Ligue 1/Ligue 2 : Les cinq changements, une évolution convaincante

Bryn Lennon/Getty Images)

Alors que la règle des cinq changements, introduite en 2020 après la crise sanitaire, a été prolongée par l’IFAB, l’instance garante des lois du football, la semaine passée, les entraîneurs des clubs professionnels des Hauts-de-France approuvent cette règle qui est développé intelligemment. 

Un protocole intelligent

Dans l’optique de préserver la santé des joueurs dans le football après l’arrêt des compétitions dû à la crise sanitaire, l’IFAB (International Football Association Board), garante des lois du football, a fait évoluer la règle des changements dans le football. Depuis plus d’un an, les entraîneurs ont la capacité de faire cinq changements. « Au départ, je n’étais pas forcément pour, avoue Philippe Hinschberger, le coach de l’Amiens SC. Je me disais que ça allait beaucoup hacher le jeu. Finalement, on n’a que trois périodes de changement, avec quelque chose d’assez intelligent à savoir le changement à la mi-temps qui n’est pas compté, auquel s’est ajouté le changement sur protocole commotion.

Un protocole intelligent qui donne encore plus les clés d’une rencontre entre les mains des techniciens sur les bancs de touche. « Ça permet de faire des changements plus rapidement, enchaîne l’entraîneur de l’Amiens SC. Tu peux être tenté de changer trois joueurs à la mi-temps et il te restera toujours trois joueurs pour entrer, ce que tu ne pouvais pas faire avant. Quand tu en faisais entrer deux à la mi-temps, il ne fallait pas avoir un blessé à la 55e. Il y a aussi plus de joueurs qui savent qu’ils peuvent sortir. Avec cinq sortants possibles, le joueur n’a pas forcément le même comportement, il sait qu’il doit se remuer. » A cela, s’ajoute un amoindrissement de l’aspect fatigue, qui peut intervenir très souvent en fin de rencontre. « Cela permet de faire des modifications et de garder de la fraîcheur. La richesse de ton banc fait aussi que tu peux être plus ou moins performant. »

Des entrants encore plus concernés

« Je pense que les cinq changements sont intéressants pour tout le monde« . Dans le même esprit que son homologue amiénois, Franck Haise, l’entraîneur du RC Lens estime que la règle des cinq changements est une bonne chose pour le football, notamment sur l’apport des remplaçants. « Je suis content qu’on aille vers ça parce que ça permet parfois de changer des dynamiques, parfois de les conforter, de garder de l’intensité sur des moments où ça peut tomber. On a vu contre Marseille ou Metz que nos entrants ont fait du bien et qu’à un moment où on était proche du 2-2 parce que Metz avait des arguments et a fait un bon match, l’apport de certains fait qu’on a finalement gagné 4-1. »

De son côté, Olivier Guégan, l’entraîneur du VAFC, est lui aussi favorable à cette règle. Selon lui, les cinq changements « donnent vraiment la possibilité aux coachs d’avoir un impact sur le match, même si on n’est pas obligés de le faire ». Le coach de Valenciennes salue que cette avancée soit « une solution, et non une contrainte ». En revanche, Olivier Guégan estime qu’il faut continuer à faire évoluer certaines règles dans le football, notamment dans l’antichambre du football français. « Maintenant, l’instauration de la VAR est importante en Ligue 2, il y a trop de matches où il y a des choses pas claires. Cela faciliterait le travail des arbitres. »

Emilien PAU

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