Olivier Létang (LOSC) : « Les victoires me manquent »

Olivier Létang LOSC
Pavel Clauzard / Le 11 HDF

Venu exceptionnellement pour évoquer la prolongation de Benjamin André, Olivier Létang a été interrogé sur de multiples sujets. En plein mercato d’hiver, le président du LOSC a également parlé de la stratégie du club dans le sens des arrivées. Entretien.

Olivier Létang, en quoi est-ce important pour vous dès maintenant d’annoncer la prolongation d’un joueur de ce calibre-là ?

On s’est rencontrés un certain nombre de fois avec Benjamin et on a d’ailleurs passé de bons moments. On a beaucoup parlé du projet, de la relation, de la confiance, de ce qu’on voulait faire. Sur le timing, on aurait dû le faire plus tôt, mais j’ai eu un deuil fin décembre de quelqu’un de très proche. Je suis parti une quinzaine de jours, donc ça a reporté les discussions et la finalisation. À mon retour, nous avons naturellement repris les discussions. Il n’y avait pas de timing précis, mais à partir du moment où ça semblait une évidence de chaque côté, ça s’est fait tout naturellement. J’attendais qu’on puisse vous présenter la prolongation de Benjamin. Ce n’est pas une fin en soi, on l’a dit, l’objectif est de continuer à performer, à gagner. Gagner doit être une drogue, je préfère ça ou alors arrêter si c’est pour rester et dire qu’on végète. Benjamin l’a dit, on a gagné trois titres ensemble, j’ai eu la chance d’en gagner 18. Quand vous en avez gagné trois, vous voulez en gagner quatre, et ainsi de suite. C’est quelque chose d’extraordinaire que nous partageons et qui nous donne parfois une rage pour aller chercher des choses. Les victoires me manquent et j’ai envie qu’on retrouve une série de victoires. On fait beaucoup de choses très bien, mais le haut niveau, ce sont des petits détails. Nous devons les améliorer pour aller chercher des points.

Vous avez beaucoup de monde au milieu de terrain. Est-ce que cela renforce en vous l’idée qu’il n’y a pas besoin de renforts, à l’image de Nabil Bentaleb ?

Aujourd’hui, on a un milieu de terrain très fourni avec Benjamin André, André Gomes, Angel Gomes, Rémy Cabella, Carlos Baleba et Jonas Martin. Ça veut dire qu’il y a déjà du monde et je crois que le coach a déjà dit qu’il était content de Jonas. Si on prend un autre joueur, on va potentiellement créer de la frustration. Moi, je ne suis pas pour surcharger l’effectif. On doit avoir des garçons qui se disent « si je suis bon, je peux jouer ». Ce n’est pas un domaine le milieu où on est en recherche.

Jonas Martin a-t-il encore sa place au LOSC ?

Quand on est joueur, on a toujours une frustration quand on ne joue pas. Jonas est très important dans les semaines de travail, car si vous voulez jouer, il faut bien s’entraîner. Ce sont des choses que vous ne voyez pas légitimement. Même s’il y a une frustration de ne pas jouer le week-end, et elle est légitime, on aurait un problème si c’était le contraire. Toutes les séances d’entraînement, il est là et à fond, à haranguer pour que ceux qui jouent le week-end soient meilleurs.

Est-ce que ça va bouger à Lille d’ici le 31 janvier ?

La première des choses, c’est qu’il est hors de question que l’on perde des éléments qui pourraient nous rendre moins performants. Timo (Weah) a eu une première partie de saison contrariée par une blessure. On a travaillé patiemment et calmement pour qu’il puisse être de retour avant la trêve internationale et qu’il puisse participer à la Coupe du Monde, ce qui était important pour lui. Aujourd’hui, il va bien et est en capacité de jouer plusieurs postes. J’ai lu comme vous certains intérêts, mais personne ne m’a appelé aujourd’hui. Notre volonté, c’est de le garder avec nous. Pour revenir sur le mercato, avec Paulo (Fonseca), nous ne sommes pas des grands fans du mercato de janvier. Il faut intégrer des joueurs sur un modèle de jeu bien spécifique. Nous sommes en éveil pour regarder si sur un profil ou un poste, quelqu’un peut nous apporter quelque chose. Aujourd’hui, notre effectif a de la gueule.

Vendredi dernier, le coach disait avoir besoin d’un arrière droit. Avez-vous des pistes ?

On n’a pas de phénomène d’urgence, car on a trois garçons qui peuvent jouer à ce poste. On a Bafo (Diakité), on a Timo (Weah) qui a joué à ce poste et aussi Tiago (Djalo). J’ai entendu dire qu’à droite, nous sommes moins offensifs, alors que c’est la façon de jouer de Paulo. Encore une fois, sur le mercato de janvier, il faut des garçons qui arrivent avec la capacité à être performants, qui soient fits et qui aient la bonne mentalité. Tout le mois d’août, j’ai dit à chaque fois la même chose, nous ne recrutons pas des joueurs, mais des hommes. Il faut des bons profils qui apportent à notre effectif. Sur le mois de janvier, ce n’est pas forcément très simple, mais on est très tranquilles sur ce poste-là.

Propos recueillis par Pavel CLAUZARD


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