Lucas Chevalier (LOSC) : « On a mis du Calgon »

Lucas Chevalier LOSC
Franco Arland/Icon Sport

Très peu sollicité contre Troyes, Lucas Chevalier a vécu un match tranquille. Du moins, c’est surtout le jeu au pied qui a été important de son côté. Avec son oeil à la fois lointain, mais proche, il a observé la prestation de l’attaque du LOSC. Entretien.

Lucas Chevalier, offensivement, ça a bien fonctionné cet après-midi, avec une équipe forte et autoritaire…

Cette semaine, je me suis dit qu’avec notre manque d’efficacité, un jour ou l’autre, c’est un peu le bouchon qui allait se déboucher. C’est un peu ce qu’il s’est passé aujourd’hui, toute la frustration des derniers matches où on doit en mettre 3-4. Ça s’est débouché, on a mis du Calgon. Ce sont les attaquants qui marquent. Pour « Momo », c’est super. C’est bien pour les têtes, pour le goal average. On finit cette première partie de saison en mettant la pression au-dessus.

Peut-on dire que ça va mieux sur le front de l’efficacité ?

Ça va mieux, mais je pense qu’on peut encore en mettre plus aujourd’hui. Il y a quand même eu du déchet, ç’aurait pu être plus sévère. C’est bien d’en avoir mis cinq, j’ose espérer qu’on va continuer sur cette lancée.

Une petite frustration sur le but encaissé et le clean sheet manqué ?

Je pense qu’il y a eu un relâchement. On a des petits trous dans les matches. À 3-0, on s’est peut-être dit que c’était fait. C’est la Ligue 1, donc un manque de concentration, sur deux passes, ça peut faire mouche. J’étais assez énervé de prendre ce but. Ce sont des statistiques. Les vrais techniciens regardent ce qu’il se passe sur le terrain et savent très bien comment est le contenu. C’est un détail à régler, mais ce n’est pas le plus important.

Cette semaine, vous avez eu deux matches où vous n’étiez pas extrêmement sollicité. Comment gérez-vous ces moments-là ?

J’ai quand même des centres, des corners, donc c’est beaucoup de jeu au pied. Il faut rester attentif tout le temps et donner des instructions. Si le ballon est du côté adverse, on me voit un peu moins. Je suis toujours en train de discuter, de parler à mes défenseurs, le replacement et être disponible pour le jeu au pied. Ce ne sont jamais des matches faciles non plus.

Quand vous êtes moins sollicité, est-ce que ce sont ces petits détails là qui sont importants à travailler à l’entraînement ?

Exactement. Je pense que dans les grandes équipes, les gardiens concèdent très peu d’occasions. Le peu qu’ils concèdent, il faut qu’ils puissent être efficaces. Si dès mes premiers matches en Ligue 1, je suis confronté à ce genre de choses, ça peut être bon pour la suite. C’est l’expérience, c’est ce qui fait la différence au haut niveau.

Cet après-midi, Jonathan David et Mohamed Bayo attirent un peu les projecteurs. Comment expliquez-vous le déclic de ce duo ?

Mohamed était déjà rentré deux fois. Le mettre titulaire n’était pas une mauvaise idée. Sur le premier but, le fait d’oser la frappe, ça a débloqué. S’il ne la met pas, c’est compliqué derrière de mettre le premier but. Ça a un peu tout débouché, pas grand chose allait pour Troyes et tout un peu pour nous. Il faut se servir de ça, ça peut être des tournants.

Est-ce un duo complémentaire selon toi ?

Je pense. C’est intéressant pour nous de temps en temps d’avoir un point d’appui, ce qu’on n’a pas trop sur les jeux longs. On peut dire que c’est une nouvelle façon de jouer aussi. C’est un duo qui marche.

Rémy Cabella disait qu’il fallait trouver une autre solution face aux adversaires…

Il y a des équipes comme Troyes qui défendent un peu moins comparé à Brest. Les Troyens ont essayé d’un peu plus venir, jouer. Quand les Brestois se repliaient, un Bayo aurait pu être utile en point de fixation. Des fois, ce sont des alternatives que l’on peut exercer.

Propos recueillis par Pavel CLAUZARD

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