LOSC : le conseil de classe de la phase aller 2022/2023

David LOSC
Franco Arland/Icon Sport

Plombé par une efficacité offensive assez aléatoire, le LOSC a terminé la phase aller à une sixième place assez frustrante. De quoi donner de bons mais aussi de mauvais points à l’occasion du conseil de classe du 11 Lillois

Le meilleur joueur

Auteur d’un début de saison canon avec neuf buts en onze matches, et grâce à un retour tonitruant depuis la Coupe du Monde au Qatar, Jonathan David est sans conteste le Lillois de ce début de saison. Avec douze buts et quatre passes décisives en dix-neuf rencontres disputées, le Canadien est parti sur des bases très élevées. Il n’est déjà plus qu’à trois buts d’atteindre son score de l’an passé, soit quinze buts. Meilleur buteur du championnat depuis le passage à la nouvelle année (trois buts), nul doute que le Canadien continuera de porter le LOSC en cette deuxième partie de saison.

La déception

Alors qu’il avait fait très forte impression au moment de remplacer Ivo Grbic la saison dernière, Léo Jardim n’a malheureusement pas confirmé devant les filets lillois. Six petits matches en début de saison, treize buts encaissés, aucun « clean-sheet », la note était trop salée pour le portier brésilien. Cantonné à un poste de remplaçant depuis la montée en grade de Lucas Chevalier, difficile de dire si l’on reverra Léo Jardim sous le maillot du LOSC cette saison.

La belle surprise

Pour ses premiers pas en pro, Leny Yoro a amené énormément de promesses avec lui. Âgé de seulement 17 ans, le défenseur central du LOSC débute tout juste dans le monde du football professionnel, mais montre une assurance impressionnante. Titularisé à quatre reprises par Paulo Fonseca toutes compétitions confondues, le pur produit lillois s’annonce comme le futur du club à son poste. De son mètre 90, Leny Yoro impressionne par son jeu de tête, mais aussi par sa puissance dans les duels. Un diamant brut à encore peaufiner au fil de la saison.

La recrue

Assurément, Rémy Cabella est le bon coup lillois du mercato estival. Arrivé libre de Montpellier, le meneur de jeu fait clairement l’unanimité dans le Nord, que ce soit par sa vision du jeu, sa qualité de passe, sa percussion et son aisance balle au pied. Quatrième meilleur passeur du championnat avec six unités, mais aussi capable de marquer, Rémy Cabella fait profiter de toute sa palette technique au public lillois, certainement bien heureux de le compter dans ses rangs.

Le meilleur match

Un vrai thriller. Pour le compte de la douzième journée de Ligue 1 Uber Eats, c’est un choc au sommet qui attendait le LOSC, avec la réception de l’AS Monaco. Très vite, les plus de 35.000 spectateurs présents à la Decathlon Arena savaient qu’ils allaient vivre une soirée de folie. Une partie de ping-pong tout d’abord, avec les buts d’Alexsandro et Cabella pour Lille, d’Henrique et Disasi pour les Monégasques. Ben Yedder pense faire le plus dur au retour des vestiaires, en donnant l’avantage à l’ASM. C’était sans compter sur le doublé de Rémy Cabella, suivi dix minutes plus tard de la réalisation de Jonathan Bamba. Victoire explosive 4-3 des Dogues, qui confirment leur retour sur le devant de la scène.

Le pire match

La déroute la plus totale de ce début de saison. Pour la troisième journée de Ligue 1 Uber Eats, Lille recevait l’ogre du championnat, le Paris Saint-Germain. Et l’ogre était sans pitié ce jour-là. Pierre-Mauroy est plein à craquer, et n’aura besoin que de huit secondes pour se rendre compte de l’écart de niveau entre les deux formations. Un triplé de Mbappé, un doublé de Neymar, des buts de Messi et Hakimi, le PSG ne fait qu’une bouchée d’un LOSC en détresse défensivement. Comme si la débâcle défensive ne suffisait pas, l’attaque lilloise est largement mise en échec par un grand Gianluigi Donnarumma, auteur de neuf arrêts. Défaite sept buts à un, avec le but de Bamba pour sauver l’honneur, mais le mal est profond.

La moyenne générale : 7/10

Même si les débuts étaient hésitants pour les hommes de Paulo Fonseca, le LOSC a trouvé son rythme petit à petit. Invaincus depuis la fin octobre, les Lillois refont petit à petit leur retard accumulé sur la tête du championnat. Plus qu’encourageant, une véritable promesse pour un futur proche. Trois points derrière la cinquième place occupée par le Stade Rennais, Lille peut légitimement croire en l’Europe.

Arthur Lasseron

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