Mathis Lachuer (Amiens SC) : « Prendre des points pour sortir la tête de l’eau »

Amiens SC Lachuer

Rare survivant de la jeune colonie issue du centre de formation qui avait su obtenir du temps de jeu la saison dernière, Mathis Lachuer estime qu’il n’y a pas encore le feu à la maison Amiens SC. Néanmoins, le milieu de terrain de 21 ans est bien conscient qu’une victoire à Dijon serait la bienvenue dans le contexte actuel. Entretien. 

Mathis Lachuer, dans quel état d’esprit êtes-vous près de quinze jours après le match nul contre le leader et avant d’aller à Dijon

Impatient de reprendre ! On a cœur de retrouver la compétition. La trêve internationale a permis de se reposer, mais c’est toujours mieux d’enchaîner, des jouer tous les week-ends. On a bien travaillé pour rester performant, la dynamique doit rester identique, même s’il n’y a pas de match à la fin du week-end. Là, on va à Dijon avec l’espoir de performer, de faire un grand match.

Ce sera un match important pour l’Amiens SC mais aussi pour Dijon…

C’est effectivement un match de mal classés entre le dix-huitième et le dix-septième. Même si ce n’est que la douzième journée, ce sera un match important. Il faut qu’on fasse une grande performance. Les deux équipes sont sous pression mais il faut jouer avec le plus de relâchement possible, si on est trop tendu on ne parviendra pas à développer notre jeu. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que la performance est importante.

Même s’il n’y a pas eu de victoire, le mois de septembre, avec ses quatre matches nuls à la clé, vous permet-il d’aborder la suite de la saison avec davantage de confiance ? 

Ce mois de septembre a été un peu frustrant. A Nîmes, on était content d’arracher le match nul dans les dernières minutes. Contre Pau, c’est l’inverse parce qu’on se dit qu’on tient notre première victoire à domicile. C’est le football. A Nancy, on se met un peu des ballons dans les roues à 1-0 et on doit se contenter du 1-1. Face à Toulouse, on a réussi à ne pas perdre. Maintenant, il faut prendre des points et gagner au plus vite. C’est bien d’avoir su accrocher Nîmes par exemple, d’avoir tenu tête à Toulouse qui est une grosse équipe. Il ne manque que cette victoire qui peut nous faire du bien.

D’autant plus que la dernière victoire de l’Amiens SC remonte à Guingamp au mois d’août, il y a déjà deux mois de cela…

Il nous faut au plus vite cette deuxième victoire. C’est à nous d’aller la chercher, avec nos valeurs collectives. On est dans une position un peu compliquée, il faut toujours en faire plus pour basculer du bon côté, celui de la victoire. C’est notamment le cas à domicile, où on n’a toujours pas gagné cette saison. Dans la tête, il faut faire sauter ce verrou psychologique qui peut nous bloquer. En attendant, il faut aller gagner à Dijon pour sortir de cette dix-huitième place.

Commencez-vous à être inquiet par la situation actuelle ? 

Non, je ne m’inquiète pas. Je sais qu’un championnat c’est long, que la Ligue 2 est un championnat accroché. Il suffit d’une bonne série de victoires pour être totalement relancé. C’est désormais à nous d’aller chercher les résultats. Des bons joueurs sont arrivés, ils se sont très vite intégrés au groupe. Ils nous apportent un plus, aussi bien dans l’expérience que dans l’animation collective. On progresse tous ensemble.

Comme l’a évoqué Régis Gurtner avant Toulouse, pensez-vous aussi qu’il faut se mettre en tête que le club est en danger et que seul l’objectif maintien est à évoquer à l’heure actuelle ? 

Le contexte est simple, on est dix-huitième. Il faut vite gagner des matches pour sortir la tête de l’eau. Il ne faut pas parler de top 5 aujourd’hui. On est barragiste, il faut déjà se sortir de cette zone rouge. Ensuite, dans un seconde temps, on pourra peut-être viser plus haut. En attendant, il faut prendre des points pour sortir la tête de l’eau. Ce n’est pas facile mais il faut se mettre dans le bon mode pour prendre des points le plus vite possible. On est tous des compétiteurs, la pression est constante, le danger est là, on en est conscient.

Propos recueillis par Romain PECHON

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