Plombé par son manque d’efficacité dans les deux surfaces, incarné par un Teddy Averlant maladroit et un Jan Mlakar inexistant, l’Amiens SC s’est incliné contre l’EA Guingamp (1-2), samedi. De 0 à 4, découvrez nos notes après ce match comptant pour la 15e journée de Ligue 2, avec un invité surprise.
Ils ont soufflé le chaud et le froid
Deux nouveaux buts encaissés, portant son total à 24 depuis le début de saison, sachant que Louis Mafouta aurait pu corser la mise à plusieurs reprises (39′, 58′, 67′). Et pourtant, Paul Bernardoni (4) n’a rien à se reprocher sur ce match. Le penalty en force de l’ancien attaquant de l’Amiens SC est difficile à repousser. Quant à son but à bout portant, consécutif à un corner traversant toute la surface sans jamais être écarté, il est encore une fois livré à lui-même.
En difficulté défensivement, avec notamment un criant manque d’impact dans les duels en première période, Coleen Louis (4) a également été l’un des seuls à tenter de sonner la charge au retour des vestiaires. Pendant que d’autres donnaient le sentiment d’avoir déjà baissé les bras, le latéral gauche a multiplié les courses dans son couloir, se retrouvant même à plusieurs reprises dans la surface de réparation adverse. Un endroit déserté par les prétendus attaquants de l’Amiens SC.
Un but inscrit (19′), deux grosses occasions non converties (14′, 18′) et un penalty bêtement concédé qui a remis Guingamp dans le match (28′), Teddy Averlant (3) a vécu le meilleur et surtout le pire en l’espace de 30 minutes. L’ancien Boulonnais incarne à lui seul les insuffisances de son équipe, parfois courageuse mais globalement trop tendre pour tenir la distance. Et que dire de son déchet technique, avec globalement un ballon sur deux rendu à l’adversaire.
Les déceptions
Pendant que Louis Mafouta s’offrait un doublé, lui permettant de « répondre aux détracteurs« , son successeur à la pointe de l’attaque de l’Amiens SC réalisait son traditionnel footing hebdomadaire. Jamais dans le bon tempo, Jan Mlakar (2) a terminé la rencontre sans toucher le moindre ballon dans la surface de réparation adverse. De toute façon, l’international slovène n’en a touché que 17 en 77 minutes passées sur le terrain. Et si l’un d’entre eux aurait dû se transformer en passe décisive pour Teddy Averlant (14′), ce fut son seul bon choix de la partie. Par la suite, il a encore donné le sentiment d’être totalement hors de forme, bien loin de la condition physique requise pour un joueur professionnel.

Les matchs se suivent et se ressemblent pour Amine Chabane (2) depuis son retour de blessure. Rapidement en difficulté sur le plan physique, le Marocain ne tente même plus de franchir la ligne médiane. Et alors que Jérémy Hatchi, son adversaire direct, ne semblait pas forcément très inspiré, le latéral droit a tout de même passé la totalité de la seconde période à lui courir après.
Dans l’axe de la défense, Kylian Kaïboue (2) a précipité la chute de son équipe. Comme face au Red Star, son erreur de relance a offert une vraie balle de but à Louis Mafouta (27′). Et si ce dernier n’a pas converti l’offrande, il a obtenu un corner qui a débouché sur le penalty concédé par Teddy Averlant. Averti pour une faute à retardement, il a dégagé beaucoup de nervosité.
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Si Omar Daf (3) n’est pas forcément très inspiré en ce moment, avec des changements encore sans impact positif, à l’image de l’entrée quelconque d’Ilyes Hamache, l’entraîneur de l’Amiens SC n’est que la première victime d’une politique sportive qui n’a plus du tout de cohérence.
Une responsabilité qui incombe à Bernard Joannin (0), qui a fait le choix de réduire drastiquement l’effectif – tant quantitativement que qualitativement – depuis deux ans. Et alors que Victor Lobry et Arvin Appiah viennent de se blesser, l’intéressé a jugé bon d’attendre le mercato d’hiver pour tenter de renforcer une équipe en totale déliquescence. D’ici là, celle-ci risque de poursuivre sa descente aux enfers. Reste à savoir s’il s’en préoccupe encore. L’ensemble de ses actions suggère le contraire
Romain PECHON avec Benjamin HERMEL
Les notes de Amiens SC – EA Guingamp
Bernardoni (4) – Chabane (2), Bakayoko (3), Kaïboue (2), Louis (4) – Monconduit (3), Fofana (4) – Ikia Dimi (3), Lutin (4), Averlant (3) – Mlakar (2) – Daf (3) – Joannin (0)
Crédits photo : Christophe Saidi/FEP/Iconsport

Excellente l’idée de noter le président Joannin…..Faut dire que ça démange fortement de lui montrer l’ampleur de ses erreurs, si on peut encore appeler ça des erreurs……
erreur de prestige lors de semaine à 3 matchs mettre la plus grosse équipe contre st Étienne c’est l erreur de trop les joueurs se sont dépouillés pour 10% de chance de gagner.a qui la faute staff président ? l équipe était rincée il fallait conserver les meilleurs joueurs pour Boulogne espérons que la leçon sera retenue.
OK. pour moi siaka 4 car il a un peu joué les pompiers de service. Jan 1. doit être sorti à la mi-temps.
et arrêtons de jouer has et en contres…. on est à fomicile non !!?? vive les victoires 5 3 ou 4 2…..
Je réitère que dans le choix du meilleur joueur du match il devrait y avoir le choix « personne »
Je suis en revanche ok pour le 0 pour Bernard Joannin
Je comprends la difficile économie du football en ce moment, mais je ne comprends pas sa stratégie de laisser couler le club
Il doit y avoir sur la planète foot française des joueurs français qui cherchent un club et qui seraient prêts à se décarcasser pour sauver le club.
Là, il y a certains joueurs, on a l’impression qu’ils n’ont pas envie.
Être footballeur pro c’est un privilège et il faut en prendre conscience et mouiller le maillot à chaque match
ouais sa va être long
……..
OK. pour moi siaka 4 car il a un peu joué les pompiers de service. Jan 1. doit être sorti à la mi-temps.
et arrêtons de jouer has et en contres…. on est à fomicile non !!?? vive les victoires 5 3 ou 4 2…..
nous n étions deja pas beaucoup a y croire (maintien) l’an dernier et pourtant nous avions des raisons d y croire..aujourd’hui je n’en vois plus beaucoup..
les joueurs ont lâché, cette équipe (dirigeants/coach et staff/joueurs) n’ont plus l’âme des braqueurs qui étaient en capacité de se maintenir.
le président Joannin est en train de perdre son pari.