Ligue 1 / Ligue 2 : du sang neuf pour l’arbitrage ?

arbitre ligue 2
Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Alors que Philippe Hinschberger est monté au créneau à propos de l’arbitrage ces derniers jours, la volonté du corps arbitral serait de tendre vers plus de transparence dans les années à venir, notamment en misant sur la sonorisation pendant les matches. Explications.

Une sonorisation espérée, une communication souhaitée

Après avoir renouvelé la direction technique de l’arbitrage, avec la nomination du duo Gautier-Lannoy en lieu et place du très contesté Stéphane Garibian, le football français chercher des solutions pour réduire le fossé entre ses arbitres, les joueurs mais aussi les spectateurs. Ainsi, les officiels de Ligue 1 et de Ligue 2 étaient réunis mercredi afin d’évoquer les pistes d’amélioration et d’évolution de leur métier pour les années à venir. Et selon Eric Borghini, membre du Comex de la Fédération française de football (FFF) et président de la commission fédérale des arbitres, l’hypothèse d’une sonorisation est réellement sur la table.

« Il faut une autorisation de la FIFA et on va monter un dossier pour y arriver, comme au rugby, promet Borghini dans les colonnes du quotidien l’EquipeOn est partisans d’une sonorisation de A à Z, micro ouvert du début jusqu’à la fin du match. Pour lancer l’expérience, on nous demandera peut-être de tenter une ouverture des micros seulement sur les visionnages terrain, quand le VAR envoie les images. Mais l’objectif est d’ouvrir les micros tout le temps. On n’a rien à cacher. On comprend beaucoup mieux le match et l’arbitrage quand on a accès au dialogue que l’arbitre a avec les joueurs et son équipe arbitrale. On ne craint absolument pas de travailler en toute transparence. »

A tel point que le football français serait prêt à « aller vers une prise de parole des arbitres après les matches ». « Avant, il faut les préparer, leur donner une formation en média-training, en communication de crise, pour gérer les problèmes graves. J’ai dit aux arbitres qu’il fallait arrêter avec cette opacité, juge Borghini. Les joueurs vont devant la presse, les coachs et les présidents aussi. Il faut arrêter avec les vieilles lunes que l’arbitre ne doit pas parler. On va les former et ils vont parler ». De quoi réduire la fracture de plus en plus grande entre les joueurs, les entraîneurs et le corps arbitral ? Les dirigeants du football français donnent en tout cas le sentiment de faire un pas en avant, de tendre la main.

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