Moins bonne équipe de Ligue 1 en 2026, derrière le trio Metz-Auxerre-Nantes, le LOSC a d’abord été plombé par une défense en difficulté. Désormais, c’est le manque d’efficacité offensive qui pose question, avant la réception du Stade Brestois, samedi (19 heures) pour le compte de la 22e journée. Etat des lieux complet avec Bruno Genesio.
Un criant déficit d’efficacité pour le LOSC
« On a mis des choses en place cette semaine pour permettre la réussite à nos joueurs offensifs. Ce qui est important c’est qu’on se crée quasiment à chaque match 4, 5 voire parfois plus d’occasions très nettes. Je serais très inquiet si on ne marquait pas et qu’on n’avait aucune occasion et que les seules situations qu’on pouvait avoir seraient un tir de 45 mètres à chaque fois, ça serait une forme d’impuissance. Là ce n’est pas le cas. Après on sait qu’il y a la confiance qui est très importante pour être plus relâché, pour se poser moins de questions lorsqu’on est devant le but, pour parfois être un petit peu plus spontané pour éviter de se faire contrer.
On doit lutter contre ça et garder la confiance qui nous permet de nous créer des occasions.
Bruno Genesio, entraîneur du LOSC
On a travaillé aussi sur des situations de jeu, sur des exercices un petit peu plus analytiques pour favoriser la réussite. Ce que je souhaite c’est qu’ils continuent de tenter, parce que je reste persuadé que ça paiera. Le gros danger dans ces moments-là c’est qu’on est inondé d’informations autour de nous et ce qui est normal, 67 tirs, l’équipe qui a le plus tiré mais qui a le moins marqué, on entend tout ça, on ne peut pas être imperméable à tout ça. On doit lutter contre ça et garder la confiance qui nous permet de nous créer des occasions maintenant. Il faudra les concrétiser. Il faut inverser la tendance, c’est tout. »
Le symbole Hakon Haraldsson
« Si je reprends le dernier match contre Metz, il a une très bonne occasion en première mi-temps, il tire à côté, on voit bien son langage non-verbal derrière. Il souffre d’avoir raté, il s’en veut d’avoir raté. C’est une réaction normale mais il faut être capable de switcher, de gérer son échec. C’est important de savoir gérer ses échecs lorsqu’on est joueur, entraîneur, parce qu’il n’y a pas toujours que des périodes simples et où tout va bien. C’est un travail qu’on doit faire et qu’il doit faire aussi, être capable de ne pas être impacté, lui et les autres d’ailleurs, par un échec. Ça fait partie du jeu et il faut être capable de se reconcentrer pour l’action d’après, continuer à tenter et à réussir.
Les clés collectives pour s’en sortir
« Je pense qu’il faut davantage de relâchement. On sent qu’on est parfois un peu précipité, on a l’impression qu’on a tellement envie de marquer rapidement, qu’on peut se précipiter parfois sur certains gestes, sur certaines situations. Il faut garder son calme, il faut garder la sérénité, parce que dans le jeu, encore une fois, on n’est pas largué loin de là. Il y a des situations, il y a des occasions, il y a beaucoup de frappes. Maintenant, on sait que le foot, le plus difficile, c’est de marquer des buts. Donc, il faut qu’on retrouve un peu de cette réussite, cette adresse aussi et ce relâchement, je pense, sur les derniers gestes.

Gaëtan Perrin, le motif d’espoir ?
« Gaëtan a besoin encore d’un peu de temps pour pouvoir démarrer titulaire puisqu’il est resté quasiment deux mois sans jouer. Mais il a retrouvé du rythme cette semaine. La semaine complète d’entraînement lui a fait le plus grand bien. Et ce qu’on attend de lui, c’est ce qu’il a montré à Auxerre dans sa faculté à la fois de finir les actions, mais aussi d’être passeur décisif. »
LOSC – STADE BRESTOIS
22e journée de Ligue 2
Samedi 14 février, 19 heures
Stade Pierre Mauroy, Villeneuve d’Ascq
Crédits photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport
