On parle de faute professionnelle quand on se fait éliminer par une N3, je ne suis pas d’accord. La faute professionnelle est de ne pas analyser son adversaire, parce qu’on a la possibilité de le faire. On a fait tout ce qui était en nos capacités, sachant que leur dernier match a été remis. On a récupéré ce qu’il fallait en vidéo, on a les informations sur cette équipe.

Le fait qu’ils aient éliminé Sochaux au tour précédent met-il forcément encore plus le groupe en alerte ?

On leur a déjà parlé de l’élimination de Sochaux mais chaque match a sa vérité. Les exploits en appelant d’autres, on est méfiant.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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