Le VAFC peut-il regarder vers le très haut ?

VAFC
FEP / Panoramic / Imago

Après un début de saison très compliqué, le VAFC affiche enfin un rythme digne d’une équipe du top 5, objectif principal fixé par le club. Cette bonne dynamique peut-elle durer dans le temps et permettre à Valenciennes de jouer les premiers rôles ? Débat.

Dynamique des quatre derniers matches

Quand on regarde la dynamique et le rythme affiché par le VAFC avant la trêve, on ne peut qu’être optimiste quant à la réussite cette saison. 10 points sur 12 possibles, trois victoires de suite, six buts inscrits, trois encaissés, le VAFC peut nourrir des regrets d’avoir réellement commencé sa saison à la mi-septembre. Paradoxalement, cette série positive intervient alors que Valenciennes connaît bon nombre de pépins physiques. Avec les blessures successives de Sessi D’Almeida, Julien Masson, Sambou Yatabaré ou encore Baptiste Guillaume, il paraissait même presque inenvisageable de voir VA signer trois succès de rang. Et pourtant, la situation est telle. Valenciennes affiche le quatrième meilleur bilan sur les cinq dernières rencontres. Une cadence digne d’une équipe capable de jouer les premiers rôles, si on en croit la série en cours.

Un début de saison en dent de scies

Oui mais voilà, il aura fallu attendre la huitième journée pour voir le VAFC entamer une série positive. Sur les sept journées précédentes, soit près d’un cinquième de la saison, Valenciennes n’y arrivait tout simplement pas. Avec cinq points pris en sept échéances, VA pointait pendant un moment à la 18e place du classement de Ligue 2 BKT. Les performances à domicile étaient particulièrement affligeantes. Lors des quatre premières réceptions, les hommes d’Olivier Guégan n’ont pris qu’un point, en ouverture face à Niort. Avec déjà 10 buts encaissés au Hainaut, le VAFC est l’avant-dernière défense à domicile, seul Nancy fait pire avec 11 buts. Un bilan qui vient contrebalancer les superbes performances réalisées à l’extérieur. Avec trois victoires, deux nuls et une défaite, Valenciennes n’est devancé que par Toulouse, leader du championnat. Des regrets, le VAFC peut en nourrir avec ce début de saison manqué.

Des signes positifs émergeants

Il existe pourtant des signes en faveur d’une nette amélioration, surtout depuis quatre journées. Sur ces quatre dernières rencontres, le VAFC a cadré plus de tirs (19) que lors des sept journées précédentes (18). Une statistique qui coïncide avec le retour progressif au 3-5-2 par Olivier Guégan. Grâce aux renforts de Mathieu Debuchy et de Quentin Lecoeuche, l’instabilité dans le système de jeu du début de saison a vite été calmée. Mais la principale satisfaction réside dans un duo offensif très performant. Avec Gaëtan Robail, impliqué directement sur 66% des buts valenciennois, et Baptiste Guillaume, solide attaquant en pivot auteur de deux réalisations, le VAFC a une base offensive solide. Quand la situation est compliqué, Valenciennes peut compter sur ces deux joueurs, mais pas que. Lors du prestigieux succès à Dijon, c’est bien Mathis Picouleau qui a inscrit le seul but de la rencontre. Yatabaré et Cuffaut ont également trouvé le chemin des filets cette saison.

Mais un effectif intrinsèquement limité

Mais encore une fois, quand le duo d’attaque ne fonctionne pas, qui pour prendre le relais ? Malgré les renforts de Floyd Ayité et Abou Ouattara sur le plan offensif, on se rend bien compte que les deux recrues ne sont clairement pas au niveau attendu. Avec deux passes décisives pour Ayité en huit matches, contre aucune pour Ouattara en dix rencontres, le doute plane sur l’apport de ces renforts. De plus, il faut déplorer le manque de profondeur de banc à l’attaque. Avec la récente blessure de Baptiste Guillaume, seul véritable numéro 9 capable de servir de point de fixation, l’attaque n’était composé que de joueurs de couloir, sans réel « buteur ». Les nombreuses blessures au milieu de terrain (D’Almeida, Masson, Yatabaré, Boutoutaou) prouvent également ce manque de matière en sortie de banc, obligeant Olivier Guégan à n’effectuer en moyenne que 3,27 changements par rencontre. Difficile de se projeter sur la prochaine fenêtre de transferts, à partir du 1er janvier prochain, mais il n’est pas impossible qu’il y ait du mouvement dans les rangs valenciennois, notamment du côté des arrivées. Si le VAFC veut figurer dans le top 5 à la fin de la saison, il faudra obligatoirement posséder un effectif capable de jouer les premiers rôles.

Arthur LASSERON

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