Les joueurs de l’Amiens SC reviendront-ils en forme ?

Alors que l’Amiens SC n’avait que quelques cas de Covid-19 depuis le début de saison, le club picard s’est finalement ajouté à la liste des victimes de la Covid. Sous quel visage verra-t-on les pensionnaires de La Licorne, dimanche, face à Rodez ? Plusieurs écuries ont vécu une coupure due au virus, et bien souvent, cela est plutôt bénéfique pour la suite des événements, malgré quelques exceptions. Flash-back.

Des résultats positifs pour la majorité

Si la date du 18 août 2020 restera comme la date du premier report de match officiel en France en raison de la pandémie de Covid-19, il faut attendre quelques mois pour apercevoir un club se stopper pendant au moins quinze jours. C’était le cas de Lens, courant octobre. Deux semaines après la déclaration de nombreux cas de Covid-19, les joueurs lensois refoulent enfin les pelouses de Ligue 1. Après un nul spectaculaire face à Reims (4-4), les artésiens affichent un bilan très satisfaisant sur les matchs qui suivent. Encore un nul face à Nantes (1-1), puis deux victoires à Dijon (0-1) et à Rennes (0-2), pour seulement une défaite face à Angers (1-3). Mais les Lensois ne sont pas les seuls à afficher ce bilan. Deux autres clubs ont subi la loi de la Covid-19 fin octobre : Marseille en Ligue 1 et Grenoble en Ligue 2. Tous deux affichent un bilan très positif dès la reprise.

Amiens SC : Le jour de vérité avant Rodez

Pour les Phocéens, c’est quatre succès face à Nantes, l’Olympiakos, Nîmes et Monaco, pour seulement un revers en Ligue des Champions face à l’ogre Manchester City. De l’autre côté, nous avons un bilan presque parfait pour les Grenoblois en championnat. Seul un petit match nul face au Paris FC (0-0) vient entacher les quatre victoires contre Le Havre, Pau, Nancy et Châteauroux. Plus récemment, Lorient, en début janvier, déclare de nombreux cas de Covid-19 dans son effectif. Après une coupure de deux semaines, le promu affiche les même résultats que les autres victimes. Quatre victoires face au Paris Saint-Germain, Dijon, Reims et le Paris FC en coupe de France, pour seulement un petit nul face à Rennes. Une coupure due à de nombreux cas de Covid semble alors synonyme de réussite et de lancement d’une dynamique positive dès la reprise. Néanmoins, certains clubs ne semblent pas adhérer à cette corrélation.

Une forme en baisse pour certains

L’un des seuls clubs à afficher une forme plutôt négatif est Nancy. Le club lorrain a enchaîné sa période d’isolement, en novembre, par trois défaites et deux matchs nuls. Néanmoins, les rouges et blancs n’ont affronté que des grosses cylindrés du championnat de Ligue 2. Chaque défaite a été concédé contre des candidats à la montée : Grenoble, Clermont et Toulouse, et les matchs nuls se sont déroulés face à Sochaux et Auxerre. La dernière victime en date est Clermont. Comme tous les autres clubs, les Auvergnats se sont abstenus de rencontre pendant deux semaines. Actuellement, cela fait deux matchs que les joueurs ont retrouvé les terrains, mais leur isolement a l’air d’avoir brisé leur dynamique. Le bilan affiche une défaite face à Nancy et un nul face à Niort. De surcroit, les Clermontois n’ont inscrit qu’un but en deux rencontres, alors qu’avant la coupure, l’armada offensive clermontoise inscrivait quatorze buts en quatre matchs pour autant de victoires.

Arnaud Lusamba (Amiens SC) : « C’était trois semaines compliquées »

La baisse de régime de Clermont peut être explicable par le nombre de ses cas de Covid-19 dans l’effectif. 29 joueurs se sont fait tester positifs. Souvent, être victime de la Covid ne laisse pas de marbre, surtout pour les joueurs professionnels, comme l’explique Christophe Carpentier, médecin de l’Amiens SC : « On voit bien avec les joueurs qui attrapent le Covid, que ce n’est pas toujours évident de revenir derrière. Actuellement, des études sont en cours pour identifier les conséquences sur la performance d’un sportif. Maintenant, un joueur qui est positif ne revient pas sur le terrain si facilement. On a des obligations par rapport au protocole fixé par la Fédération, il faut réaliser un bilan cardiologique pour qu’il soit autorisé à reprendre l’entraînement collectif. On cherche à savoir les conséquences aux niveaux pulmonaire et cardiaque, sachant qu’il y a des cas de myocardites chez certains patients. »

Aux Amiénois maintenant d’essayer de s’inspirer des dynamiques positives de Lens, Marseille, Grenoble ou encore Lorient après leurs isolements respectifs, eux qui rêvent d’une belle fin de saison. Le premier acte commence dimanche, à 19 heures, face à Rodez, pour enchaîner, après la dernière victoire face à Troyes (3-1). Il y a déjà trois semaines. 

Emilien PAU

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