LOSC : cinq choses à savoir avant Troyes [J19]

Rémy Cabella LOSC
Franco Arland/Icon Sport

Deuxième match cette semaine pour le LOSC, opposé à Troyes dans son antre de Pierre Mauroy. Après la déception brestoise, les hommes de Paulo Fonseca ne veulent pas tarder à rebondir pour ne pas être décrochés au classement. Découvrez les cinq choses à savoir avant cette rencontre.

Malgré son animation, le LOSC pâtine

C’est un paradoxe qui coûte cher aux Dogues. De fait, les Lillois ont la possession à chaque match quasiment et sont à l’origine de nombreuses occasions. Cependant, le cruel manque d’efficacité des attaquants et un dernier geste fébrile handicapent les performances lilloises. La dernière démonstration en date a été celle à Brest qui s’est révélée coûteuse en termes de points. Seul Adam Ounas a réussi à animer avec efficacité l’attaque du LOSC, de quoi inquiéter Paulo Fonseca concernant les capacités de son équipe. En outre, la question du placement de Jonathan David en pointe interroge, surtout depuis la fin de la Coupe du Monde. Dans la quête d’Europe, un vrai enchaînement de victoires sera nécessaire et chaque point comptera. Y compris contre Troyes pour achever la phase aller de la meilleure des manières.

L’enchaînement ne réussit pas à Troyes

Si Patrick Kisnorbo a quelque peu permis à l’ESTAC de retrouver de l’allant, c’est plus difficile récemment. En effet, les Troyens ont connu la défaite sur leurs deux dernières rencontres, toutes compétitions confondues. D’abord, en Coupe de France, ils ont butté sur un LOSC appliqué à domicile qui ne leur a pas fait de cadeaux (2-0). Par la suite, la réception de Marseille a été logiquement laborieuse, même si le score de deux buts à zéro pour les Marseillais limite les dégâts. Treizièmes au classement, les Troyens ont un petit matelas sur la zone de relégation, ce qui leur permet d’avoir de la visibilité. Néanmoins, attention à ne pas trop perdre le contact avec le milieu de tableau et ainsi se faire peur. Une belle opération à Lille pourrait permettre de se donner de l’air et de retrouver des couleurs.

Après la Coupe, confirmer en championnat ?

Depuis le début du 21e siècle, Lillois et Troyens ont eu de très nombreuses occasions de s’affronter. Et fait surprenant : c’est bien Troyes qui mène les face-à-face, avec huit victoires, contre cinq pour Lille. Petit biais de cette statistique : l’ESTAC s’est souvent imposé avant 2010, au contraire du LOSC. La saison dernière, l’antenne satellite du City Group dans l’Aube l’avait emporté à domicile sur un score large (3-0). Lors de la phase aller, les hommes de Jocelyn Gourvennec avaient gagné deux buts à un, avec entre autres un but de Jonathan David à l’époque. La dernière défaite lilloise à Pierre-Mauroy remonte à début 2016, avec un succès 3 à 1 des Troyens. Il y a deux semaines, les Lillois ont battu les Troyens en 1/32e de finale de Coupe de France. Néanmoins, le contexte du championnat sera tout autre.

Pierre Gaillouste au sifflet

À seulement 33 ans, le Nivernais a été promu récemment arbitre international. Officiant en Ligue 1 depuis août 2021, il connaît sa deuxième saison dans l’Élite. Cette année, il a pu officier sur un match du LOSC. Il s’agissait de la réception de Toulouse le 17 septembre dernier, qui s’était soldée par un succès des Dogues (2-1). Côté troyen, Gaillouste a croisé le chemin de cette équipe à deux reprises sur l’exercice 2022/2023. De fait, dès la première journée, l’arbitre international assiste à la victoire de Montpellier face à Troyes (3-2). Puis il retrouve le 4 novembre dernier l’ESTAC, pour cette fois-ci un match nul contre Auxerre (1-1). En moyenne, cet arbitre distribue trois à quatre cartons jaunes par match. Un ratio correct, mais assez conséquent.

Le placement des joueurs en question

Avec l’absence de Jonathan Bamba sur le côté gauche offensif, Paulo Fonseca est confronté à un casse-tête. Que faire d’Angel Gomes et de Rémy Cabella et où les positionner ? Le choix a été tranché par le technicien portugais, qui a mis l’Anglais dans l’axe et le Français à gauche. Dès lors, les premiers résultats de cette association ont pu être aperçus contre Brest. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut peu concluant. À gauche, Cabella a connu quelques difficultés à créer comme il sait le faire, sans oublier ses automatismes avec Jonathan David, mis à mal. Quant à Gomes, il n’a pas su se projeter et créer la dernière passe pour ses coéquipiers. Dès lors, que faire ? Replacer Rémy Cabella dans l’axe est une solution, sans oublier une évolution de dispositif. David en pointe, est-ce judicieux ? Depuis son retour de la Coupe du Monde, la question se pose…

Pavel CLAUZARD


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