Paulo Fonseca (LOSC) : « Je suis ouvert à la critique »

Paulo Fonseca LOSC
Sandra Ruhaut/Icon Sport

Après ses propos du début de semaine, Paulo Fonseca est revenu sur les différentes polémiques qui ont animé la semaine du LOSC. Lucide, il ne s’est pas braqué et a même évoqué le mercato d’hiver désormais ouvert. Entretien.

Paulo Fonseca, revenons sur vos déclarations après le match contre Reims qui étaient spontanées. Regrettez-vous d’avoir donné votre opinion sans filtre ou avez-vous trouvé ça utile ?

Pour reprendre une expression du football, je ne veux pas botter en touche. C’est vrai que j’étais très frustré à la fin du match, très mécontent du résultat et de la situation. Je pense que c’était une réaction assez forte, j’ai réagi à chaud. C’était une réaction dans l’instant, sous le coup de l’émotion. Nos supporters comprennent notre façon de jouer et le projet que l’on est en train de construire. On était ensemble et on restera ensemble, c’est très important.
Il ne faut pas créer de polémiques, on va travailler et avancer. Dimanche, je suis sûr qu’ils seront là pour nous encourager. Je veux préciser également que je souhaitais simplement défendre mes joueurs. Mon équipe doit faire preuve de courage et je veux qu’ils continuent de cette manière. C’est ce qui nous donne un avantage sur le terrain, mais c’est aussi le fait d’avoir nos supporters derrière nous. Je ne veux que rien ne puisse briser cette dynamique.

Un groupe de supporters a dit que vous n’acceptiez pas la critique dans un communiqué. Trouvez-vous cela dur ou comprenez-vous ?

Je comprends et je pense tout simplement que les supporters ne me connaissent peut-être pas assez encore. Je suis tout à fait ouvert à la critique. D’ailleurs, si on fait ce métier et si on est coach, on sait qu’on s’y expose. Si on n’est pas prêt à entendre ces critiques, on ne fait pas ce métier. Croyez moi, je suis ouvert et je pense qu’on doit écouter nos supporters.

Aujourd’hui, êtes-vous venu calmer le jeu ?

Je ne souhaite pas que ça devienne un problème pour l’équipe. Comme je l’ai dit, c’était peut-être disproportionné. Je souhaitais surtout défendre les joueurs et notre façon de jouer, mais pour moi, il n’y a pas de débat. Il y avait une très grosse frustration après le match, et peut-être à ce moment-là, nous sommes plus touchés par la situation. J’ai aucun problème à reconnaître ça. Pour moi, le plus important est de rester unis en tant que club, équipe, groupe. Comme je l’ai déjà dit, on a un nouveau projet fait de nouveaux joueurs. Si on compare avec l’investissement de certaines équipes du championnat, on est en-dessous. Mais ce qu’on souhaite mettre en place, c’est pouvoir se battre contre ces clubs qui ont des budgets plus importants. Une des choses que j’ai proposé dès mon arrivée, c’est de créer une façon de jouer attractive, portée sur l’offensive et sur la possession. Nos supporters reconnaissent que notre façon de jouer est très agréable et très différente des autres. Rien ne changera à ce niveau-là.

Vous venez de dire que vous manquez de joueurs. Estimez-vous nécessaire le fait de renforcer votre équipe au mercato hivernal et si oui, à quel poste ?

On regarde les opportunités qui se présentent sur le marché. Comme je l’ai déjà dit, je n’aime pas particulièrement le mercato d’hiver. De plus, pour notre façon de jouer et notre style de jeu, un nouveau joueur a besoin de s’adapter à ce style et on n’a pas forcément beaucoup de temps pour le faire. Peut-être pour un joueur, au vu de la situation d’Akim (Zedadka) qui nous a quitté en prêt. Ce serait plutôt un latéral droit. Pour les autres postes, pas de besoin, même si on ne sait jamais. Au cas où une opportunité se présente… En tout cas, on ne cherche pas un nouveau Ismaily à gauche.

Nabil Bentaleb, milieu de terrain d’Angers, a expliqué qu’il aimerait beaucoup revenir au LOSC. Est-ce que c’est un joueur qui vous intéresse et un profil que vous appréciez ?

J’admet que c’est un top joueur, mais nous n’avons aucun contact avec lui. À ce poste-là, nous avons déjà beaucoup de joueurs de qualité, comme Benjamin (André), André (Gomes), Carlos (Baleba), Angel (Gomes) ou encore Jonas (Martin). Nous n’avons pas de besoin à ce poste.

Que pensez-vous de cette épreuve qu’est la Coupe de France ?

C’est une compétition que j’aime beaucoup. D’ailleurs, j’ai eu la chance de la gagner au Portugal et en Ukraine. Pour nous, aujourd’hui, l’important est de gagner le prochain. Après, c’est difficile de se projeter dans le parcours en Coupe de France, on ne sait jamais ce qui peut se produire. Nous y allons pas à pas, pour espérer aller le plus loin possible. Je ne sais pas si c’est la compétition la plus importante, mais je comprends le coach Galtier (Christophe). Dans sa position, je tiendrais ce genre de discours aussi. C’est un message à mes joueurs pour les encourager.

Vous allez jouer contre Troyes, une équipe de Ligue 1. Actuellement, vous avez des problèmes d’efficacité, est-ce que cela va devenir une obsession chez les joueurs de ne pas concrétiser ?

Il ne faut pas que ce problème d’efficacité ne devienne une obsession, mais plutôt une conséquence. C’est vrai qu’on se crée beaucoup d’occasions, donc il faut tout simplement être efficaces. Sans stress, ni pression. Il faut qu’on travaille encore et encore là-dessus pour s’améliorer et devenir plus tueurs.

Paulo Fonseca, êtes-vous heureux à Lille ?

Oui, je suis très heureux. Quand j’ai eu cette possibilité de venir entraîner le LOSC, j’ai pensé à beaucoup de facteurs. Ce qui me motivait le plus, c’était de créer une identité propre et forte. J’ai rencontré les joueurs et je me suis aperçu que tout le monde était extrêmement motivé. Ça a forcément déteint sur moi. Aujourd’hui, je suis très très heureux à Lille. On a créé cette identité avec ce groupe, les joueurs adhèrent au projet et ils y croient. En outre, ils ont réussi à s’adapter beaucoup plus rapidement que ce que je pensais. Ce club me donne des conditions de travail fantastiques, mes relations avec tout le monde sont excellentes. Les gens avec lesquels je travaille sont des gens bienveillants avec qui tout se passe pour le mieux.

Que pensez-vous de votre adversaire, qui est un club de Ligue 1 qui plus est ?

La chose la plus importante, c’est de comprendre que ça ne sera pas un match classique, comme un match de championnat. Ici, ce n’est pas une question de points, mais de se qualifier pour le tour suivant. En fait, c’est gagner ou mourir. On sait qu’on va jouer une équipe bien organisée, bien en place, très motivée. On l’a vu, car ils ont gagné leur dernier match à l’extérieur. Troyes est une équipe qui a des ambitions. On doit gagner ce match avec notre niveau, notre style de jeu, notre agressivité. Il n’y a pas de match facile ici.

Léo Jardim n’était pas sur la feuille de match contre Reims. Est-il toujours impliqué au club ou a-t-il des envies de départ ?

En fait, Léo a eu une déchirure musculaire, ce qui fait qu’il n’a pas pu être là.

Source : Lille OSC


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