L’Amiens SC garde le cap !

Grâce au point acquis de haute volée à Montpellier, dimanche après-midi, l’Amiens SC compte toujours quatre points d’avance sur Caen, le barragiste, avant de recevoir Toulouse, samedi soir. Le tout à trois journées de la fin. Les Picards sont plus que jamais maîtres de leur destin.

Une bonne opération comptable

Il s’en est fallu de peu, d’un demi-pied de Souleymane Camara exactement, pour qu’Amiens concède sa dix-huitième défaite de la saison, dimanche à Montpellier. Alors qu’Andy Delort pensait offrir un précieux succès aux siens dans la course à l’Europe, le VAR est finalement venu au secours des Picards. « Il y a des moments où ça tourne à notre encontre, comme contre Saint-Etienne où on prend un but à la dernière seconde, rappelle Bernard Joannin. Là, le VAR annule le but pour un hors-jeu. » Un dénouement heureux auquel le président de l’Amiens SC n’a pas assisté : « J’étais déjà redescendu aux vestiaires pour réconforter les joueurs après ce but. C’est finalement un point très important dans la course au maintien. »

Un point arraché avec la force de l’abnégation et grâce au petit but découlant d’un somptueux mouvement collectif ponctué par Steven Mendoza. « Avec la chaleur, ça a été un match très compliqué. Au final, on obtient à un bon résultat contre cette équipe de Montpellier, se félicite l’ailier colombien. On aurait pu prendre les trois points points mais nous n’avons pas réussi à conserver ce but. » Ni même à en inscrire un second après l’entrée en jeu de Moussa Konaté, toujours en délicatesse avec son genou. « Serhou avait fait énormément d’efforts pendant 65 minutes, c’était un changement qui était prévu, confie Pélissier. Si on avait été menés au score, on aurait sans doute fini avec les deux. Là, on tenait bien dans notre organisation, l’idée était de faire un changement poste pour poste. »

Toulouse, un point d’étape important

Avec le nul entre Caen et Guingamp (0-0) et surtout les défaites de Dijon et Monaco, respectivement à Nantes (3-0) et contre Saint-Etienne (2-3), même si la victoire a été envisageable à un moment donné, Amiens a finalement réalisé une bonne opération à l’issue de cette 35ème journée de championnat. « C’est certain qu’on aimerait prendre trois points pour avancer encore plus vite mais depuis le début de saison c’est au forceps, reconnaît Christophe Pélissier. Lors de notre dernier déplacement, on avait perdu à Nantes mais on avait globalement fait un bon match. C’était donc important de montrer qu’on allait se battre jusqu’au bout. On va donc continuer à avancer, ensemble, au forceps. »

Avec trois matches à venir, dont deux à domicile, contre des concurrents directs, Amiens a les cartes en main pour s’offrir une troisième saison consécutive parmi l’élite. « Il nous reste trois finales, à nous de les jouer sans nous occuper des autres. Il faut jouer les matches comme on a l’habitude de le faire, avec notre cœur et nos tripes, aspire le président Joannin. On passe par toutes les émotions en cette fin de saison mais cela ne nous empêche pas de garder notre calme. » Et sur ce point, Christophe Pélissier se montre pour le moins optimiste. « Ce soir encore (ndlr : dimanche), on a quand même vu des joueurs s’arracher. On sait que ça va se jouer au mental et cette équipe a prouvé qu’elle en avait un gros. »

A confirmer contre Toulouse, samedi soir, où Amiens jouera très vraisemblablement sa deuxième balle de maintien, après celle gâchée à Dijon le mois dernier. Il n’est désormais plus question de tergiverser mais bel et bien de conclure (ou presque) l’affaire.

Romain PECHON avec France Bleu Picardie

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