Nicolas Rabuel (VAFC) : « Je ne vais pas pleurer sur mon sort »

Rabuel VAFC
Maxime Le Pihif/FEP/Icon Sport

Le VAFC va jouer son 32e de finale contre le Paris FC dans un contexte assez particulier. Mais pour Nicolas Rabuel, le départ de Gautier Larsonneur n’est pas une excuse et prépare ce match comme tous les autres. Entretien. 

Comment préparer un match de coupe après un tel évènement (ndlr : le départ de Gautier Larsonneur) ?

Avec Hillel, avec les onze qui débuter, les vingt qui iront à Paris. Ça fait partie du contexte auquel on doit très rapidement s’adapter. Je ne vais pas pleurer sur mon sort, rester vingt ans là-dessus. Si je demande aux joueurs de switcher, c’est pour être moi-même dans le même état d’esprit. Je comprends qu’on pose des questions mais je ne souhaite pas m’éterniser parce que l’urgence du moment, c’est le match de demain.

Dans quel état d’esprit faut-il aborder ce match ?

Tous les matches me servent à mettre en place ce que l’on veut mettre en place et à créer une dynamique. C’est l’occasion d’en reprendre une via la Coupe de France, d’améliorer ce que l’on doit améliorer par rapport au match de Bastia qui a été le fil rouge de la semaine. Il faut mettre en priorité le contenu pour faire en sorte de recréer une dynamique qui ne reviendra que par les victoires et les qualifications.

La victoire est donc primordiale à Paris ?

Toutes les victoires sont primordiales et importantes, surtout quand tu es sur une série comme ça. J’ai bien analysé les cinq derniers matches, on est concentré sur le résultat, mais au regard du contexte et des matches, on peut avoir une lecture complètement différente de ces rencontres. Il y a eu des bonnes périodes que l’on a savourées ensemble, il y a maintenant une période un peu plus délicate que l’on va traverser ensemble.

Quelle lecture faîtes-vous de ces cinq matches ?

Si on revient sur Grenoble, on n’a pas concédé grand chose mais on prend un but sur la fin alors qu’on a des occasions. On le perd mais on aurait pu avoir mieux. C’est un peu comme contre le PFC où on gagne alors qu’on ne se crée pas grand chose. Contre Caen, on a des situations pour gagner mais on fait un match nul. Je mets Laval à part. Face à Amiens, on se fait égaliser rapidement et à Bastia, même s’il y a eu beaucoup de choses à améliorer dans le jeu, on sait que l’on prend des buts évitables. Il faut tenir compte de tout ça dans l’analyse, de la même manière dont il fallait en tenir compte quand on a eu une série de victoires dans laquelle l’objectif était de protéger Gautier (Larsonneur) parce qu’on subissait beaucoup de tirs. Il faut nuancer et savoir apporter la bonne lecture entre le contenu et le résultat. Parfois, il y a un décalage.

Que peut-on souhaiter au VAFC pour la nouvelle année ?

On espère une bonne qualification, retrouver le chemin de la victoire, conserver la solidité défensive qui correspond à l’état d’esprit du groupe, garder ce que l’on fait à la maison avec l’invincibilité. Ce ne sont que des bonnes choses qu’il faut cultiver. Offensivement, il faut continuer à s’améliorer dans l’animation offensive pour marquer des buts.

Le président a affirmé que le recrutement se ferait en fonction de vos demandes. Quelles sont-elles ?

C’est une discussion que l’on aura plus tard. L’urgence c’est de jouer le Paris FC. La période de mercato est vraiment agaçante parce qu’on ne fait que parler de ça. Je veux parler de foot, d’un match. C’est le système qui est fait comme ça. On en parle un mois avant, on en parle pendant, on en parle après. Pendant ce temps-là, il y a des matches qui se jouent. Je ne vais pas me réconcilier avec le mercato hivernal.

Propos recueillis par Clément Rossi avec Adrien ROCHER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *