Luka Elsner : « Il faut tout de suite réussir »

Présenté à la presse ce jeudi matin, Luka Elsner a évoqué les raisons de sa venue en Picardie. Pour le technicien de 36 ans, Amiens représentait l’étape idéale dans sa jeune carrière. Découvrez, dans leur ensemble, les premiers mots du nouvel entraîneur de l’Amiens SC.

Les doutes en raison de son inexpérience

« Je pense que je suis déjà extrêmement exigeant avec moi-même et que les pas que je peux faire sont toujours réfléchis. La question est légitime, j’ai une conviction absolue que les qualités que j’ai développées au fil des années vont me permettre de réussir. La notion de risque est toujours présente. J’arrive dans une équipe qui sait jouer en Ligue 1. Il n’y a pas si loin de ça, à la 96ème minute, le club s’est donné la possibilité de jouer en Ligue 1, et personne n’y croyait. Aujourd’hui, après deux années, tout le monde est d’accord pour dire qu’Amiens est un club de Ligue 1 et qu’il mérite sa place. A ce moment-là, il y a eu beaucoup de risques pris et au final, ça s’est bien passé. »

La succession de Christophe Pélissier

« C’est un défi assez important, car c’est une personne qui a laissé une trace aussi positive, qui a réalisé des montées, qui a mis le club en valeur et qui a crée ce groupe de joueurs avec l’aide des gens du club. L’aventure a été géniale, il a laissé une marque indélébile dans le club. C’est tout à son honneur, j’ai un grand respect sur ce qui a été fait et en même temps, j’ai la chance de lui succéder. Finalement, beaucoup de bonnes choses ont été préparées et dans l’évolution, les choses vont être plus faciles parce que le travail a été bien fait. »

Son départ imprévu de l’Union Saint-Gilloise

« Au moment ou j’ai ces mots avec mon ancien club (ndlr : il a déclaré en avril dernier qu’il voulait s’inscrire dans la durée avec son ancien club), c’est en toute sincérité que je les ai dits. De ma position, il paraissait peu envisageable qu’une opportunité aussi importante se présente et quand on a commencé les discussions, mon enthousiasme et la vision de ma carrière se sont transformés. C’est avec un grand naturel que j’ai ouvert la voix à ses discussions car le projet est, à mon niveau, absolument extraordinaire et que j’ai envie d’y participer. C’est surtout par l’aspect humain car j’ai eu à côtoyer John (Williams) au départ, le président ensuite, certains actionnaires et puis aujourd’hui, beaucoup de gens au club. La notion de famille et de travail en commun, c’est quelque chose de fondamental pour moi et je m’y suis senti tout de suite très bien. Je partage toute la vision du club. »

Son approche de la situation

« La chose sur laquelle je vais m’appuyer le plus, c’est la qualité du travail, l’investissement au quotidien, l’échange avec les joueurs qui forment un groupe. Aujourd’hui, arriver dans ce vestiaire me facilite les choses, maintenant il faut comprendre la dynamique de la Ligue 1, ses exigences, la nécessité d’être rigoureux, discipliné, d’être bien organisé, de beaucoup travailler, de faire beaucoup d’efforts ensemble, de gagner par l’impact les duels. Maintenant, c’est à moi de proposer durant les semaines à venir le contenu et le contexte pour que les joueur atteignent ces objectifs. Il n’y a pas un moment de doute dans mon esprit qu’avec le staff qui va être crée et les personnes compétentes autour de moi que ce projet va réussir assez rapidement, car, effectivement, on n’a pas trop le temps de s’installer. Il faut tout de suite réussir. »

L’importance du collectif

« Le socle, la base de toute réussite sportive est une dynamique collective. C’est un partage des efforts, une envie de bien faire ensemble que, peu importe le contenu du football que l’on peut proposer, si on ne part pas avec une notion d’équipe, on ne peut pas réussir. Aujourd’hui, la notion d’équipe et de groupe est extrêmement présente ici et au-delà de ça, on peut construire les éléments football qui vont permettre à l’équipe d’évoluer et de s’exprimer pleinement. On ne peut pas réussir à ce niveau-là sans une équipe. Ce n’est pas que le groupe de joueurs, c’est aussi le staff, l’ensemble du personnel technique avec les bureaux et puis, de manière très large, avec les supporters : former une union sacrée est la clé de la réussite et aujourd’hui, j’aspire à ça, dans la continuité de ce que faisait le club. »

L’opportunité d’un retour en France

« C’est un argument de poids important. J’ai passé pratiquement 20 ans de ma vie, ma jeunesse et mon adolescence, en France. Même si je suis né en Slovénie, je m’y sens comme à la maison et c’est un argument de poids pour rejoindre ce projet parce que je m’y sens bien et je pense que c’est un pays qui m’a beaucoup donné et j’ai envie de le retrouver. »

L’influence de Marko Elsner, son père

« J’ai été baigné depuis tout petit dans un cadre sportif, je pense que c’est devenu naturel au sein de ma famille de faire du football. Ses conseils, sa manière de voir le football, son soutien dans les moments difficiles ont toujours été un phare qui m’a guidé dans ma vie. Je prends les décisions seuls avec ma famille mais il n’a jamais été quelqu’un qui a poussé à quoi que ce soit. »

Propos recueillis par Romain PECHON avec Jean-Baptiste PLOYART

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