Paul Charruau (Amiens SC) : « Si on n’est pas à 100%, il peut y avoir une surprise »

Paul Charruau Xavier Poitrinal Amiens SC
Adrien Rocher - Le 11 HDF

En dépit d’une alerte à l’entraînement en début de semaine, Paul Charruau devrait bien garder les buts de l’Amiens SC lors du huitième tour de coupe de France face à l’Aiglon du Lamentin, samedi à la Licorne. Un match que l’habituelle doublure de Régis Gurtner ne veut pas prendre à la légère. Entretien.

Paul, dans quel état d’esprit êtes-vous à deux jours de ce huitième tour de coupe de France ?

L’état d’esprit est le même qu’au tour précédent, on aborde ce match avec la même détermination, la même rigueur dans le travail toute la semaine pour se donner le maximum de chances de remporter ce match. Il faut rester sérieux et c’est pour ça qu’on ne change pas notre manière d’aborder ce match.

Vous êtes tout de même archi favoris…

Bien sûr, mais c’est la coupe, c’est le football. Ce n’est pas parce qu’on est archi favoris que l’on peut se permettre d’y aller à 20%. Si on n’est pas à 100%, il peut y avoir une surprise et on n’en veut pas. Quel que soit l’adversaire, on se prépare de la même manière la semaine, on travaille avec autant de sérieux. Si demain (ndlr : samedi), ça devait être un gros club, il y aurait un peu plus de tension qu’il n’y en a aujourd’hui mais dans la rigueur dans le travail et la concentration qu’on a toute la semaine, rien ne change. Le jour du match, tout comme c’était le cas à Chambly, il faudra mettre les bons ingrédients sinon tout peut arriver. Si on veut se donner la possibilité de remporter ce match aisément, il faudra être sérieux.

Jouer à La Licorne doit permettre d’éviter la surprise…

C’est sûr qu’on est content de jouer chez nous, ça nous évite un déplacement. On connait les lieux, on est chez nous. On n’a pas à changer nos habitudes, on a les mêmes repères que d’habitude. Je suis content que ce soit ici parce que ce sera mon premier match à La Licorne. En plus, c’est un samedi, ça nous fait un peu plus de congés.

Il devrait y avoir beaucoup de supporters martiniquais…

C’est ce que j’ai entendu ! Ce n’est pas forcément un aspect sur lequel je m’arrête énormément. Je me prépare au match, le contexte sera ce qu’il sera et ça ne change pas la manière d’aborder la compétition.

Je n’ose même pas imaginer que l’on puisse perdre samedi.

Comment analysez-vous la mauvaise passe de l’Amiens SC ?

De plein de manières différentes. L’important aujourd’hui est de se concentrer sur la coupe parce que c’est ça qui arrive. Elle peut amener une dynamique différente. Après, là, c’est encore plus particulier parce qu’il y a la coupure après ce match. La situation est ce qu’elle est, on continue de bosser comme à notre habitude et l’important sera de gagner samedi pour bien couper psychologiquement pendant la trêve et revenir très frais et plein d’envie le 2 décembre.

On imagine que ces quatre défaites ont fait mal…

Les défaites ne sont jamais agréables, aussi bien psychologiquement que comptablement. C’est une réalité, des faits. On essaye de trouver une solution à cette situation mais aujourd’hui, c’est la coupe et derrière ça va couper. On va avoir la possibilité de souffler et ensuite réanalyser cette partie. Ca permettra de partir sur un élan nouveau, mais oui les quatre défaites font mal. On est compétiteur, on veut gagner le maximum. On n’est pas content.

La mauvaise série ajoute-t-elle de la pression à l’approche de ce match de coupe de France ?

Je ne pense pas. Si on avait fait quatre victoires, l’objectif aurait été le même : gagner. Je n’ose même pas imaginer que l’on puisse perdre samedi. Bien sûr qu’avec quatre défaites, on veut gagner parce qu’on veut casser cette spirale et ramener la victoire à La Licorne, mais ça ne rajoute pas de pression sur ce match. La coupe est très différente du championnat, c’est une compétition à part entière, avec sa pression à elle mais il n’y a pas de vases communicants entre les deux compétitions au niveau de la pression.

Ce match est aussi l’occasion de retrouver un peu de confiance si tout se déroule normalement…

Il y a un fait très bizarre cette année parce qu’on va jouer le 19 novembre et le match suivant est le 26 décembre. C’est plus d’un mois après. Oui, ça va apporter de la confiance à certains mais il y a un mois qui va se passer, une préparation, au moins trois matches amicaux. Il vaut mieux être performant mais ce n’est pas ça qui fera une grande différence sur le match du 26 décembre.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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