Olivier Guégan (VAFC) : « Montrer de l’orgueil et de la fierté »

Guégan VAFC
FEP/Panoramic/Imago

Fragilisé par le mauvais début du VAFC, qui n’a pris que cinq points en sept journées et pointe actuellement au dix-septième rang, Olivier Guégan attend une réaction d’orgueil de ses joueurs face à Pau, samedi soir. S’il se refuse encore à faire un bilan, l’entraîneur valenciennois sait que son équipe et lui jouent gros ce prochain match. Entretien.

Comment avez-vous vécu cette semaine en apparence agitée du côté du VAFC ? 

Déjà, je suis resté calme, serein et lucide. J’ai gardé ma ligne de travail. Après, on ne peut pas se satisfaire des résultats actuels, c’est impossible. Nos résultats à la maison ne sont pas à la hauteur. On a souvent l’occasion d’ouvrir le score, mais on se met en difficulté par manque de maturité et surtout de confiance. C’est la vérité d’aujourd’hui. On a une semaine à trois matches importante et la vérité de demain ne sera peut-être pas la même. Il faut donc être concentré sur le match de Pau, être costaud mentalement, avoir beaucoup de personnalité et de caractère. Il faut aussi montrer de l’orgueil et de la fierté. On ne peut pas se contenter de ça. En face, il y a aura aussi un adversaire qui est dans une très grosse dynamique, avec treize points, trois victoires consécutives. Ce sera donc un gros match à faire, avec de l’intelligence mais aussi de la personnalité.

Vous avez donc fait le choix de titiller l’orgueil des joueurs face à cette situation difficile… 

J’ai envie que des leaders se dégagent et que mon groupe vive. Des choses ont été mises en place, je suis rassuré de voir que les joueurs ne subissent pas la situation. Bien sûr qu’il y a des retours vidéo et qu’on pointe ce qui ne va pas, ce qui est logique. Ensuite, il faut impulser de la foi, de confiance. Je n’en démords pas, ce groupe j’y crois ! C’est moi qui l’ai monté, on fera le bilan plus tard. Ce n’est pas au bout de la septième journée qu’on tire un bilan. Maintenant, il faut gagner rapidement et surtout ne pas perdre à l’extérieur. Sur cette semaine à trois matches, il y a des échéances importantes et celle de demain (samedi) doit nous permettre d’enclencher quelque-chose.

Vous voyez donc d’un bon œil le fait de jouer trois matches en si peu de temps dans la situation qui est actuellement celle du VAFC ? 

C’est bien de jouer. Les joueurs sont programmés pour jouer, on est des compétiteurs. La compétition est de toute manière un vrai révélateur et on se doit désormais d’être à la hauteur. J’ai un groupe de 24-25 joueurs beaucoup plus homogène que les saisons précédentes. On a des joueurs blessés qui reviennent, ce qui rajoute de l’émulation. Il faut de la continuité dans l’animation, dans le choix des hommes il y a de la concurrence.

Maxime Spano-Rahou (VAFC) : « Cette semaine sera décisive »

A titre personnel, ressentez-vous une pression particulière au sujet de votre poste

Je suis un professionnel. J’ai arrêté ma carrière à Reims depuis bien longtemps, je suis passé à Grenoble, je suis là depuis deux ans et des poussières. Avec mon staff, on travaille uniquement pour faire avancer la machine. Un entraîneur se doit d’avoir des résultats. Après, il y a les résultats, les moyens qu’on a pour faire les résultats et le projet-club. Ce projet est aussi de faire sortir des jeunes. C’est ce qu’on a fait avec beaucoup de jeunes qui ont du temps de jeu, on a aussi fait le plus gros transfert du club (ndlr : Cabral, cinq millions d’euros). Un entraîneur qui ne gagne pas, il y a forcément des questions qui se posent. En tout cas, je suis très tranquille, très droit dans mes bottes par rapport à mon travail. La question de mon avenir, ce n’est pas à moi qu’il faut la poser. Le brouhaha autour ne doit pas m’impacter. Je m’attèle à enclencher une autre dynamique, je suis centré sur le match de Pau.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.