Maxime Spano : « Je ne voulais pas retourner en National »

Spano VAFC
Anthony Dibon/Icon Sport

Mis de côté près d’une saison par le VAFC, Maxime Spano évoque les difficultés à retrouver un club après des mois au placard. L’ex-numéro 5 de Valenciennes se dit prêt à découvrir ce nouveau challenge, en Lituanie, un championnat méconnu en France. 

Qu’avez-vous fait entre votre départ et votre signature récente en Lituanie ?

Je pensais que ça allait bouger beaucoup plus. Certes, je n’avais pas joué pendant six mois mais on me connaissait en Ligue 2, j’étais relativement jeune, j’ai prouvé dans ce championnat. Je pensais que ce serait plus simple, que certains clubs s’intéresseraient. Au final, il n’y en a pas eu du tout en L2. J’ai eu des propositions en National mais elles sont arrivées beaucoup trop tôt. Romain Revelli de Dunkerque, par exemple, m’a appelé mais la saison n’était pas encore terminée. Nancy m’a proposé un contrat, mais c’était à la mi-juin, le mercato n’était pas vraiment ouvert et je ne me suis jamais dit que je n’allais pas retrouver de club de Ligue 2. Je me suis surtout orienté vers l’étranger parce que je voulais découvrir quelque chose d’autre. Au final, il y a eu toujours les mêmes problèmes en se demandant pourquoi je n’avais pas joué, je manquais de temps de jeu, est-ce que j’étais blessé, etc. Ca a été assez compliqué. Je ne voulais pas retourner en National non plus. Non pas que ce n’était pas ma place, mais j’ai fait une année à ce niveau, ça m’a suffit, et je pensais que mon niveau pouvait intéresser un club de Ligue 2. Sans prétention, je suis sûr que j’avais le niveau quand je vois les effectifs de certains clubs. Il y a des clubs qui sont en difficulté, ont recruté bizarrement et je me dis qu’ils sont fous. Je devenais fou de ne pas trouver de club et de voir certains joueurs signer. Je me disais que j’avais ma place. De fil en aiguille, le temps passe, le mercato se termine. J’ai repris l’entraînement avec un club de National 2 à côté de chez moi, Marignane, qui m’a très bien accueilli et je les remercie encore aujourd’hui. Finalement, on m’a contacté il y a dix jours pour me présenter le projet en Lituanie. Je me suis dit « pourquoi pas ? ». Je voulais continuer à jouer au foot et ça s’est fait très rapidement. Ca me permet de trouver un nouveau championnat, une nouvelle culture mais surtout de rejouer au football.

Avez-vous pensé à arrêter votre carrière ?

Non, pas du tout, je voulais vraiment continuer à jouer mais s’il ne se passait rien à ce mercato, ça aurait été compliqué de retrouver un club l’été prochain. Je ne me suis pas résigné à ne plus jouer au football, mais je sais que je n’aurais pu continuer à m’entraîner avec Marignane. J’aurais préféré arrêter. Même un club de National non structuré, j’aurais dit non, très honnêtement.

Comment cela s’est-il passé avec votre nouveau club ?

Le 8 janvier, j’ai eu le premier contact avec l’agent, le lundi (ndlr : le 9) j’avais mon billet d’avion et mon contrat, et le mercredi (le 11), j’étais en Lituanie. C’était réglé en trois jours.

Que vous inspire ce championnat ?

Le niveau est plus proche de la Ligue 2 française, il faut être honnête, mais c’est un club qui joue le haut de tableau, vient de finir deuxième, joue les barrages de l’Europa Conference. Ils ont des ambitions, veulent être champions, ramener un titre, une coupe. Le projet m’a plu. Forcément, je vais découvrir le niveau, mais je n’ai pas du tout hésité. Quand je suis arrivé, c’était très professionnel, quoiqu’en pensent certaines personnes. J’ai été agréablement surpris. Les choses sont faites pour que ça se passe bien. Le coach me fait confiance, je sens qu’ils attendent beaucoup de moi. En tant que joueur, quand on a vécu une saison particulière, ça fait toujours chaud au cœur de savoir que l’on est désiré.

Cela semble être le meilleur moyen pour se relancer…

J’ai des ambitions, donc oui. J’ai vingt-huit ans, encore des années devant moi. Mon but est de tout faire pour être le plus performant possible avec le club, essayer d’atteindre les objectifs qui ont été donnés. Je ressens qu’on veut me mettre titulaire même si on ne me l’a pas dit.

Suivez-vous toujours la Ligue 2 ?

Toujours ! Ca va être un peu plus compliqué en Lituanie maintenant, mais tous les samedis, je regarde. Mon frère s’est blessé donc je ne suis plus trop Annecy, mais je regarde les résultats de mes anciens clubs, les classements. Je suis ce championnat. J’ai toujours suivi Grenoble parce que j’ai encore des collègues qui sont là-bas, Jessy (Benet) vient de revenir. Grenoble, c’est à l’image de Valenciennes, tous les week-ends je regarde ce qu’ils font.

Retrouvez la première partie de notre entretien avec Maxime Spano juste ici.

Propos recueillis par Arthur Lasseron, avec Adrien Rocher

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *