Avant même la séance des tirs au but, où il s’est montré décisif en repoussant les deux premières tentatives de l’OM, Lucas Chevalier avait déjà réalisé un grand match dans le temps réglementaire. Grand artisan du nouveau sacre du PSG (2-2 ; 4-1 tab), l’ancien gardien du LOSC savoure son retour au premier plan.
Un penalty concédé, deux tirs au but repoussés !
Après un mois de décembre difficile, avec une blessure ayant permis à Matvey Safonov de se mettre en lumière, Lucas Chevalier a retrouvé les buts du PSG depuis le début de l’année civile. Et s’il fut très peu sollicité face au PFC, dimanche en championnat, l’international français a été bien plus mis à contribution contre l’OM, jeudi à l’occasion du trophée des Champions.
Auteur de cinq arrêts dans le temps réglementaire, Lucas Chevalier a longtemps dégoûté les attaquants de l’OM, avant de s’avouer vaincu face à Mason Greenwood, suite à un penalty qu’il avait lui-même concédé. Trompé par la suite par Pacho, auteur d’un but contre son camp, l’ancien Lillois savourait l’égalisation de Gonçalo Ramos au bout du temps additionnel.
Comme face à Tottenham en début de saison, à l’occasion de la Super Coupe d’Europe, le PSG arrachait la séance des tirs au but. Et une nouvelle fois, Lucas Chevalier brillait en repoussant brillamment les frappes de Matt O’Riley et Hamed Junior Traoré, pendant que ses partenaires réalisaient un sans-faute. « Je savais que si on allait aux penalties, j’allais en sortir parce que j’étais trop déterminé pour aider l’équipe à gagner ce trophée», réagissait le gardien parisien, à chaud, au micro de Ligue 1+.
Lucas Chevalier ne tremble pas
Logiquement élu homme du match, Lucas Chevalier s’arrêtait ensuite en zone mixte, pour revenir en détail sur sa prestation personnelle. «Je pense qu’il s’agit de mon meilleur match depuis que je suis à Paris parce que j’ai été sollicité du début à la fin, j’ai eu des arrêts importants à faire même si tout n’est pas parfait. J’ai fait beaucoup d’arrêts mais ce n’est pas que ça être gardien. Il y a quelques situations où je peux mieux faire mais je travaille pour être plus performant, j’ai beaucoup de qualités et aujourd’hui on l’a encore vu. Je le faisais déjà à Lille mais quand tu le fais à Paris, c’est plus important pour les gens ».
Lire aussi : Lucas Chevalier (ex-LOSC) définitivement rétrogradé numéro 2 au PSG ?
D’autant plus dans le contexte actuel, avec une remise en cause de son statut de numéro 1 par le grand public et les observateurs. « Je pense qu’il y a eu un changement d’atmosphère, de dimension et je pense que j’ai eu beaucoup de leçons avec ça. Vous les journalistes êtes acteurs de ça, vous ne m’avez pas rendu la vie facile aussi, il faut le dire aussi mais ça fait partie de la vie sportive, du très haut niveau, reconnaît Chevalier. L’exigence, elle est au maximum, je sais que je fais des choses bien, des choses moins bien mais je suis droit dans mes baskets. »

Je me suis senti un peu déstabilisé car je n’ai jamais été dans cette situation mais je n’ai jamais été dans une situation de vulnérabilité ou quoi que ce soit. J’ai juste encaissé les choses.
Lucas Chevalier, gardien du PSG.
« Je sais de quoi je suis capable, je sais pourquoi je suis venu au PSG et je ne lâcherai pas quoi qu’il arrive. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, ça ne changera rien pour moi, poursuit l’ancien chouchou du Stade Pierre Mauroy. Je me suis senti un peu déstabilisé car je n’ai jamais été dans cette situation mais je n’ai jamais été dans une situation de vulnérabilité ou quoi que ce soit. J’ai juste encaissé les choses, c’est ce qu’il faut faire. Si je suis bon aujourd’hui, je vais être le meilleur gardien du monde et la semaine prochaine je peux devenir l’un des plus mauvais (rires) donc je vais essayer de donner le maximum à chaque fois, mais surtout ne vous inquiétez pas, je vais très bien ».
Il n’en demeure pas moins certain que ce genre de performance va mettre du baume au coeur à un Lucas Chevalier qui en avait grandement besoin. Quoi qu’il en dise.
Crédits photo : Anthony Bibard/FEP/Icon Sport
