LOSC : que deviennent les joueurs partis l’été dernier ? [2022-2023]

Sven Botman LOSC mercato
Sandra Ruhaut/Icon Sport

Comme à chaque mercato d’été, l’effectif du LOSC a été touché par de nombreux départs. Quatre mois plus tard, le 11 Lillois vous donne des nouvelles des joueurs en question en dressant le bilan de leur première partie de saison. 

Ils ont fait leur trou ailleurs

Défenseur central phare du LOSC, Sven Botman s’en est allé vers d’autres horizons cet été. Direction Newcastle et la Premier League, un championnat à la hauteur du bonhomme. Il n’a pas tardé à s’imposer en tant que titulaire de la charnière, aux côtés de Fabien Schär. De plus, les Magpies réalisent un début de saison tonitruant en étant troisièmes en championnat avant la trêve. Défensivement, la bande de Botman encaisse peu de buts, ce qui fait que le Néerlandais est un acteur majeur de cette réussite. Recruté pour la somme de 37 millions d’euros environ, cet investissement semble rentabilisé et fait ses preuves.

Le Belge Amadou Onana a été l’un des départs les plus fructueux financièrement pour Lille, lui qui a été transféré à Everton pour 35 millions d’euros. Milieu défensif, il est aligné en compagnie d’Idrissa Gueye et Alex Iwobi. Néanmoins, la première partie de saison des Toffees est assez difficile avec une 17e place en Premier League, bien loin des standards de cette équipe. Côté personnel, Onana compte une passe décisive délivrée lors de la victoire à Southampton (J9, 1-2). En championnat, cela fait depuis le 9 octobre qu’Everton n’a pas marqué le moindre but. Une panne offensive inquiétante et que le Belge ne peut pas enrayer à lui tout seul. À lui d’essayer de booster son équipe, alors que sa place ne semble pas menacée.

Amadou Onana LOSC
Johnny Fidelin/Icon Sport

Décision étonnante pour Burak Yilmaz cet été de rejoindre le Fortuna Sittard, équipe de bas de tableau en Eredivisie. L’attaquant de 37 ans était en bout de course au LOSC, entre coups de sang et performances en baisse sur le terrain. De fait, rejoindre cette équipe était une bonne opportunité pour lui de voir un autre paysage. Jouant le maintien, Fortuna Sittard lui octroie rapidement le brassard de capitaine, rôle qu’il endosse parfaitement. En 14 rencontres, il inscrit quatre buts, ce qui est un bilan correct pour un attaquant. Néanmoins, son rôle est également hors des terrains, en guide de ses plus jeunes coéquipiers. Outre sa carrière de joueur, le « Kral » prépare sa reconversion et serait pressenti pour rester aux Pays-Bas afin d’intégrer le staff. Le monde du football va donc voir Burak Yilmaz rester longtemps en son sein.

Lui a décidé de ne pas quitter la Ligue 1 et d’aller au Stade Rennais. En effet, Xeka y a signé un peu après la fin du mercato d’été. Si son avenir avec les Dogues était compromis, tant la concurrence au milieu est présente, son rebond est louable. Désormais, le voici titulaire à Rennes, même si non inscrit pour la Coupe d’Europe. Aligné avec Benjamin Bourigeaud et consorts au milieu de terrain, il participe au bon début de saison de la formation bretonne, actuellement sur le podium en championnat. Bruno Génésio lui fait pleinement confiance au milieu et lui permet de retrouver du temps de jeu et de la régularité. Même s’il n’a marqué encore aucun but et délivré aucune passe décisive, son rôle est aussi ailleurs. Il espèrera sans nul doute connaître l’Europe l’an prochain et s’imposer en Bretagne.

Un bilan mitigé

Titulaire sur l’aile droite lilloise, Zeki Celik a connu aussi bien le sacre de champion de France que la saison galère l’an dernier. À l’issue du mercato du LOSC, le Turc est allé à la Roma de José Mourinho en Italie. Arrière droit de formation, le technicien portugais préfère l’aligner en grande partie en tant que milieu droit. S’il n’est pas offensif, il demeure pour autant installé dans le onze de départ. Cependant, une blessure au ligament interne en octobre lui fait manquer trois matches. Aujourd’hui, son club est septième de Série A et n’est pas parvenu à créer une dynamique avant la trêve. La concurrence à droite est légère pour Celik, qui devrait continuer à bénéficier de temps de jeu.

Renato Sanches a été la coqueluche de nombreux supporters des Dogues pendant son passage à Lille. Pourtant, le Portugais fait l’objet de blessures diverses et variées qui ont freiné sa carrière. Courtisé par le PSG, il finit par signer pour le club de la Capitale. Néanmoins, Sanches se cantonne rapidement à un rôle de remplaçant, face à des Vitinha ou encore Fabian Ruiz. Trois fois titulaire toutes compétitions confondues, il est utilisé par Christophe Galtier comme remplaçant de luxe lorsque des rencontres plus accessibles sont jouées. Aussi, une blessure mineure le frappe de nouveau en septembre, tel un symbole. Buteur contre Auxerre juste avant la trêve (5-0), peut-être pourra-t-il bénéficier d’un peu plus de temps de jeu en deuxième partie de saison ?

Renato Sanches LOSC
Steven Paston/Icon Sport

Beaucoup de gens connaissent l’US Salernitana grâce à Franck Ribéry, qui y a joué une partie de sa fin de carrière. Côté lillois, c’est Domagoj Bradaric qui a popularisé ce club. En effet, le défenseur gauche a rejoint cette équipe italienne, promue en Série A il y a quelques années. En manque de temps de jeu au LOSC, sa situation en Italie n’est guère meilleure. Sur les dix matches qu’il a disputé, il n’a réalisé qu’une seule passe décisive et peine à s’adapter au 3-5-2. Dans ce dispositif, le Croate évolue au milieu, à gauche. Si sa formation est douzième au classement, lui n’apporte pas réellement sa pierre à l’édifice, manquant même plusieurs rencontres pour cause de choix d’entraîneur. Certes, sa situation est légèrement meilleure qu’à Lille, mais elle n’est pas idyllique.

Ils ne jouent pas ou presque pas

Prêté par l’Atletico Madrid l’an dernier, Ivo Grbic a longtemps été le gardien titulaire du LOSC. Néanmoins, plus la saison avance et plus la hiérarchie évolue aux yeux de Jocelyn Gourvennec. De fait, il n’est pas conservé par les Dogues et retourne en Espagne. À son retour, il est logiquement gardien numéro 2 derrière Jan Oblak, son coéquipier slovène. Cette saison, son temps de jeu est pour le moment très maigre, avec une rencontre de Champions League et quatre en Liga, sur 14 matches disputés. Sur toutes ses apparitions, Grbic n’a réalisé qu’un seul clean sheet contre l’Atletic Bilbao, où il est entré en jeu (J9, 1-0). Difficile pour lui d’espérer une perspective d’avenir à Madrid dans ces conditions…

Pavel CLAUZARD

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