Le VAFC ne compte pas recruter cet hiver

VAFC
Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Dix-septième de Ligue 2 au moment de lancer la phase retour, avec la réception de Guigamp samedi soir, le VAFC n’a pas pour idée de profiter de ce mois de janvier et du mercato hivernal pour se renforcer. S’il envisage une possible réduction de son groupe, Christophe Delmotte ne s’interdit pas non plus de lancer les jeunes à potentiel plutôt que d’aller chercher de la qualité ailleurs. Explications.

Christophe Delmotte, le mercato est ouvert depuis quelques jours. Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?

Sur la fin d’année civile, on s’est retrouvé avec un groupe important à notre disposition, avec des joueurs blessés qui sont revenus. C’est moins le cas depuis quelques jours avec les cas de Covid, mais il faut faire le tour avec les joueurs en présence. On a commencé à les rencontrer sur cette première semaine de janvier, pour leur dire qu’il y avait des joueurs devant eux dans la hiérarchie et qu’il n’y avait pas de promesse de temps de jeu, pour savoir si ça pouvait leur suffire.

Comptez-vous vous montrer actif dans le sens des arrivées ? 

Le groupe est important, avec de la qualité en plus, il n’y a donc pas d’arrivée à l’ordre du jour. La priorité est vraiment de voir avec ceux qui ont le moins de temps de jeu ce que l’on peut faire, même si c’est la vérité d’un moment. La réflexion va avoir lieu maintenant dans les jours qui viennent.

La recrudescence de Covid depuis quelques jours et le retour des tests avant chaque rencontre peut-il aussi vous amener à revoir vos plans et à conserver un groupe plus dense qu’initialement prévu ? 

On allait pouvoir être 24 ou 25 joueurs, finalement ce n’est pas le cas avec le Covid. C’est toujours particulier d’être aussi nombreux, il vaut mieux être à 21 ou 22 joueurs avec trois gardiens. Là, effectivement avec le retour du Covid et des joueurs arrêtés, ça peut poser question. Maintenant, on est aussi un club avec un ADN de la formation. On a toujours fait de la place aux jeunes. Cela va se faire naturellement à mon avis.

Dans ce contexte, n’est-ce pas compliqué de lancer des jeunes alors que le club est actuellement 17e de Ligue 2 ?

Oui, on peut le penser. Cela me rappelle un peu la saison avec Lens quand il avait fallu lancer Raphaël Varane, Geoffrey Kondogbia et Serge Aurier. C’était notre troisième année (ndlr : 2010/2011) et on était redescendu en Ligue 2. Ce n’est pas facile de débuter dans ces conditions, mais c’est également formateur, cela leur amène plein de choses. Leurs carrières derrière l’ont confirmées. Maintenant, qu’importe le contexte, il est important de faire jouer les joueurs quand le talent est là.

Propos recueillis par Arthur LASSERON et Romain PECHON

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.